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Large victoire et défis entiers pour le président malien IBK
Reuters16/08/2018 à 19:16

 (Avec entretien téléphonique entre Macron et Keïta §§6-7)
    par Tiemoko Diallo et Fadimata Kontao
    BAMAKO, 16 août (Reuters) - Le président malien Ibrahim
Boubacar Keïta a été largement réélu face à son rival Soumaïla
Cissé, a annoncé le gouvernement jeudi, ce qui lui laisse cinq
années supplémentaires pour tenter de venir à bout des violences
islamistes ou ethniques et pour relancer l'économie.
    Ibrahim Boubacar Keïta ("IBK") a recueilli 67% des suffrages
au second tour de l'élection présidentielle qui s'est tenu
dimanche, a déclaré le ministère de l'Administration
territoriale.
    Soumaïla Cissé, ancien ministre des Finances, avait dénoncé
dès lundi des fraudes électorales et appelé ses partisans à ne
pas reconnaître la victoire attendue d'IBK.  
    Le chef de l'Etat sortant ne bénéficiera en tout état de
cause pas de période de grâce face à l'intensification des
violences d'origines islamistes ou ethniques qui ont secoué le
Mali ces derniers mois, en particulier dans la région centrale
de Mopti.
    La résurgence des groupes djihadistes malgré la présence des
soldats français de la force Barkhane et des casques bleus de
l'Onu est une source d'inquiétude à Bamako mais aussi dans les
autres pays de la région et en Europe alors que celle-ci se
déchire déjà autour de la crise des migrants.
    Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a félicité par
téléphone le président réélu, a fait savoir l'Elysée.  
    Il a réitéré à cette occasion "l'engagement de la France à
se tenir aux côtés des autorités et du peuple malien pour
surmonter le défi de la lutte contre le terrorisme et favoriser
l'investissement et le développement économique", peut-on lire
dans un communiqué de la présidence française.   
    Quelque 500 bureaux de vote, soit environ 2%, sont restés
fermés dimanche en raison de menaces des groupes islamistes, a
précisé le ministère de l'Administration territoriale. Un
responsable électoral a été tué le jour du scrutin dans la
région de Tombouctou.
    
    FAIBLE PARTICIPATION
    La situation sécuritaire et l'absence de suspense (IBK était
arrivé nettement en tête au premier tour) ont découragé de
nombreux Maliens de voter. Le taux de participation ne s'est
élevé qu'à 34%, soit 2,7 millions d'électeurs.
    Des partisans d'Ibrahim Boubacar Keïta n'en ont pas moins
fêté la victoire de leur candidat jeudi après l'annonce du
résultat à la télévision d'Etat.
    "Il n'y a rien à redire, l'écart est énorme, l'opposition
doit comprendre qu'il n'y a pas photo", se réjouissait Tambours
Adizatou Sogoba, présent devant le QG de campagne d'IBK à
Bamako. "Il a cinq ans de plus, il va faire du Mali un pays
émergent."
    Non loin de là, quelques dizaines d'opposants étaient
rassemblés devant le QG de Soumaïla Cissé, certains brandissant
des pancartes où était écrit "respectez le vote des Maliens" ou
d'autres slogans dénonçant les fraudes présumées.
    "Le résultat ne reflète pas la vérité des urnes, il ne
reflète pas le vote des Maliens", a déclaré le directeur de
campagne du chef de file de l'opposition, Tiébilé Dramé.
    Les observateurs envoyés par l'Union européenne ont jugé que
le scrutin de dimanche avait donné lieu à des irrégularités,
mais qu'il n'y avait pas eu de fraude.
    "Le vote s'est globalement déroulé dans le calme, en dépit
d'incidents relatifs à la sécurité dans le centre et le nord", a
déclaré mardi la chef de la mission, l'eurodéputée italienne
Cécile Kyenge.
    "Nos observateurs n'ont pas vu de fraude, mais des problèmes
d'irrégularités", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de
presse, citant les menaces de groupes armés et un défaut de
communication entre les agents électoraux.    

 (Danielle Rouquié et Tangi Salaün pour le service français,
avec Elizabeth Pineau)
 

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