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La zone euro adresse un ultimatum à Chypre

Reuters22/03/2013 à 00:28

CHYPRE SOUS PRESSION

par Michele Kambas et Matt Robinson

NICOSIE/FRANCFORT (Reuters) - L'Union européenne donne à Chypre jusqu'à lundi pour trouver les quelques six milliards d'euros nécessaires pour compléter son plan de sauvetage, sous peine d'un effondrement de son système financier qui entraînerait sans doute son éviction de la zone euro.

Signe qu'il commence à se préparer au pire, le gouvernement chypriote a demandé au parlement de l'autoriser à instaurer un éventuel contrôle des mouvements de capitaux, qui pourrait lui permettre de freiner un exode des fonds déposés dans les banques du pays.

La Banque centrale européenne a en effet prévenu les dirigeants chypriotes que, faute de solution, elle cesserait dès le 25 mars de fournir des liquidités d'urgence aux établissements bancaires de l'île.

Au même moment, un haut responsable de l'UE a déclaré à Reuters que, faute d'accord sur une taxation des dépôts, Chypre devrait fermer purement et simplement ses banques les plus importantes et alors quitter la zone euro.

"Si le secteur financier s'effondre, alors le pays devra tout simplement subir une dévaluation très significative et, face à cette situation, il n'aura pas d'autre issue que celle d'avoir sa propre monnaie", a déclaré ce responsable.

Ce double coup de semonce de la BCE et de l'UE intervient alors que la classe dirigeante chypriote tente d'élaborer un nouveau plan pour réunir des fonds après l'échec d'un premier projet rejeté à une immense majorité par les parlementaires de l'île.

Les ministres des Finances des 16 autres pays de la zone euro ont appelé jeudi soir Nicosie à leur présenter une nouvelle proposition qui, a précisé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, devra respecter "les paramètres définis auparavant".

Pratiquement au même moment, le gouvernement chypriote présentait au parlement un projet de création d'un "fonds de solidarité" qui rassemblerait des actifs publics, notamment les revenus futurs des réserves de gaz du pays. L'examen du texte a été reporté à vendredi.

Le président du parlement, Yiannakis Omirou, a souligné que l'instauration d'une taxe sur les dépôts bancaires non garantis n'était pas à l'ordre du jour.

Chypre, qui n'a plus accès aux marchés, a besoin d'une aide de 17 milliards d'euros et il était prévu que 5,8 milliards soient prélevés via une ponction exceptionnelle sur les dépôts bancaires, le reste des fonds étant apportés par l'UE et le FMI. Mais le parlement a rejeté massivement cette solution mardi.

Constatant le blocage de la situation, Standard & Poor's a dégradé une nouvelle fois jeudi la note souveraine de Chypre, ramenée à CCC.

BANK OF CYPRUS EN APPELLE À NICOSIE

A Nicosie, Bank of Cyprus, la principale banque de l'île, a lancé un appel au gouvernement pour qu'il s'entende au plus vite avec l'UE.

La banque centrale chypriote, de son côté, a démenti des rumeurs de faillite de la deuxième banque de l'île, Cyprus Popular Bank, puis annoncé peu après un "processus de résolution" pour consolider le secteur.

"En établissant ce cadre légal, des mesures de résolution seront imposées à Popular Bank de telle sorte qu'elle pourra continuer d'offrir des services bancaires à ses clients mardi prochain", a dit à la presse son gouverneur, reconnaissant ainsi la grave situation dans laquelle se trouve la banque.

Il n'a pas précisé la teneur de ces mesures mais a assuré que les dépôts bancaires jusqu'à 100.000 euros seraient protégés.

Déjà fermés lundi, mardi et mercredi, les établissements bancaires chypriotes garderont portes closes jusqu'à mardi, lundi étant férié à Chypre.

D'une téléconférence de représentants des ministères des Finances de la zone euro ont filtré des détails exposant la perplexité des partenaires de Chypre face au comportement de sa classe politique.

Selon des notes prises durant cette réunion et que Reuters a pu consulter, la question d'une sortie de Chypre a été ouvertement évoquée. L'absence de représentant chypriote a troublé plusieurs participants et reflété l'ampleur de la confusion régnant dans le dossier.

MOSCOU VEILLE AU GRAIN

A Moscou, le ministre des Finances chypriote, Michael Sarris, a dit négocier un éventuel accroissement des investissements russes dans les secteurs bancaire et énergétique du pays ainsi qu'une extension des maturités et une baisse des taux d'intérêt d'un prêt de 2,5 milliards d'euros consentis par la Russie.

L'implication du Kremlin, qui souhaite préserver l'intégrité des milliards d'euros d'avoirs russes à Chypre, complique encore le dossier.

La Russie, qui partage avec Chypre une forte culture orthodoxe, juge sévèrement le comportement de la zone euro. Son Premier ministre, Dmitri Medvedev, a comparé les propositions du bloc monétaire à des mesures confiscatoires dignes de l'époque soviétique.

Signe de la volonté de Moscou de mettre tout son poids dans la balance, Dmitri Medvedev a prévenu que la Russie pourrait réduire la part en euro de ses réserves de change, qui était de 42% au 1er janvier.

La deuxième banque russe, VTB, présente à Chypre via sa filiale Russian Commercial Bank, a démenti être intéressée par l'acquisition de banques chypriotes et a même menacé de se retirer de l'île si les dépôts venaient à être ponctionnés.

Avec Lidia Kelly à Moscou et Luke Baker à Bruxelles; Nicolas Delame et Véronique Tison pour le service français, édité par Dominique Rodriguez et Marc Angrand

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