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La valeur du jour à Wall Street - TEXAS INSTRUMENTS : des contraintes d'approvisionnement pèsent sur les perspectives
information fournie par AOF22/07/2021 à 15:56

(AOF) - Texas Instruments a dévoilé hier soir des résultats supérieurs aux attentes, mais les investisseurs retiennent surtout les objectifs de revenus plus faibles qu'anticipés. L'action du fabricant de semi-conducteurs recule en effet de 4,99% à 144,85 dollars. Les spécialistes ont été déçus par une prévision de croissance inférieure à ce qu'elle est traditionnellement en cette période. JPMorgan met en cause la prudence de la direction, mais aussi des contraintes d'approvisionnement. L'analyste pense que l'entreprise texane utilise à plein ou presque ses deux usines de fabrication de 300 mm.

Au deuxième trimestre, le fabricant de semi-conducteurs a vu son bénéfice net bondir de 40% à 1,93 milliard de dollars, soit 2,05 dollars par action. Hors des éléments exceptionnels, non compris dans les guidances du groupe, le bénéfice par action est ressorti à 1,99 dollar, dépassant facilement le consensus s'élevant à 1,83 dollar.

Texas Instruments a bénéficié du dynamisme de ses ventes : +41% à 4,58 milliards de dollars. Le marché visait 4,35 milliards de dollars.

La source de la déception réside dans les perspectives. Au troisième trimestre, Texas Instruments anticipe un bénéfice par action compris entre 1,87 et 2,13 dollars pour des revenus situés entre 4,40 et 4,76 milliards de dollars. Les analystes anticipent respectivement 1,97 dollar et 4,58 milliards de dollars.

La société s'engage à reverser l'intégralité de ses free cash flow aux actionnaires, puisqu'elle a reversé 1,09 milliard de dollars aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d'actions au deuxième trimestre (ratio de distribution d'environ 63 %), avec un ratio de distribution d'environ 60 % pour 12 mois.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Optimisme pour le secteur

Les ventes sur trois mois (de septembre à novembre) ont augmenté de 8,3% au niveau mondial par rapport aux trois mois précédents (de juin à août). En Europe, la progression est même supérieure (de 13,8%).

En dépit de la pandémie et d'autres facteurs macroéconomiques, les experts prédisent en 2020 des ventes annuelles bien supérieures à celles de 2019.

Sur ce secteur en croissance, l’Europe cherche à renforcer ses positions. Elle ne détient que 10% du marché mondial, évalué à 440 milliards d'euros. Par ailleurs elle est de plus en plus dépendante d'importations en provenance des États-Unis ou de pays asiatiques. Treize Etats de l'Union européenne, dont la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et les Pays-Bas, se sont récemment alliés pour investir en commun et ainsi renforcer la capacité de l'Europe à développer les processeurs et semi-conducteurs de prochaine génération.

Ericsson, revitalisé par la 5G

Le groupe suédois était en difficultés il y a encore quelques années. Néanmoins, il a saisi l'opportunité de la 5G pour fortement consolider ses positions. Il est le seul équipementier à avoir remporté des contrats 5G à la fois aux Etats-Unis et en Chine. Avec la Corée du Sud et le Japon, ces deux pays ont été parmi les premiers au monde à lancer la 5G. Les Etats-Unis comptent désormais 1 million d'abonnés 5G, ce chiffe ayant dépassé la barre des 100 millions en Chine.

A travers sa stratégie « Focused », Ericsson a stoppé sa diversification pour se recentrer sur les équipements, qui constituent les trois quarts de son chiffre d'affaires. Néanmoins cette stratégie n’est pas sans risques. Lorsque les opérateurs télécoms seront tous équipés en 5G, ses concurrents comme Huawei et Nokia, présents sur toute la chaîne de valeur (matériel pour réseaux fixes, mobiles,  cloud, smartphones), pourront compter sur leurs autres activités.

La croissance du marché français a été tirée par les ventes de téléviseurs, mais ne concerne pas tous les segments de marché. Les téléviseurs, et tout l'écosystème vidéo ainsi que la dynamique constante du segment des casques portent le marché français. En revanche, les marchés de la Photo (-20%), de l'Audio embarquée (-31%) et de la Hifi (-3%) sont en retrait.

Forte croissance du marché français

D'après l'institut GfK, le marché français de l'électronique grand-public a bénéficié en 2020 d'une croissance de 6%, avec un chiffre d'affaires de 4,7 milliards d'euros. Malgré les annulations des événements sportifs, suite à la crise sanitaire, 5 millions de téléviseurs ont été commercialisés en 2020 pour un chiffre d'affaires en hausse de 16%, à plus de 2,3 milliards d'euros. A l'effet volume s'ajoute la hausse du prix moyen de vente (456 euros soit +2%). Les ventes des modèles dotés des technologies OLED-QLED (dont le chiffre d'affaires a bondi de 43% en CA), représentent désormais le tiers des ventes totales du marché français des téléviseurs.

Les barres de son (avec 130 millions d'euros générés en 2020 en croissance de 14%) profitent pleinement d'une expérience télévisuelle plus qualitative. Les enceintes home-cinéma, supports muraux et rétro/vidéo projecteurs ont également affiché des progressions de revenus à deux chiffres au second semestre 2020. Les ventes de casques ont aussi bénéficié d'une forte croissance l'an passé (+16% à 943 millions d'euros).

Des évolutions différenciées sur le marché des téléviseurs

Ce marché a dû faire face à des ruptures de stocks car la crise sanitaire a provoqué des fermetures d'usines et une désorganisation des chaînes d'approvisionnement.

Si les ventes ont été portées par les confinements dans les pays développés, les ventes mondiales ont été négativement impactées par un recul économique dans les pays émergents. La demande en provenance d'Asie et d'Amérique Latine a dégringolé alors qu'elle constitue l'un des principaux moteurs traditionnels du secteur. Au final, seuls 216 millions de téléviseurs ont été commercialisés dans le monde en 2020, soit un léger recul (-0,8% par rapport à 2019, quand le marché avait progressé d'environ 1%).

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 22/07/2021 à 15:56:00.

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