Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

La valeur du jour à Wall Street - Microsoft offre 68,7 milliards de dollars en cash pour s'emparer d'Activision Blizzard
information fournie par AOF18/01/2022 à 17:15

(AOF) - Coup de tonnerre dans le secteur des jeux vidéo: Microsoft a annoncé le rachat de l'éditeur Activision Blizzard pour 68,7 milliards de dollars en numéraire. En Bourse, l’action du numéro un mondial des logiciels perd 0,62% à 308,27 dollars. Le titre de l’éditeur de Call of Duty ne s’enflamme en revanche que de 29,49%, à 84,68 dollars, alors que Microsoft a offert une prime de 45,3% par rapport au cours de vendredi soir. Il s’agit du rachat le plus important de l’histoire de ce secteur, mais aussi de l’histoire Microsoft.

Avant cela, la société fondée par Bill Gates avait mis la main sur LinkedIn en 2016 pour 26,2 milliards de dollars.

Cette nouvelle opération marque une accélération dramatique de la concentration dans le monde des jeux vidéo. Lundi dernier, Take-Two avait annoncé le rachat de Zynga pour 12,7 milliards de dollars de valeur d'entreprise.

L'onde de choc de cette acquisition se fait même ressentir de ce côté-ci de l'Atlantique: Ubisoft bondit en effet de 12% à 50,5 euros car son capital éclaté en fait une cible idéale. Par le passé, l'éditeur français a cependant déjà résisté à Electronic Arts et à Vivendi.

" Sur les multiples reflétées par la transaction, Ubisoft serait valorisé 15 milliard d'euros ou 121 euros par action, soit proche de notre objectif de cours de 119 euros par action qui est naturellement maintenu ", souligne Midcap Partners.

Si Ubisoft a connu plusieurs déceptions au niveau opérationnel l'année dernière, certains analystes sont restés favorables au dossier du fait de sa dimension spéculative. Ainsi, Midcap Partners a confirmé récemment sa recommandation d'Achat, soulignant notamment " un contexte toujours extrêmement spéculatif sur le secteur ".

Le secteur des jeux vidéo aiguise les appétits car il bénéficie d'une croissance structurelle. Il est l'un des principaux modes de divertissement, bien loin devant le cinéma. De même que l'audiovisuel, il appartient au monde des contenus que s'arrachent les plateformes de diffusion. Netflix s'est ainsi lancé dans les jeux vidéo en juillet dernier et a acheté son premier studio de jeux vidéo, Night School, fin septembre.

La digitalisation croissante de notre monde, encore accélérée par la pandémie, est en outre une bonne nouvelle pour cette industrie, dont les revenus tendent à être ainsi plus récurrents et les marges plus replètes grâce à la distribution en ligne et aux contenus payants. Les jeux vidéo offrent également des perspectives attrayantes du fait du développement à venir du metaverse, un monde virtuel où des personnes représentés par des avatars peuvent interagir entre elles et des objet numériques.

Une fois la transaction finalisée, Microsoft deviendra le troisième éditeur de jeux vidéo au monde en termes de revenus, derrière Tencent et Sony. Bobby Kotick restera le patron d'Activision Blizzard. Microsoft a profité de l'affaiblissement du patron emblématique de l'éditeur de World of Warcraft et de Candy Crush, qui fait l'objet de poursuites pour discrimination et harcèlement sexuels depuis plusieurs mois. L'action a ainsi perdu 30% depuis juillet.

Valeurs associées

Euronext Paris +0.62%
NASDAQ +0.35%
NASDAQ +0.96%
NASDAQ +1.22%
NASDAQ +1.02%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 18/01/2022 à 17:15:00.

Agissant exclusivement en qualité de canal de diffusion, BOURSORAMA n'a participé en aucune manière à son élaboration ni exercé aucun pouvoir discrétionnaire quant à sa sélection. Les informations contenues dans cette analyse ont été retranscrites « en l'état », sans déclaration ni garantie d'aucune sorte. Les opinions ou estimations qui y sont exprimées sont celles de ses auteurs et ne sauraient refléter le point de vue de BOURSORAMA. Sous réserves des lois applicables, ni l'information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne sauraient engager la responsabilité BOURSORAMA. Le contenu de l'analyse mis à disposition par BOURSORAMA est fourni uniquement à titre d'information et n'a pas de valeur contractuelle. Il constitue ainsi une simple aide à la décision dont l'utilisateur conserve l'absolue maîtrise.

BOURSORAMA est un établissement de crédit de droit français agréé par l'Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») et par l'Autorité des Marchés Financiers (« AMF ») en qualité de Prestataire de services d'investissement et sous la surveillance prudentielle de la Banque Centrale Européenne (« BCE »).

Conformément à la réglementation en vigueur, BOURSORAMA établit et maintient opérationnelle une politique de gestion des conflits d'intérêts et met en place des mesures administratives et organisationnelles afin de prévenir, identifier et gérer les situations de conflits d'intérêts eu égard aux recommandations d'investissement diffusées. Ces règles contiennent notamment des dispositions relatives aux opérations financières personnelles afin de s'assurer que les collaborateurs de BOURSORAMA ne sont pas dans une situation de conflits d'intérêts lorsque Boursorama diffuse des recommandations d'investissement.

Le lecteur est informé que BOURSORAMA n'a aucun conflit d'intérêt pouvant affecter l'objectivité des analyses diffusées. A ce titre, le lecteur est informé qu'il n'existe pas de lien direct entre les analyses diffusées et les rémunérations variables des collaborateurs de BOURSORAMA. De même, il n'existe pas de liens financiers ou capitalistiques entre BOURSORAMA et les émetteurs concernés, en dehors des engagements contractuels pouvant régir la fourniture du service de diffusion.

Il est rappelé que les entités du groupe Société Générale, auquel appartient BOURSORAMA, peuvent procéder à des transactions sur les instruments financiers mentionnés dans cette analyse, détenir des participations dans les sociétés émettrices de ces instruments financiers, agir en tant que teneur de marché, conseiller, courtier, ou banquier de ces instruments, ou être représentées au conseil d'administration de ces sociétés. Ces circonstances ne peuvent en aucune manière affecter l'objectivité des analyses diffusées par BOURSORAMA.

0 commentaire

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.