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La trêve doit également s'appliquer à Afrin, dit Macron à Erdogan

Reuters26/02/2018 à 12:41
    PARIS, 26 février (Reuters) - La trêve humanitaire en Syrie, 
prévue dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de 
l'Onu adoptée samedi, doit également s'appliquer à l'enclave 
kurde d'Afrin, visée par une offensive turque, a déclaré lundi 
Emmanuel Macron à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. 
    Lors d'un entretien téléphonique, le chef de l'Etat français 
a "souligné que la trêve humanitaire s'appliquait à l'ensemble 
du territoire syrien, y compris à Afrin", peut-on lire dans un 
communiqué de l'Elysée.  
    Cette trêve doit "être mise en œuvre partout et par tous 
sans délai pour enrayer l'engrenage de la violence en cours 
susceptible de mener à une déflagration régionale et d'éloigner 
toute perspective de règlement politique." 
    Lancée le 20 janvier, l'opération militaire turque à Afrin 
est source d'embarras pour les chancelleries occidentales, 
partagées entre leur soutien aux milices kurdes YPG - alliées 
clefs de la coalition internationale sur le terrain dans la 
lutte contre l'Etat islamique - et à Ankara, leur partenaire au 
sein de l'Otan. 
    Paris et Washington ont appelé à plusieurs reprises la 
Turquie - qui accuse le PYD d'être la branche syrienne du PKK 
turc qu'elle considère comme "terroriste" - à la "retenue" et à 
concentrer ses efforts sur la lutte contre les djihadistes de 
l'EI - jusqu'à présent en vain. 
    La situation en Syrie, notamment dans la Ghouta orientale, 
bombardée par le régime de Bachar al Assad et ses alliés, a fait 
l'objet samedi d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu 
qui a réclamé une trêve humanitaire de 30 jours.   
    A Recep Tayyip Erdogan, Emmanuel Macron a souligné 
"l'impératif absolu que la cessation des hostilités (...) soit 
immédiatement et pleinement respectée afin de mettre un terme 
aux bombardements indiscriminés et de permettre de toute 
urgence, dans les prochaines heures et les prochains 
jours, l'acheminement de l'aide humanitaire et l'évacuation des 
blessés et malades." 
    "La Russie, en tant que membre permanent du Conseil de 
sécurité, doit dès maintenant prendre toutes ses responsabilités 
vis-à-vis du régime syrien qu'elle soutient", a ajouté le chef 
de l'Etat, selon l'Elysée.  
    Les garants du processus de paix d'Astana sur la Syrie - la 
Turquie, la Russie et l'Iran - "portent à cet égard une 
responsabilité directe qui doit se traduire sur le terrain", 
a-t-il souligné.  
 
 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet) 
 

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