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« La planche à billets peut-elle sauver l'Europe ? » par David Thesmar (Cercle des économistes)
Boursorama23/02/2015 à 11:26

La "planche à billets", qui découle des rachats d'actifs de la BCE, va débuter en Europe la semaine prochaine.

Comment accompagner en Europe la reprise économique qui pointe le bout du nez ailleurs dans le monde ? Notamment en permettant aux entreprises de trouver plus facilement de l'argent pour investir. Dans ce cadre, David Thesmar s'interroge sur la réelle efficacité de la dernière décision prise par la Banque Centrale Européenne (BCE).

À partir de mars, la BCE s'engage à acheter 60 milliards d'euro d'obligations par mois, et cela au moins jusqu'en septembre 2016. Dans un an et demi, la BCE aura prêté 1080 milliards d'euro à l'économie européenne, soit l'équivalent d'un demi BNP Paribas, la plus grosse banque de la zone euro.

Pour la plupart des observateurs, c'est un tournant: la BCE n'a plus rien à envier au pragmatisme de la Federal Reserve. Elle s'est enfin décidée à faire un "Quantitative Easing" à l'américaine, et, comme là-bas, cela devrait bien fonctionner.

Auparavant, la BCE préférait prêter aux banques

Rappelons-le : la BCE  n'est pas exactement restée les bras ballants depuis le début de la crise. Elle a privilégié dans un premier temps un soutien massif aux banques, en rendant gratuit l'accès à son guichet, puis en les encourageant à venir se servir en proposant des prêts de long terme (3 ans), et en cherchant à faire disparaître le sceau d'infamie qui avait tendance à marquer les banques qui se refinançaient chez elle. Cette approche était considérée comme mieux adaptée au fonctionnement du système financier européen, que l'approche américaine.

En Europe, en effet, ce sont les banques qui prêtent à l'économie, pas les marchés. L'action très vigoureuse de la BCE a d'ailleurs bien fonctionné pendant un temps. Mais depuis environ 2 ans, conscientes des risques liés à l'excès d'endettement et sous la pression de leurs régulateurs, les banques de la zone euro ont préféré éviter d'abuser des financements pourtant attractifs de l'institut de Francfort. D'où l'annonce du 22 janvier : puisque prêter aux banques pour qu'elles prêtent aux entreprises et aux Etats ne fonctionne plus, la BCE ira directement sur le marché obligataire.

La BCE parviendra difficilement à atteindre ses propres objectifs

La nouvelle planche à billets de la BCE peut-elle sauver l'économie européenne ? Il est difficile d'y croire vraiment. Tout d'abord, même outre-Atlantique, l'effet du "Quantitative Easing" de la Federal Reserve a été modeste. Une étude d'Arvind Krishnamurthy et Annette Vissing-Jorgensen estime un impact cumulé sur les taux longs d'environ 1% dans le cas américain. Entre début Décembre et fin janvier, les taux à 10 ans Espagnols ont baissé d'environ 0.5% ; le 10 ans français de seulement 0,3%.

Avec des taux déjà très faibles, le potentiel de baisse est limité. De plus, il n'est pas sûr que la BCE parvienne réellement à atteindre ses propres objectifs. Coté dette publique, les contraintes sont assez fortes. Afin de ne pas trop peser sur les prix, celle-ci se contraint en effet à ne pas acheter plus de 25% de chaque ligne obligataire (par exemple, "le bon italien à 4% et échéance 2018").

Coté dette privée, le programme de la BCE se concentre sur les covered bonds (de la dette bancaire, en gros) et des prêts titrisés (comme par exemple des prêts immobiliers transformés en obligation).  Le problème, c'est qu'en Europe ces marchés sont petits - c'est d'ailleurs précisément pour cette raison que la BCE avait d'abord choisi le canal bancaire.

David Thesmar

David Thesmar est Professeur de Finance à HEC, Research fellow au Centre for Economic Policy Research (CEPR) et Membre du Conseil d'Analyse Economique. Diplômé de l'Ecole Polytechnique, ses principaux domaines d'expertise sont l'économie financière ; l'économie de l'entreprise et l'économie comportementale.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

8 commentaires

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  • rodde12
    26 février16:01

    Qui sont les vrais créanciers? Les caisses de retraites par capitalisation. Les taux d'intérêt sont au plancher. Les caisses n'encaissent donc que des cotisations pour de futurs retraités et par contre sont obligées d'honorer leurs contrats. elles vont obligatoirement à la faillite. Sauf dépréciation de la monnaie. Il y aura donc une forte baisse du pouvoir d'achat des retraités qui vont regretter d'avoir fait confiance.

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