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La fusion EADS/BAE pourrait être otage de la politique US

Reuters05/10/2012 à 01:01

par Andrea Shalal-Esa et Rhys Jones

WASHINGTON/LONDRES (Reuters) - Pour obtenir un feu vert américain pour fusionner, EADS et BAE devront persuader Washington que laisser naître un tel géant s'occuper de contrats particulièrement sensible pour le secteur de la défense n'aura pas de conséquence néfaste et éviter une levée de boucliers au Congrès.

Les spécialistes de l'industrie la Défense pensent que Washington pourrait aisément protéger ses intérêts en matière de sécurité tout en permettant au processus de se dérouler, mais le dossier pourrait se compliquer si des groupes tels que Boeing venaient à lancer une campane de lobbying contre l'accord.

"La question de la sécurité peut être réglée si l'accord et correctement structuré", a dit Loren Thompson, une des dirigeantes de l'institut Lexington, un cercle de réflexion basé en Virginie.

"Le seul moyen de bloquer cette accord aux Etats-Unis, ce serait que des opposants brandissent la question de la sécurité de manière démagogique."

Basé en Grande-Bretagne, BAE est petit à petit devenu un groupe d'importance transatlantique, s'octroyant même le rang de première entreprise étrangère de défense aux Etats-Unis.

Son principal client est l'armée américaine qui représente près de la moitié de son chiffre d'affaires et c'est précisément cette implantation aux Etats-Unis qui rend BAE si séduisant aux yeux d'EADS.

Selon les termes d'un accord conclu avec le gouvernement, les activités américaines de BAE sont dirigées de manière séparées par des américains en contrepartie de quoi, le groupe est autorisé à répondre à des appels d'offres et de travailler sur des contrats concernant des technologies sensibles.

En théorie, rien ne permet de penser qu'une fusion des deux groupes européens remette en question cette organisation.

Politiquement, toutefois, c'est une chose de permettre à des britannique de participer à des contrats de Défense, en raison notamment de la coopération affichée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en Irak et en Afghanistan, c'en est une autre de travailler si étroitement avec un géant européens, à plus forte raison lorsqu'il est partiellement contrôlé par la France.

L'ENTREGENT POLITICO-ÉCONOMIQUE DE BAE

Selon le dirigeant d'un grand groupe américain de défense, l'opposition pourrait très vite se faire sentir au Congrès, où le sentiment anti-français et le manque de confiance à l'égard de Paris sont latents. Les responsables politiques craignent également une distorsion de la concurrence imputable aux systèmes de subventions de l'Union européenne.

"Le débat pourrait très vite s'enflammer. Après tout, c'est la Chambre des représentants qui a banni le terme de 'french fries'", a-t-il rappelé, faisant allusion aux tensions franco-américaines lors du déclenchement de la guerre en Irak.

Certains experts comparent les risques politiques qui entourent le projet de fusion à l'échec du rachat par DP World, un opérateur portuaire basé à Dubaï, de terminaux américains mais qui a vu ses objectifs contrariés par une opposition bipartisane au Congrès.

L'opposition pourrait aussi venir de Boeing, principal concurrent d'EADS dans l'aviation civile. Pour l'heure, le groupe américain n'a pas entamé de campagne contre l'accord, mais il a dit qu'il examinerait de près le projet et qu'il s'attendait à ce que Washington en fasse autant.

Quant aux responsables politique américains, ils sont pour l'instant restés assez relativement silencieux, se bornant à dire qu'ils étudieraient le dossier en temps utile.

Des sources proches des négociations ont déclaré que les premières discussions qui se sont tenues avec des hauts responsables américains n'avaient pas montré qu'une forte opposition existait au Pentagone, même si certains articles de presse récents laissent transparaître d'éventuelles inquiétudes.

Il reviendra à BAE d'utiliser au mieux son entregent politico-économique à Washington, voire de réaliser quelques concessions pour obtenir un feu vert.

Dans les heures qui ont suivi l'annonce de discussions sur une fusion avec EADS, des lobbyistes de BAE ont commencé à tisser leur toile au Congrès, cherchant à convaincre les parlementaires américains les plus influents qu'un accord n'aurait pas de conséquence négative pour les projets de défense de Washington.

Sean O'Keefe, ancien secrétaire à la Marine, qui dirige les activités américains d'EADS, a également commencé à promouvoir et à défendre le projet, comme l'ensemble des dirigeants américains du groupe.

Dès qu'un accord sera annoncé, il devra être approuvé par le Comité sur l'investissement étranger aux Etats-Unis, un organe dirigé par le Trésor et dans lequel sont présents des représentants du Pentagone, du département d'Etat et d'autres agences gouvernementales.

Ce processus, qui se déroule dans le secret, pourrait prendre plusieurs semaines, voire des mois, et pourrait ne s'achever qu'en 2013, ont déclaré d'anciens responsables qui pensent que l'opposition au Congrès pourrait commencer à s'entendre lorsqu'une proposition sera sur la table.

Une source de Reuters a déclaré que la plupart des entreprises américains ne sentaient pas menacées par l'accord, en raison notamment de l'implantation limitée d'EADS aux Etats-Unis, mais qu'ils pourraient s'insurger contre le fait que le Pentagone autorise la fusion alors qu'il a découragé des projets semblables entre sociétés américaines.

Nicolas Delame pour le service français

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