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La flexisécurité freinera peu le chômage en 2013

Reuters14/01/2013 à 19:42

L'ACCORD SUR LE TRAVAIL COMPLÉTERA LE DISPOSITIF GOUVERNEMENTAL DE LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE

par Marc Joanny

PARIS (Reuters) - L'accord sur la réforme du marché du travail va permettre de compléter le dispositif gouvernemental de lutte contre le chômage dont François Hollande s'est engagé à inverser la courbe ascendante avant la fin de l'année, suscitant doutes voire sarcasmes, y compris dans son propre camp.

Tout en saluant l'avancée vers une "flexisécurité à la française", plusieurs économistes soulignent que seul le retour de la croissance permettra de faire baisser le chômage et ils s'attendent au mieux à ce que sa progression soit enrayée cette année.

"C'est un signal fort sur la possibilité de mener une politique de l'offre en France", souligne Michel Martinez, économiste pour la France chez Société générale CIB.

"Nous ne pensons pas que cela sera suffisant pour inverser la tendance sur le chômage à la fin 2013", ajoute-t-il toutefois.

"L'accord va vraiment dans la bonne direction, c'est un vrai accord de flexisécurité et je ne pense pas que le gouvernement aurait fait aussi bien en légiférant", estime Nicolas Bouzou économiste au cabinet d'analyse Asteres.

"Le volet 'maintien dans l'emploi' est de nature à freiner l'augmentation du chômage, en particulier dans des secteurs industriels particulièrement exposés, mais ne permettra pas d'inverser la tendance", poursuit-il.

L'accord conclu vendredi prévoit un dispositif de maintien dans l'emploi sur une durée maximale de deux ans en contrepartie d'une baisse des salaires ou d'une augmentation de la durée de travail, sous réserve d'une validation par des syndicats représentants une majorité de salariés.

CROISSANCE AUX ABONNÉS ABSENTS

Cette possibilité de modulation s'ajoutera aux dispositifs d'emplois aidés et au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) pour contrer les effets d'une croissance atone - plans sociaux et faillites d'entreprises -, sur la montée du chômage.

Le nombre de demandeurs d'emploi a enregistré en décembre son dix-neuvième mois consécutif de progression pour atteindre son plus haut niveau depuis près de 15 ans, à 3.132.600, en France métropolitaine.

L'Insee s'attend à la destruction de 40.000 postes supplémentaires par trimestre sur la première partie de 2013 et anticipe un taux de chômage de 10,5% en métropole à la fin juin.

L'Unedic prévoit aussi une poursuite de la hausse du nombre de chômeurs à 3.328.300 fin 2013, soit 185.500 de plus qu'à la fin 2012.

L'exécutif a pris acte de la poursuite attendue de la montée du chômage et le chef de l'Etat, qui lui attribue en grande partie son impopularité, s'est engagé à inverser la tendance avant la fin 2013 et les échéances électorales - municipales et européennes - de 2014.

Mais il lui faut composer avec une croissance qui fait défaut dans un contexte d'assainissement budgétaire, ne lui laissant que l'espoir d'un redémarrage à confirmer des économies américaine et asiatiques.

Si le gouvernement affiche comme ambition une progression du PIB de 0,8% sur l'ensemble de l'année, le consensus des économistes table sur à peine mieux qu'une stagnation.

DESTRUCTIONS D'EMPLOIS

Au-delà de plans sociaux très médiatisés, les faillites de PME, qui ne parviennent pas à tomber sous le seuil des 55.000 par an, continueront d'alimenter les destructions de postes.

Contrepartie d'une démographie dynamique, environ 800.000 jeunes arriveront sur le marché du travail cette année tandis que 650.000 seniors en sortiront, soit un écart de 150.000 postes.

"Avec une croissance zéro, qui est notre hypothèse pour cette année, l'économie française détruit 160.000 emplois", rappelle Eric Heyer, économiste à l'OFCE qui estime donc qu'avec l'augmentation de la population active, 310.00 créations d'emplois seraient nécessaires pour stabiliser le chômage.

"Nous tablons sur 100.000 emplois d'avenir cette année qui permettront au gouvernement de faire le tiers du chemin", poursuit-il.

L'OFCE prévoit par ailleurs que les contrats de génération pourraient permettre la création de 25.000 postes en 2013 et que le CICE, assis sur la masse salariale mais dont la montée en charge sera progressive, débouchera sur 10.000 créations supplémentaires au mieux.

"Pour que la hausse du chômage soit enrayée, il faudrait que la modulation soit forte et que le chômage partiel augmente", résume Eric Heyer, soulignant que le ministre du Budget a récemment annoncé le déblocage de deux milliards d'euros supplémentaires pour la politique de l'emploi.

"Si le gouvernement décidait d'affecter l'équivalent de deux milliards d'euros, 600.000 salariés pourraient être ciblés dans le cadre de dispositifs de chômage partiel, ce qui aurait un effet non-négligeable sur la tendance du chômage", calcule Michel Martinez.

"Si le gouvernement parvient à inverser la courbe du chômage en fin d'année, ce ne pourra être que de justesse, reconnaît ainsi Eric Heyer.

avec Nicholas Vinocur, édité par Yann Le Guernigou


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