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La BCE ne peut pas agir seule pour sauver l'Europe

Boursorama18/12/2014 à 17:17

Le "quantitative easing" devra s'accompagner de réformes structurelles des États pour être efficace.

Depuis quelques mois, la BCE met en œuvre une politique de rachats d'actifs (« quantitative easing ») pour soutenir l'économie du Vieux continent. Pour Philippe Tibi, président de l'Amafi et professeur à Polytechnique, le défi est pourtant très différent de celui de la Fed en 2009.

Les décisions des banques centrales ont toujours un fort impact sur les marchés. A titre d'exemple, le CAC40 s'envolait de plus de 3% jeudi suite à une décision de la Fed bien accueillie. Et pourtant, les investisseurs en attendraient trop des banques centrales. Dans un article, Philippe Tibi relativise ainsi les leviers de la BCE.

Les faibles taux ne changeraient rien

Au cours de l'année 2014, la BCE a décidé d'abaisser son principal taux directeur de 0,25% à 0,05%. Une baisse certes marginale, mais qui avait été bien accueillie par les marchés. Pourtant, cela ne changerait pas grand-chose pour la santé de l'économie réelle. Pour Philippe Tibi : « La banque centrale a beau réaffirmer sa très accommodante politique de taux, les entreprises européennes doivent faire face à des taux d'intérêt réels incompatibles avec la rentabilité d'un nombre croissant de leurs projets. Le crédit stagne, voire régresse dans les pays du sud de l'Europe ».

Masse monétaire insuffisante

La mauvaise passe de l'économie européenne serait en fait intimement liée au trop faible niveau de la masse monétaire en Europe : « La masse monétaire (agrégat M3) ne croit pas à un rythme suffisant (1,5% par an en moyenne depuis six ans) pour garantir une croissance suffisante de l'économie ».

Par ailleurs, cette trop faible masse monétaire serait en partie la cause de la trop faible inflation du Vieux continent. Ainsi : « Avant d'être mesurée par la baisse des prix, la déflation est d'abord le résultat d'une contraction de la masse monétaire, elle-même amplifiée par la réduction des bilans bancaires. La lutte contre la déflation passe donc d'abord par des politiques qui incitent les banques à soutenir l'économie par leurs prêts, plutôt que par une injonction faite aux agents économiques d'augmenter leurs prix ! ».

L'impact du « quantitative easing » serait limité

Dans ce contexte, quel est l'impact du plan actuel de quantitative easing (assouplissement quantitatif), dont le but est de soutenir l'économie par l'achat de mille milliards d'actifs (actions, obligations, produits dérivés...) sur les marchés ? Pour Philippe Tibi : « Les annonces de la BCE en matière d'assouplissement quantitatif sont positives. Mais la politique monétaire ne peut agir seule, pour deux raisons ».

Première raison : « le QE européen sera moins efficace que celui mis en place en 2009 aux Etats-Unis. Il est plus tardif (les pressions déflationnistes sont désormais plus fortes et les taux d'intérêt plus bas), et l'impact d'une reflation des actifs sera bien moindre sur le financement de l'économie. En effet, en Europe, les banques financent majoritairement l'économie. Aux Etats-Unis ce rôle est assumé par les investisseurs (les marchés). Le rachat de titres donne d'abord de la puissance de feu aux investisseurs. Le QE européen devrait quant à lui se concentrer en priorité sur la création de marges de manœuvre pour les banques. C'est possible (par des achats de créances titrisées) mais plus complexe ».

Seconde raison : il ne peut pas y avoir de vraie sortie de crise sans réformes structurelles des Etats européens. « L'Europe doit adopter des politiques de croissance (les fameuses réformes structurelles alliées à une relance vigoureuse des investissements productifs) si elle veut éviter un enlisement dans la new médiocre area citée par Christine Lagarde dans un discours récent ».

En somme, pour Philippe Tibi : « Une politique monétaire ne crée pas de valeur économique par elle-même. Elle donne simplement au leadership politique et aux agents économiques le temps de prendre des décisions efficaces. C'est déjà beaucoup... mais c'est insuffisant ».

X.B.

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