Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

« La BCE en territoire inconnu » par Véronique Riches-Flores du Cercle des analystes indépendants

Boursorama21/11/2013 à 13:00

La réduction programmée des achats d'actifs de la Fed devrait entraîner des rapatriements d'investissements sur le sol américain. La BCE doit donc s'y préparer en recourant davantage à des mesures non conventionnelles selon Véronique Riches-Flores, économiste (Riches-Flores Research) et membre du Cercle des analystes indépendants.

C'était écrit, la BCE devrait faire davantage au fur et à mesure qu'approcherait l'heure de la fin du QE de la Fed. Nous y sommes. Que cette dernière passe ou non à l'acte, l'anticipation d'une réduction de ses achats d'actifs a déjà des effets massifs sur les marchés et l'allocation de capitaux à travers la planète. En asséchant le marché des T-bonds, les interventions de la Fed ont, en effet, détourné depuis plus d'un an, les flux de capitaux des marchés américains vers de nombreux autres actifs, aux premiers rangs desquels les actifs souverains des pays émergents et ceux de la zone euro. En réduisant son QE, la Fed redonnerait au marché américain toute sa place, créant ainsi les conditions pour un vraisemblable rapatriement de ces investissements sur le sol américain. Les marchés émergents et les marchés souverains de la zone euro sont donc particulièrement exposés à tout changement d'orientation de la politique monétaire de la Fed.

Les tensions enregistrées durant l'été sur les marchés souverains des pays du sud de l'Europe ont constitué un premier avertissement du risque encouru par une telle évolution et permis à la BCE de préparer ses armes pour faire face à une telle éventualité. Sans doute, ce contexte n'est-il pas étranger à sa décision d'abaisser à 0,25 % le niveau de ses taux directeurs début novembre, quand bien même la forte baisse des taux d'inflation pouvait suffire à justifier sa décision. Il est toutefois assez évident que même le bas niveau présent des taux de refinancement ne suffira pas à prévenir un regain de tensions si la Fed passait effectivement à l'acte dans les prochains mois. La BCE doit donc penser à faire davantage. Or, ses marges d'action conventionnelle étant épuisées, c'est bien en territoire inconnu qu'elle évoluera dorénavant.

C'est dans ce contexte que sont apparues ces derniers jours les spéculations sur l'établissement d'un taux de dépôt négatif sur l'excès de réserves des banques. A l'instar de ce que pratique le Danemark, il s'agirait en quelque sorte d'appliquer une pénalité de 0,1 % sur les dépôts réalisés par les banques auprès de la BCE dans le but de réduire leur incitation à laisser leurs liquidités dormir et de les inciter à prêter davantage à l'économie ou à investir plus massivement sur les marchés souverains locaux.

Difficile d'imaginer qu'une telle mesure puisse, toutefois, suffire à contrer le risque de hausse des taux à long terme qu'accompagnerait une réduction éventuelle du QE de la Fed. Au-delà du fait que l'offre de crédit bancaire puisse être assez rigide aux incitations, dans un contexte économique encore très incertain, elle pourrait également être négativement impactée par la réduction des marges bancaires qu'impliquerait l'instauration d'un taux négatif de rémunération de leurs réserves excédentaires. Quelle sera donc la prochaine étape que devra franchir la BCE, sinon, sous une forme ou sous une autre, celle d'un quantitative easing, à savoir le passage à l'achat d'actifs qu'elle s'est refusée de pratiquer ces dernières années ? L'histoire est donc loin d'être terminée et la BCE n'a vraisemblablement pas fini de nous surprendre dans cette stratégie qui in fine devrait parvenir à faire sauter, les uns après les autres, les verrous de son action.

Véronique Riches-Flores

Le Cercle des analystes indépendants est une association constituée entre une douzaine de bureaux indépendants à l'initiative de Valquant, la société d'analyse financière présidée par Eric Galiègue, pour promouvoir l'analyse indépendante


Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.