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La BCE devrait sortir des taux négatifs d'ici fin septembre, dit Lagarde
information fournie par Reuters23/05/2022 à 15:00

LA BCE DEVRAIT SORTIR DES TAUX NÉGATIFS D'ICI FIN SEPTEMBRE, SELON CHRISTINE LAGARDE

LA BCE DEVRAIT SORTIR DES TAUX NÉGATIFS D'ICI FIN SEPTEMBRE, SELON CHRISTINE LAGARDE

FRANCFORT (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) devrait remonter son taux de dépôt à zéro d'ici fin septembre et pourrait le relever encore si l'inflation se stabilise à 2%, a déclaré lundi sa présidente, Christine Lagarde.

"Sur la base des perspectives actuelles, nous devrions être en mesure de sortir des taux d'intérêt négatifs d'ici la fin du troisième trimestre", écrit-elle dans une note de blog publiée sur le site internet de la BCE.

Ces déclarations illustrent le revirement plus marqué que devrait prendre la BCE sur sa politique monétaire alors que Christine Lagarde, en fin d'année dernière, jugeait peu probable une hausse de taux en 2022.

Le taux de dépôt est actuellement fixé à -0,5%, ce qui revient à faire payer les banques qui souhaitent déposer des liquidités auprès de la banque centrale.

Ce taux directeur est en territoire négatif depuis 2014 quand la banque centrale était alors en prise à un ralentissement marqué de l'inflation.

Or, la hausse des prix a accéléré ces derniers mois, notamment ceux du carburant, en raison entre autres de l'invasion de la Russie en Ukraine.

L'indice des prix à la consommation a atteint le niveau record de 7,4% sur un an en avril et en excluant l'alimentation et l'énergie, l'inflation dépasse largement l'objectif de 2% fixé par la BCE.

"Si nous constatons que l'inflation se stabilise à 2% sur le moyen terme, une poursuite progressive de la normalisation des taux d'intérêt vers le taux neutre sera appropriée", ajoute Christine Lagarde, qui évoque même la possibilité d'une poursuite de la hausse au-delà du taux neutre "si l'économie de la zone euro était en surchauffe".

Christine Lagarde a toutefois souligné que le rythme et l'ampleur de ces hausses de taux ne pouvaient être déterminés d'emblée en raison des incertitudes sur l'offre, avec notamment les restrictions liées au COVID-19 en Chine et les répercussions de la guerre en Ukraine.

"Cela crée davantage d'incertitudes sur la vitesse à laquelle les pressions actuelles sur les prix vont s'atténuer, sur l'évolution des capacités excédentaires et sur le degré d'ancrage des anticipations d'inflation à notre objectif", a déclaré la présidente de la BCE.

(Reportage Francesco Canepa, version française Marc Angrand et Laetitia Volga, édité par Kate Entringer)

17 commentaires

  • 24 mai08:51

    @Jermaup. Vous avez raison. Chaque année notre état a besoin de 80 à 140 milliards supplémentaires, pour assurer environ 35 % de ses dépenses, compris les salaires des fonctionnaires. Pourront-nous nous couper de cette perfusion permanente, tellement douce, presque stupéfiante ? Qui a dit « Non » ? Une mauvaise nouvelle, dans cette impasse le mur est beaucoup plus près que vous ne pensez.


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