1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

L'UE offre à May un report flexible du Brexit jusqu'au 31/10
Reuters11/04/2019 à 05:55

    * Theresa May demandait un report au 30 juin
    * La dirigeante britannique croit à un divorce ordonné en
mai
    * Des dirigeants de l'UE favorables à un report d'un an
    * Emmanuel Macron partisan d'un report d'une durée limitée

 (Actualisé, précisions)
    par Gabriela Baczynska, Elizabeth Piper et Alastair
Macdonald
    BRUXELLES, 11 avril (Reuters) - Les chefs d'Etat et de
gouvernement européens ont convenu dans la nuit de mercredi à
jeudi de reporter la date du Brexit au 31 octobre, offrant à la
Première ministre britannique Theresa May un délai plus long
qu'elle ne le demandait pour résoudre l'impasse actuelle à
Londres concernant l'accord de retrait.
    Ce nouveau report de la sortie du Royaume-Uni de l'Union
européenne, qui était programmée vendredi soir, écarte dans
l'immédiat la perspective d'un divorce sans accord.
    Mais le Conseil européen extraordinaire n'a pas permis de
livrer des certitudes sur la date et les modalités précises du
Brexit, alors que Theresa May peine à rassembler une majorité à
la Chambre des communes pour ratifier l'accord de retrait
qu'elle a négocié avec Bruxelles.
    Si peu de doutes subsistaient sur l'octroi d'un nouveau
délai, plus de huit heures de discussions entre les Vingt-Sept
ont été nécessaires à Bruxelles pour trouver un compromis sur la
durée et les conditions du report.
    La chancelière allemande Angela Merkel a dit sa préférence
pour un report de "plusieurs mois", tandis que le président
français Emmanuel Macron s'est battu pour que l'UE n'accorde pas
un délai de longue durée au Royaume-Uni.
    Un report "flexible" du Brexit, jusqu'au 31 octobre, a été
convenu, a déclaré le président du Conseil européen, Donald
Tusk. "Cela offre six mois supplémentaires au Royaume-Uni pour
trouver la meilleure solution possible", a-t-il dit sur Twitter.
    Le Royaume-Uni, a souligné Tusk, pourra quitter l'UE avant
cette nouvelle date si Theresa May parvient à faire valider
l'accord de retrait par les députés britanniques. "Durant cette
période, le Royaume-Uni aura aussi la possibilité (...)
d'annuler la procédure du Brexit", a-t-il précisé.
    
    MAY ENVISAGE UN RETRAIT AU PRINTEMPS
    Theresa May demandait un report au 30 juin, qu'elle
justifiait par l'ouverture de discussions "sérieuses et
constructives" à Londres entre son gouvernement et l'opposition
travailliste.
    La dirigeante britannique a souligné que le délai accordé
par l'UE ne signifiait pas que le Brexit n'aurait pas lieu plus
tôt, avant les élections européennes de la fin mai - auxquelles
les Britanniques devront prendre part s'ils veulent rester dans
le bloc au-delà du 1er juin.
    De nombreux dirigeants européens penchaient pour un horizon
plus lointain, jusqu'à la fin de l'année ou mars 2020, mais
Emmanuel Macron a mené la charge contre l'hypothèse d'une
extension longue, a fortiori sans forte garantie pour défendre
l'Union contre un éventuel comportement toxique du Royaume-Uni
s'il restait plusieurs mois en son sein.
    Le président français a qualifié la décision de l'UE de
"meilleur compromis possible" et défendu sa position de fermeté
dans le débat. "J'assume ce rôle de clarté, je l'assume avec
beaucoup d'amitié à l'égard des Britanniques (...) mais je pense
que c'est aussi le rôle de la France dans ces moments-là
d'essayer de tenir ces principes", a-t-il dit.
    Décider d'une extension plus longue aurait été mauvais pour
les Britanniques et pour les Européens, qui auraient décidé
d'affaiblir leurs propres institutions, a poursuivi Macron,
avant d'ajouter : "J'assume ce rôle mais je pense que c'est pour
le bien collectif".
    La prochaine Commission européenne doit entrer en fonction
le 1er novembre.
    Angela Merkel a incité le bloc à faire tout ce qui est en
son pouvoir pour éviter un divorce sans accord avec le
Royaume-Uni. "Nous voulons une sortie ordonnée du Royaume-Uni"
et, dans cette optique, il faut lui laisser du temps, a insisté
la chancelière allemande.
    
    PAS D'AVANCÉE DANS LES DISCUSSIONS À LONDRES
    Un point sur la situation sera effectué lors du sommet
européen prévu les 20 et 21 juin. Il est possible que le
Royaume-Uni soit sorti de l'UE d'ici-là, si Theresa May parvient
enfin à obtenir une majorité à la Chambre des communes pour
voter l'accord de retrait.
    La dirigeante britannique a mis sa démission dans la balance
pour tenter de convaincre les députés au sein même son Parti
conservateur, puis s'est tournée vers l'opposition travailliste
pour tenter de sortir de l'impasse. Ouvertes la semaine
dernière, les discussions entre le gouvernement et le Labour
n'ont pour l'instant rien donné.  
    La date du Brexit a déjà été repoussée le mois dernier du 29
mars au 12 avril, une limite que les Européens avaient dit ne
vouloir franchir que si Theresa May présentait un plan crédible
et susceptible de recueillir une majorité à la Chambre des
communes, où l'accord de Brexit a déjà été rejeté trois fois.
    "Nous avons besoin de ce temps supplémentaire pour
travailler et nous assurer que nous pouvons passer l'accord (de
retrait, NDLR) au Parlement, ce qui nous permettra de sortir de
façon calme et ordonnée. C'est dans l'intérêt de tous", avait
expliqué May à son arrivée dans la capitale européenne.
    Ses homologues européens, toutefois, doutent de sa faculté à
sortir de l'impasse actuelle à Londres et sont exaspérés par la
manière dont la Première ministre britannique gère la question
du Brexit, ont dit des diplomates européens.

 (avec Jean-Baptiste Vey, Jan Strupczewski, Bart Meijer, Alissa
de Carbonnel, Robin Emmott, Philip Blenkinsop et Michel Rose à
Bruxelles; Jean Terzian pour le service français)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer