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L'UE en ordre dispersé face aux plans d'annexion d'Israël
Reuters23/06/2020 à 14:54

par Robin Emmott et John Irish

BRUXELLES, 23 juin (Reuters) - En dépit des efforts déployés par les partisans d'une ligne dure, l'Union européenne peine à se mettre d'accord sur la conduite à adopter et les mesures à prendre pour contraindre Israël à abandonner ses plans d'annexion de certains pans de la Cisjordanie occupée.

"Tenter de trouver une position commune là-dessus c'est un véritable cauchemar", confie un haut diplomate européen, qui souhaite garder l'anonymat, compte tenu de la sensibilité du sujet, et qui juge peu probable un accord à l'unanimité entre les Vingt-Sept sur la marche à suivre.

Le temps est pourtant compté. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fixé au 1er juillet le début des discussions sur l'annexion des colonies juives de Cisjordanie, en particulier dans la vallée du Jourdain et au nord de la mer Morte.

Ce projet, entériné par le plan de paix de l'administration américaine, est dénoncé par les dirigeants palestiniens qui estiment que l'annexion d'une partie de la Cisjordanie réduirait à néant le projet d'Etat palestinien qui était jusqu'ici au coeur du processus de paix.

Il est également décrié par la communauté internationale, de la Ligue arabe à l'Union européenne, où l'on considère que les colonies de Cisjordanie sont illégales au regard du droit international.

"Nous sommes prêts (à utiliser) toutes nos capacités diplomatiques afin de prévenir toute forme d'action unilatérale", a prévenu le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell en mai, sans donner plus de détails.

Mais la tâche s'annonce ardue au vu des divergences entre Etats membres qui, à l'exception des sanctions prises contre la Russie après l'annexion unilatérale de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou en 2014, ont brillé ces dernières années par leur incapacité à parler d'une seule voix et à agir ensemble en matière de politique étrangère.

"PARLER D'UNE VOIX FORTE ET UNIE"

Et le dossier israélo-palestinien n'échappe pas à la règle.

Convaincu que le président américain Donald Trump allait reconnaître la souveraineté d'Israël sur les colonies de Cisjordanie occupée, le Luxembourg, partisan d'une ligne dure face à l'Etat hébreu, a donc pris très tôt les devants pour tenter de convaincre les autres Etats membres.

Dans une lettre datée du 1er décembre, soit deux mois avant la présentation du plan américain, le chef de la diplomatie du Grand-Duché Jean Asselborn a mis en garde ses collègues européens contre la démantèlement "jour après jour" de la solution à deux Etats.

Le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg, l'un des pays fondateurs de l'UE, exhortait, dans ce courrier vu par Reuters, le bloc à "parler d'une voix forte et unie" et à défendre un monde "où l'état de droit prévaut sur la loi du plus fort".

Selon plusieurs diplomates européens, le Luxembourg a depuis été rejoint dans son initiative par la Belgique, l'Irlande, le Portugal, la Slovénie, la Suède, Malte et la Finlande.

Face à eux, huit autres pays (Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Autriche, Grèce, Lettonie, Chypre et Pologne) se sont dits prêts à défendre les intérêts d'Israël, selon des diplomates, des documents internes et des compte rendus de discussions diplomatiques entres les Vingt-Sept.

"La Hongrie (...) continuera à s'opposer à toute approche politique internationale injuste et unilatérale contre Israël", a ouvertement prévenu le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto sur sa page Facebook le 10 juin dernier.

La France et l'Espagne ont quant à elles toutes deux condamné ouvertement le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sans toutefois donner de précisions sur la réponse à apporter. Selon quatre diplomates européens, les deux pays sont sur la même ligne que le Luxembourg mais ont choisi de rester discrets pendants les discussions.

"TAILLER EN PIECES"

Le Danemark, les Pays-Bas, l'Allemagne et l'Italie sont, eux, dans un entre-deux, critiques d'Israël mais pas pour autant ouvertement pro-Palestiniens. Selon un haut diplomate européen, Berlin est certes contre ce projet d'annexion mais n'irait pas jusqu'aux sanctions économiques.

Pour Jean Asselborn, la question va au-delà du Proche-Orient. "On ne peut pas tailler en pièces le droit international. Il y a des principes qui doivent être respectés", a-t-il dit à Reuters dans un entretien téléphonique. "Vous parlez à un Luxembourgeois. Je peux vous dire que notre pays est un petit pays mais nous avons été occupés à deux reprises au XXe siècle. Sans le respect du droit international, nous n'existerions plus".

Pour contraindre Israël à respecter ce droit, la Belgique aurait d'ores et déjà demandé à la Commission européenne d'établir une liste de possibles mesures punitives contre l'Etat hébreu, y compris sur le plan commercial, selon un diplomate européen - l'UE étant le principal partenaire commercial d'Israël.

"Les grands pays n'ont eu aucun problème à imposer des sanctions à la Russie après l'annexion de la Crimée, donc pourquoi ne pourraient-ils pas faire la même chose avec Israël? Il faut être cohérent", estime Simon Moutquin, député Vert en Belgique.

En privé, des diplomates européens citent comme possibles sanctions la suspension de l'accord commercial d'Israël avec l'UE, l'interdiction des importations en provenance des colonies et l'arrêt de la coopération dans la recherche scientifique et des programmes d'échange d'étudiants avec l'Etat hébreu.

Mais les partisans d'une ligne dure doivent composer avec une présence importante de lobbyistes israéliens à Bruxelles où au moins dix groupes ont été créés ces 17 dernières années. "Les Israéliens sont très actifs à Bruxelles", confirme le député européen espagnol et président de la délégation pour les relations avec Israël Antonio Lopez-Isturiz White.

Parmi ces groupes de lobbyistes, figure la coalition européenne pour Israël (ICE) qui a accueilli Fernando Gentilini, représentant spécial de l'Union européenne pour le processus de paix au Proche-Orient, lors de sa conférence annuelle en décembre. Selon le fondateur de l'ICE, Tomas Sandell, cette réunion avait pour objectif de contrer l'attitude de l'UE face au plan de paix de Donald Trump. Fernando Gentilini n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters.

En Israël, le bureau du Premier ministre s'est quant à lui refusé à tout commentaire sur les efforts déployés par l'Etat hébreu pour s'assurer du soutien de l'UE à son projet d'annexion.

(avec Luke Baker et Maayan Lubell, version française Marine Pennetier, édité par Jean-Philippe Lefief)

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