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L'interview de Patrick Legland (Société Générale) : « La Fed prend un gros risque »

Boursorama24/09/2013 à 20:00
En ne réduisant pas ses rachats d'actifs (programme QE3), la Fed a pris le risque d'entretenir la volatilité sur les marchés. En Europe, la sortie de crise est lente mais réelle. Il faut toujours privilégier les actions européennes selon Patrick Legland, directeur global de la recherche à la Société Générale.

La large victoire électorale d'Angela Merkel est-elle une bonne nouvelle selon vous pour la zone euro ?

Patrick Legland : C'est une assez bonne nouvelle dans la mesure où malgré sa victoire éclatante, Angela Merkel aura besoin de recevoir l'appui d'autres formations politiques pour gouverner. Cela devrait inciter le futur gouvernement allemand à faire preuve de plus de souplesse dans la gestion future de la zone euro et des plans de relance éventuels. Les politiques drastiques d'austérité, si elles permettent à très court terme de réduire les déficits, n'empêchent pas la dette d'augmenter car elles plombent la croissance. Elles mènent dans une impasse. Or, la zone euro a besoin d'être gérée de façon pragmatique.

La croissance est-elle vraiment repartie en zone euro ?

P.L : En mai dernier, les autorités européennes ont accordé un sursis de deux ans à la France pour ramener son déficit annuel sous la barre des 3%. En parallèle, on voit l'Allemagne réaliser un excédent budgétaire de 0,6% du PIB au premier trimestre. Cet été, tous les autres pays européens sans exception ont publié des PIB trimestriels supérieurs aux attentes et des PMI au-dessus de 50. Le rebond constaté est encore timide mais le risque systémique a été écarté en zone euro. Nous sommes en phase lente d'amélioration. A ce titre, on pourrait plutôt constater de bonnes surprises dans les prochains mois...

La décision de la Fed de ne pas diminuer ses rachats d'actifs (le fameux « tapering » attendu) est-elle lourde de conséquences pour les marchés ?

P.L : La Reserve fédérale prend un gros risque. Une banque centrale doit avant tout éviter de surprendre les marchés. La Fed avait d'ailleurs bien préparé le terrain pour annoncer une diminution des montants mensuels de rachats d'actifs (QE3). On ne comprend donc pas très bien la logique suivie. En parallèle, la Fed va abandonner ses « forward guidance » pour retrouver plus de latitude dans ses décisions. Le consensus sera ainsi beaucoup plus large et imprévisible. Ce manque de visibilité risque d'ajouter de la volatilité aux marchés, surtout quand la Fed décidera de remonter ses taux. Ce n'est pas forcément une bonne nouvelle...

Les indice boursiers ont déjà bien rebondi en Europe. Restez-vous « bullish » sur les marchés actions ?

P.L : Les valeurs européennes ne sont pas trop chères. Elles restent dépendantes de la rentabilité des sociétés. Aujourd'hui, les ROE (return on equity) des sociétés cotées sur le Vieux continent atteignent 12%, contre 18% avant la crise. A ce titre, les actions européennes restent notre classe d'actifs préférée alors que les actions américaines deviennent chères et il est encore trop tôt pour revenir sur les actions émergentes.

En Europe, quels pays privilégier ?

P.L : Je privilégierais les pays périphériques de la zone euro qui ont considérablement amélioré leur compétitivité. Le salaire horaire en Europe ressort en moyenne à 28 euros. Or, que constate-t-on ? En Allemagne, il ressort à 31 euros et en France à 33 euros. Dans le même temps, il ne s'élève qu'à 21 euros en Espagne et à 17 euros en Grèce ! Les pays d'Europe du Sud ont regagné en compétitivité. Ces derniers disposent pourtant de ressources appréciables et de populations bien formées. Le redressement est en cours...

Et au niveau sectoriel, quels types de valeurs recommandez-vous ?

P.L : Tous les secteurs liés à la consommation qui profitent de la reprise. Nous restons également favorables aux valeurs bancaires dont le price to book ressort toujours à des niveaux très faibles (0,6 en moyenne). Enfin, les valeurs liées aux infrastructures et à l'investissement vont bénéficier de la reprise des commandes.

Propos recueillis par Julien Gautier

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