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L'interview de Bernard-Louis Roques (Truffle Capital) : « En matière de capital-innovation, Israël est un modèle »

Boursorama25/11/2013 à 17:23

Spécialiste du capital-risque, comment se présente l'activité de Truffle Capital ?

Bernard-Louis Roques : Nous gérons 16 fonds, parmi lesquels 14 FCPI et 2 FCPR, qui représentent environ 570 millions d'euros sous encours. Notre credo est de financer des entreprises innovantes présentes dans trois métiers : les biotechnologies, les technologies de l'information et l'énergie. Nous accompagnons ces sociétés dans la durée et jouons notre rôle d'investisseur disponible et actif.

Quel bilan tirez-vous du dispositif FCPI lancé en 1997 ?

B-L.R : Ce produit est devenu indispensable dans le paysage économique français. En 2010, on estimait que 1 150 entreprises avaient été financées via ce dispositif (1 300 aujourd'hui environ), soit 48 000 emplois et un chiffre d'affaires cumulé de 10 milliards d'euros en 2010 (12 milliards aujourd'hui environ). 82% des entreprises financées par les FCPI depuis 1997 existent encore aujourd'hui. Le bilan est donc flatteur ! D'autant que pour l'investisseur, le rendement estimé fin 2012 - et sur un horizon de trois ans - ressort à +1,7%. Cela n'est pas mirifique mais reste toutefois supérieur au Cac 40 sur la même période (+1,1%).

Les entreprises innovantes françaises sont-elles suffisamment soutenues ?

B-L.R : Nous avons en France de très belles entreprises mais il faudrait au moins doubler la capacité d’investissement dans les entreprises innovantes françaises pour arriver à un résultat probant. Le montant moyen devrait culminer à un milliard d'euros par an (vs. 443 millions d'euros en 2012). Compte tenu du manque de financement, les entreprises innovantes françaises sont souvent vendues à des investisseurs étrangers, américains tout particulièrement, avant même qu'elles aient pu s'imposer comme leader sur leur marché.

En matière de financement d'entreprises innovantes, quel est le modèle à suivre ?

B-L.R : Sans conteste, Israël. L'investissement en capital-risque per capita y culmine à 164 dollars contre 92$ aux Etats-Unis et 7$ en Europe. De même, ce pays investit 4,3% de son PIB en Recherche et développement contre 2,25% pour la France ! Contrairement à la France, l'Etat hébreu ne joue qu'un rôle passif dans le soutien à ces entreprises innovantes en déléguant l'investissement à des experts du financement en capital-risque. Cela ne signifie pas que l'Etat se désengage du processus. Chaque fois qu'une entreprise reçoit 150$ d'un incubateur, le gouvernement finance à hauteur de 850$. La quasi-totalité des exportations israéliennes est liée au monde de la technologie et 50% d'entre elles viennent de la haute-technologie.

La création de la BPI montre tout de même l'importance accordée à l'investissement et à l'innovation en France...

B-L.R : Oui mais la BPI est la Banque publique de l'investissement, pas la Banque publique de l'innovation ! Or, 80% de l'investissement en « private equity » en France va déjà dans des sociétés matures, notamment via des LBO. En Israël ou aux Etats-Unis, les priorités ne sont pas les mêmes : 85% de l'investissement de ce type se dirige vers des jeunes entreprises. Reste que la BPI est utile et compte en son sein OSEO, un instrument exceptionnel qui réalise un maillage très fin du territoire français. Il faut capitaliser sur OSEO -dont l'agrément est indispensable- et les FCPI pour dynamiser l'investissement innovant en France. Plutôt que de créer de nouvelles structures incompréhensibles, utilisons déjà ce qui marche...

Trois exemples de sociétés innovantes françaises cotées dans lesquelles vous investissez ?

B-L.R : Je citerais d'abord Carmat, première capitalisation cotée sur Alternext, un véritable joyau technologique. Cette innovation française remarquable est d'abord un pari unique au monde visant à la création d'un coeur artificiel ! Makazi (ex Lead Media Group), le spécialiste du marketing digital, est aussi un bel exemple de société française passée en trois ans de 4 à 30 millions d'euros de chiffre d'affaires. Enfin, j'évoquerais Deinove, une « greentech » (société de biotechnologie verte) qui élabore des biocarburants de deuxième génération.

Propos recueillis par Julien Gautier

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