Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

L'interview d'Alexandra Estiot (BNP Paribas) : "Le parti républicain ne tient pas ses troupes"

Boursorama17/10/2013 à 18:40

Alexandra Estiot, économiste spécialiste des Etats-Unis chez BNP Paribas

Un accord a été trouvé in extremis à Washington. Le défaut de paiement des Etats-Unis n'aura pas lieu. Faut-il pour autant s'en satisfaire ?

Alexandra Estiot : Cet accord est tout de même positif car le vote a eu lieu avant la date limite du 17 octobre. Les Républicains les plus radicaux ont tenté le tout pour le tout et ont perdu la bataille. Au sein du camp républicain (majoritaire à la Chambre des représentants), les modérés l'ont emporté sur les éléments les plus radicaux. Même si le problème du plafond de la dette va se reposer d'ici le 7 février, le Tea Party a perdu son pari et n'a rien obtenu en échange. Barack Obama a intérêt à retarder les échéances et à gagner du temps en prévision des midterms l'an prochain car il n'est pas sûr que la stratégie dangereuse des Républicains se révèle payante auprès des électeurs.

Plus globalement, ce psychodrame vous a-t-il surpris par son intensité dramatique ?

A.T : Oui, on a franchi un nouveau palier dans la crise politique américaine. John Boehner, le speaker républicain de la Chambre des représentants a perdu en crédibilité sans réussir à faire plier l'administration Obama. Il s'est laissé totalement déborder par la frange la plus radicale du parti républicain. Ce parti ne tient pas ses troupes. Au final, le compromis voté était proposé depuis deux semaines par les Républicains modérés. Or, le forcing engagé n'a pas permis d'obtenir la moindre concession. Cette crise peut finalement pousser les instances dirigeantes du parti républicain à se débarrasser du Tea Party. Jusqu'à présent, ce réseau très efficace et disposant d'une bonne implantation populaire avait servi les intérêts du parti. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Barack Obama sort-il vraiment renforcé ou affaibli de ce « shutdown » ?

A.T : Il est difficile de tirer des conclusions définitives. Aux Etats-Unis, on ne gouverne pas par décret et Barack Obama doit inévitablement composer avec des contre-pouvoirs forts. Contrairement aux précédentes crises budgétaires, il a fait preuve de fermeté en ne faisant pas de concessions majeures (la réforme de la santé était en ligne de mire des Républicains). D'autant qu'il doit aussi composer avec une partie des Démocrates qui lui reproche de chercher à réduire le déficit. Il faut savoir qu'au cours de cet exercice budgétaire, le déficit annuel des Etats-Unis sera revenu aux niveaux antérieurs à la crise des subprimes. Au final, le démocrate Obama est bien plus « vertueux » que le républicain Bush qui a creusé les déficits dans un contexte de croissance bien plus favorable, avant 2008.

L'économie américaine peut-elle être durablement impactée par ces soubresauts politiques à Washington ? L'agence Standard & Poor's évoque 0,6% de croissance en moins au quatrième trimestre à cause du « shutdown », soit l'équivalent de 24 milliards de dollars...

A.T : Ce sont des prévisions encore difficiles à vérifier. Une nouvelle dégradation des agences de notation serait en revanche assez probable, en particulier de la part de Fitch qui a mis la dette américaine sous surveillance négative. Une chose est sûre, l'impact du rythme de réduction des déficits aura bien plus d'influence sur le niveau de la croissance que deux semaines de « shutdown ».

La nomination de Janet Yellen réputée favorable aux politiques monétaires accommodantes est-elle une bonne nouvelle pour les marchés ?

A.T : Oui, c'est une bonne nouvelle pour les marchés et l'économie américaine. Economiste chevronnée, Janet Yellen s'inscrit dans la continuité de Ben Bernanke puisqu'elle est la vice-présidente de la Fed depuis 2010. Elle a été impliquée dans les principales décisions récentes et a défendu magistralement l'introduction des « forward guidance » (orientations prospectives). Sa réputation de « colombe » est plutôt salutaire pour atténuer l'impact des politiques de désendettement sur la conjoncture.

Propos recueillis par Julien Gautier

Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.