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L'Etat doit garder ses parts dans l'aéroport de Toulouse-Elus
Reuters19/10/2017 à 16:58

    * Les élus locaux veulent éviter la privatisation de 
l'aéroport 
    * L'Etat doit décider en 2018 ce qu'il fait de ses parts 
    * Critiques sur le prélèvement sur les bénéfices opéré par 
Casil 
 
    TOULOUSE, 19 octobre (Reuters) - Deux ans après la vente 
pour 308 millions d'euros de 49,99% des parts de l'Etat dans la 
société de gestion de l'aéroport de Toulouse au bénéfice de 
Casil Europe, les collectivités locales demandent au 
gouvernement de ne pas céder à l'actionnaire privé issu du 
consortium chinois Symbiose les 10,01% qui lui restent. 
    Le département de la Haute-Garonne appelle à "l'union des 
actionnaires locaux contre la privatisation de l'aéroport" et 
enjoint à l'Etat de "ne pas céder ses parts au principal 
actionnaire privé, Casil Europe". 
    Le conseil départemental, Toulouse Métropole et la région 
Occitanie se partagent toujours 15 % de l'actionnariat et la 
Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse en détient 25%, 
ce qui porte à 40% l'actionnariat public. 
    A compter du 18 avril 2018, l'Etat aura six mois, 
renouvelables une fois, pour décider d'exercer ou pas une option 
de vente portant sur les 10,01% qui lui restent au capital de la 
société Aéroport de Toulouse-Blagnac. 
    S'il exerçait ce droit en faveur de Casil Europe - société 
française issue du consortium chinois Symbiose formé par 
Shandong Hi-Speed Group Co et de Friedmann Pacific Asset 
Management - à la tête de 49,99% des parts d'ATB, l'aéroport 
"basculerait pour la première fois sous gouvernance privée", 
observe le conseil départemental qui veut "construire une 
proposition alternative de reprise". 
    "Plusieurs pistes pourraient être étudiées en ce sens dont 
les possibilités de mise en œuvre d'un financement public et 
citoyen", propose la collectivité qui pointe "la logique 
mercantile" du mode de gestion de Casil Europe, "prévalant sur 
l'intérêt général du territoire et son économie". 
     
    61 MILLIONS D'EUROS A RÉUNIR 
    Il s'agirait pour les acteurs locaux "de réunir quelque 61 
millions d'euros, soit la valorisation des 10,01% de parts 
restant aux mains de l'Etat au prix où les investisseurs chinois 
de Casil Europe ont payé leurs 49,99 % de capital, négociés à 
308 millions d'euros". 
    Au début du mois d'octobre, des élus de l'opposition au sein 
de Toulouse Métropole avaient déposé une motion en conseil 
communautaire dénonçant "la spoliation" opérée depuis deux ans 
par les actionnaires de la plate-forme avec "27,8 millions 
d'euros évaporés sous forme de dividendes". 
    "Aucune société ne pratique de tels niveaux de prélèvement 
sur les bénéfices pour le versement de dividendes () Il s'agit 
là de prédation, pas de gestion responsable", ont-ils dit au 
sujet des versements successifs lancés par Casil Europe, de 4,9 
millions d'euros en 2015, 7,85 millions d'euros en 2016 et du 
prélèvement de 15 millions supplémentaires en octobre 2016. 
    Casil Europe n'a pas répondu dans l'immédiat aux demandes de 
réaction formulées par Reuters. 
    Dans leur motion, ces élus ont également demandé la 
publication du pacte d'actionnaires réclamé depuis plusieurs 
années par le Collectif contre la privatisation. 
    Selon eux, ce document apporterait la preuve que l'Etat 
français s'est engagé lors de la cession à se rallier à toutes 
les décisions des actionnaires chinois, pourtant minoritaires en 
matière de budget, de modification de statuts ou de versements 
de dividendes. 
    Le 3 octobre, l'ensemble des élus de Toulouse Métropole ont 
demandé à l'État de conserver ses 10,01% restants dans le 
capital de l'aéroport mais pour Jean-Luc Moudenc, le maire LR de 
Toulouse et président de la métropole, il n'est pas question 
d'aller plus loin.  
    "Depuis trois ans, je demande à l'Etat de ne pas vendre mais 
je trouve l'initiative du Département extrêmement maladroite. Le 
rachat de ses parts restantes est une éventualité juridique 
impossible puisqu'il a été convenu lors de la cession que si 
l'Etat souhaitait les vendre, c'était possible à Casil Europe 
uniquement", a déclaré à Reuters Jean-Luc Moudenc pour qui cette 
initiative "fragilise la position des collectivités locales et 
risque d'encourager l'Etat à vendre à l'actionnaire privé". 
 
 (Johanna Decorse, édité par Yves Clarisse) 
 

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