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L'Etat compte rester un actionnaire de référence d'Orange

Reuters06/01/2016 à 11:42

L'ETAT ENTEND CONSERVER SON STATUT D'ACTIONNAIRE DE RÉFÉRENCE DANS ORANGE

PARIS (Reuters) - L'Etat évaluera le projet de rapprochement entre Orange et Bouygues selon des critères "simples" comme l'investissement, l'emploi et la protection des consommateurs mais aussi la création de valeur, a déclaré mercredi le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron.

"Il y a des critères simples qui sont l'investissement, l'emploi, la protection des consommateurs", a-t-il dit en marge du lancement des soldes à Paris. "Je regarderai les télécoms à l'aune de ces critères pour cette opération."

"De l'autre côté, l'Etat actionnaire regardera la création de valeur et puis l'Etat est un actionnaire de référence qui entend le rester au sein du groupe Orange", a-t-il ajouté.

Pour le gouvernement, la priorité est que les opérateurs français soient des leaders en Europe et dans les pays émergents, Orange devant être un "consolidateur".

L'insistance d'Emmanuel Macron sur le critère des investissements nécessaires s'explique par le retard de la France dans le câble et la fibre par rapport à d'autres pays.

Orange et Bouygues ont confirmé mardi avoir repris leurs discussions en vue d'un rapprochement qui pourrait ramener à trois le nombre d'opérateurs sur un marché français des télécoms éprouvé par plusieurs années de guerre des prix.

L'opération, si elle se concrétisait, constituerait une première en Europe où aucune consolidation n'a à ce jour été conduite par un opérateur historique dominant.

(Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

2 commentaires

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  • M4577763
    06 janvier12:14

    Désolé de vous contredire, dans le cas des télécoms c'est justement le contraire. Depuis la privatisation, les petites communes ne bénéficient plus ou très peu des progrès technologiques acquits par les grandes villes, d'où les déclarations de Macron sur l'investissement et la présence nécessaire de l'Etat. Par ailleurs, l'actionnaire privé ORA (sauf spéculateur TCT et étranger de surcroit) aussi n'y trouve pas son compte.

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  • ericlyon
    06 janvier11:40

    Si l'état (et surtout les politiques) voulait bien ne plus s'occuper de gérer les entreprises à la place des dirigeants de ces entreprises, celles-ci ne s'en porteraient que bien mieux.

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