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L'envolée des rendements plombe de nouveau les actions
information fournie par Reuters28/09/2021 à 13:18

LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE

LES BOURSES EUROPÉENNES RECULENT À MI-SÉANCE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en net repli et les Bourses européennes reculent de plus de 1% à mi-séance mardi, les actions, technologiques en tête, souffrant une nouvelle fois de la remontée accélérée des rendements obligataires face au regain d'inquiétude suscité par l'inflation et les taux d'intérêt.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en recul de 0,4% pour le Dow Jones, de 0,78% pour le Standard & Poor's 500 et de 1,48% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 1,66% à 6.540,58 points vers 10h45 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,48% et à Francfort, le Dax abandonne 1,15%.

L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,67%, le FTSEurofirst 300 de 1,43% et le Stoxx 600 de 1,51%. Ce dernier est revenu à son niveau de mardi dernier et porte à plus de 3% son repli de septembre après sept mois de hausse d'affilée.

Alors que les déclarations de la Réserve fédérale américaine et de la Banque d'Angleterre la semaine dernière signalant qu'elles se rapprochaient de la réduction de leur soutien aux marchés et de la remontée des taux n'avaient pas perturbé outre mesure les marchés, cela n'a pas été le cas pour les dernières déclarations de Jerome Powell, le président de la Fed.

Dans un discours écrit en vue de son audition ce mardi au Sénat à Washington, publié lundi soir par la banque centrale, il explique que la hausse des prix et les difficultés de recrutement pourraient se révéler "plus persistants qu'anticipé" et que la banque centrale riposterait en cas de besoin face à l'inflation.

L'audition de Jerome Powell et de la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, par les sénateurs doit débuter à 14h00 GMT. Auparavant, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, doit prononcer à 12h00 GMT un discours en ouverture du forum des banques centrales organisé par la BCE.

Le regain d'inquiétude sur l'inflation et les taux s'ajoute aux préoccupations liées à la Chine, qu'il s'agisse de l'avenir toujours incertain du géant de l'immobilier Evergrande ou des pénuries d'électricité qui pèsent sur l'activité économique.

Citi a d'ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la Chine en 2022, à 4,9% contre 5,5% auparavant.

Les marchés boursiers de Chine continentale et de Hong Kong ont toutefois fini en hausse après des déclarations jugées rassurantes de la banque centrale.

TAUX

Les dégagements sur le marché obligataire américain se poursuivent pour la quatrième séance d'affilée, ce qui entretient la remontée des rendements.

Celui des bons du Trésor à deux ans, à 0,3147, est près de deux fois supérieur à son niveau de juin, le cinq ans a dépassé 1% pour la première fois depuis février 2020 et le dix ans prend encore plus de quatre points de base à 1,5287% après avoir atteint, à 1,551%, son plus haut niveau depuis juin.

Le marché européen suit le mouvement: le rendement du Bund allemand à dix ans est en hausse de plus de trois points à -0,19%.

Parallèlement, le taux d'inflation "à cinq ans dans cinq ans", baromètre des anticipations d'inflation à long terme des marchés, a atteint 1,8332%, son plus haut niveau depuis 2015.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, en hausse pour la sixième séance consécutive, le Brent évolue au plus haut depuis octobre 2018 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) au plus haut depuis juillet.

Leur hausse est alimentée à la fois par les incertitudes sur la production aux Etats-Unis comme dans plusieurs pays africains (Nigeria et Angola) et par l'envolée des prix du gaz naturel, au plus haut depuis sept ans, qui incite certains consommateurs à se tourner vers le pétrole.

Le Brent gagne 0,8% à 80,17 dollars le baril et le WTI 1,14% à 76,31 dollars.

VALEURS EN EUROPE

Le contexte de marché pénalise en premier lieu les valeurs technologiques, dont les valorisations sont les plus sensibles à l'évolution des taux: l'indice Stoxx européen du secteur chute de 3,61%, sa plus forte baisse depuis près d'un an.

Parmi les "techs" européennes les plus durement touchées, ASML cède 5,48%, Infineon 4,33%, STMicroelectronics 4,4% et Dassault Systèmes 3,43%.

Le repli n'épargne que le secteur du pétrole et du gaz (+0,68%) et celui de l'automobile (+0,72%).

À Paris, Sanofi gagne 0,19% malgré l'annonce de l'arrêt du développement de son vaccin à ARN messager contre le COVID-19, qui arriverait trop tard sur le marché, une décision qui ne surprend pas les analystes et devrait limiter les coûts.

CHANGES

Le dollar profite logiquement de la hausse des rendements des Treasuries: il s'apprécie de 0,27% face à un panier de devises de référence (+0,27%) et l'euro retombe à 1,1676 dollar, au plus bas depuis le 20 août.

Le yen, plus sensible encore que la monnaie unique à l'évolution des rendements américains, abandonne plus de 0,3% face au billet vert.

"Dans le contexte des nombreux courants qui animent le marché des changes en ce moment (l'énergie, Evergrande, le plafond de la dette américaine, le Delta), un thème semble prendre de l'ampleur: celui selon lequel le marché se dirige vers une réévaluation de la trajectoire du cycle de resserrement de la Fed", expliquent les stratèges d'ING dans une note.

(Reportage Marc Angrand, avec Elizabeth Howcroft à Londres)

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