1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

L'Elysée défend une relation "républicaine" entre Macron et Sarkozy
Reuters18/12/2018 à 18:05

    * Sarkozy a représenté Macron en Georgie dimanche
    * Les deux hommes avaient déjeuné ensemble le 7 décembre
    * Une "relation cordiale, respectueuse et
républicaine"-Elysée
    * "Sarkozy n'a aucune volonté de revenir", selon un proche

    PARIS, 18 décembre (Reuters) - L'Elysée a défendu mardi la
relation "cordiale, respectueuse et républicaine" nouée entre
Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy, coupant court aux rumeurs
sur le rôle de "conseiller de l'ombre" prêté à l'ancien
président qui épargne son successeur.
    Absent de l'agenda officiel et révélé par la presse, le
déjeuner du 7 décembre entre les deux hommes, au plus fort de la
crise des "Gilets jaunes" qui plombe la popularité du président,
alimente les spéculations sur le rôle joué par Nicolas Sarkozy
et la stratégie suivie par l'actuel locataire de l'Elysée. 
    Selon Le Figaro, les deux hommes ont notamment abordé lors
cette rencontre "la question du maintien de l'ordre public" et
"le retour aux heures défiscalisées", une des mesures fortes du
quinquennat Sarkozy reprise par Emmanuel Macron le 10 décembre
dans son plan de sortie de crise des "Gilets jaunes". 
    "Le président a reçu son prédécesseur comme d'autres
personnalités politiques, nous n'avons pas pour habitude de
commenter ces rendez-vous", élude-t-on à l'Elysée, où l'on
qualifie la relation entre les deux hommes de "cordiale,
respectueuse et républicaine".  
    Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a
dialogué à plusieurs reprises avec l'ancien leader de la droite
à l'occasion de cérémonies officielles ou de dîners à l'Elysée -
une relation qui tranche avec celle, plus houleuse, entretenue
avec François Hollande dont il fut le conseiller et le ministre
avant de se lancer dans la course à la présidentielle. 
    
    "DONNONS-LUI DU TEMPS"
    Très discret depuis son "retrait de la vie politique
active", l'ancien locataire de l'Elysée (2007-2012) a pour sa
part épargné - au moins officiellement - son successeur allant
jusqu'à appeler, dans une interview au Point fin octobre, à
donner "du temps" à Emmanuel Macron. 
    "Les Français s'exprimeront lors des prochaines échéances
électorales. La seule chose que je souhaite, c'est le meilleur
pour notre pays", a-t-il dit. "Je sais combien il est difficile
de satisfaire toutes les attentes nées d'une élection. Je
m'abstiendrai donc de le critiquer. J'observe d'ailleurs qu'en
matière de critiques il semble servi".
    Il a également mis en garde Emmanuel Macron contre "un
pouvoir dangereux" qui peut "devenir une drogue". "Un peu
d'expérience ne nuit pas face aux dangers que les émanations du
pouvoir peuvent générer". 
    Dimanche, Nicolas Sarkozy a accepté de représenter Emmanuel
Macron lors de la cérémonie d'investiture de la nouvelle
présidente de Géorgie Salomé Zourabichvili, une ancienne
diplomate française. 
    Le chef de l'Etat "a demandé à Nicolas Sarkozy en tant
qu'ancien président de la République" ayant développé "des liens
étroits avec la Géorgie" notamment lors de la guerre éclair de
2008 entre Tbilissi et Moscou "de le représenter
officiellement", a-t-on confirmé à l'Elysée.
    La négociation menée à l'été 2008 au nom de l'Union
européenne par Nicolas Sarkozy avait abouti à un accord de
cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi le 12 août de la même
année. "Le rôle joué par le président Sarkozy dans la crise
géorgienne justifiait qu'il représente la France", estime-t-on
dans l'entourage d'Emmanuel Macron. 
    
    "MADE IN SARKOZY"
    Dans les rangs de l'opposition de gauche, la relation entre
les deux hommes interroge. Le premier secrétaire du Parti
socialiste Olivier Faure a dénoncé au lendemain de l'allocution
d'Emmanuel Macron sur la crise des "Gilets jaunes" des mesures
"Made in Sarkozy". 
    Le vice-président socialiste au Sénat, Rachid Temal, a de
son côté "cru entendre Sarkozy" dans les propos d'Emmanuel
Macron sur l'immigration et "l'identité profonde". Dans la
presse, les articles se sont multipliés sur le thème "Sarkozy,
conseiller de l'ombre de Macron" (Le Monde) ou "Nicolas Sarkozy,
l'homme qui murmure à l'oreille d'Emmanuel Macron" (La Dépêche
du Midi). 
    "Le président Sarkozy n'est le conseiller de personne", a
assuré dimanche sur France 3 Richard Ferrand. Le président de
l'Assemblée nationale et proche d'Emmanuel Macron a lui-même
déjeuné lundi avec Nicolas Sarkozy. 
    "Lorsqu'on a dans ce pays des gens de la qualité du
président Nicolas Sarkozy, du président François Hollande, il me
semble qu'il est toujours utile de s'enrichir de l'expérience de
femmes et d'hommes qui ont eu des responsabilités majeures",
a-t-il dit.
    Pour le président du groupe La République en marche au
Sénat, François Patriat, "Nicolas Sarkozy aime se considérer
comme un recours mais Emmanuel Macron est intelligent, il ne
faut pas sous-estimer sa lucidité" sur la démarche de Sarkozy.
"En donnant ce signe-là, Emmanuel Macron sait qu'il affaiblit
Laurent Wauquiez", l'actuel président des Républicains (LR) avec
lequel les relations sont notoirement mauvaises.
    "Emmanuel Macron sait très bien que Nicolas Sarkozy n'a pas
de vélléité de retour sur la scène politique", souligne pour sa
part un proche de l'ancien président. "Nicolas Sarkozy a été le
gouvernail, maintenant il peut être le phare pour donner la
direction, il n'a aucune volonté d'être à la barre du bateau".

 (Marine Pennetier et Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey,
édité par Yves Clarisse)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer