Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

« L'économie de la démondialisation ! » (Véronique Riches-Flores)

Boursorama26/09/2014 à 18:15

Le commerce mondial ne s'est pas remis de la crise économique et financière de 2008.

Depuis 2008, le commerce mondial patine... Or, l'inertie des échanges réduit le potentiel de croissance mondiale constate Véronique Riches-Flores, économiste (Riches-Flores Research) et membre du Cercle des analystes indépendants.

Entre 1990 et 2008, le volume des échanges mondiaux a été multiplié par près de deux, correspondant à une croissance 1,6 fois plus rapide que celle de la production mondiale. Politique de libre échange, émergence des pays d'Asie, délocalisation et déséquilibres des comptes courants, expliquent pour l'essentiel cette mondialisation puis, dans son sillage, le mouvement de globalisation économique et financière qui a caractérisé les années 2000. Au cours de cette période tous les pays ont bénéficié d'une croissance exceptionnelle de leurs exportations, y compris les plus mauvais, dont on lisait la sous-performance par la perte de parts de marchés -expression d'une croissance moins rapide que celle du reste du monde- plutôt que par un déclin absolu de leurs ventes. Ainsi, le volume des exportations françaises était en 2008 près de 2,5 fois plus élevé qu'en 1990, quand la production industrielle avait augmenté de moins de 15 % sur l'ensemble de la période.

Le développement des échanges a, de fait, eu un effet d'entrainement inestimable sur la croissance mondiale des vingt dernières années avant la crise, permettant tout à la fois aux plus pauvres de se construire une base industrielle sur laquelle asseoir leur développement et aux plus riches de se refaire une jeunesse, après deux décennies particulièrement difficiles qui avaient suivi les deux chocs pétroliers de 1973 et 1981. Le mouvement de globalisation qui s'en est suivi a, par ailleurs, changé la face du monde. Aux flux commerciaux ont succédé les flux d'investissements internationaux, les flux financiers, ceux de travailleurs en même temps que de touristes. L'économie est devenue, à ce point, globale, qu'à l'automne 2008, la seule faillite d'une des premières banques américaines a ébranlé en vingt-quatre heures l'ensemble de la planète.

Le commerce mondial ne s'est jamais véritablement remis de la crise économique et financière de 2008. Si le volume des échanges a pu retrouver rapidement ses niveaux d'avant crise, les choses n'ont guère évolué depuis. Stagnant depuis 2011, le contenu en importations de la croissance mondiale reflue ces derniers mois et pourrait bien avoir entamé un mouvement durable de repli.

 

 

Contenu en importations de la production mondiale

 

Une telle rupture est considérable d'importance. Elle explique à bien des égards les difficultés économiques récurrentes de ces dernières années et signale un profond changement des rouages économiques internationaux.

  • En supprimant  l'une des principales courroies de transmission de la croissance à l'échelle internationale, l'inertie des échanges a non seulement pour effet de réduire le potentiel de croissance mondiale mais également de créer davantage de disparités, elles-mêmes sources de déséquilibre et d'instabilités, notamment sur les marchés des changes.
  • Les pays émergents, dont l'essor a reposé sur la dynamique de leurs exportations, source de revenus indispensables à la satisfaction de leur décollage domestique, se voient en particulier confisqué le principal soutien à leur développement.
  • Un tel environnement est par nature moins propice à la prise de risque, nuisant de facto aux investissements des entreprises et aux flux d'investissements directs internationaux, ce qui est susceptible d'entretenir l'inertie des échanges et de réduire les chances d'une reprise soutenue de la croissance mondiale.
  • Ces tendances posent, enfin, la question de leur coût pour des entreprises de plus en plus mondialisées dont le développement de ces dernières années est indissociable des espoirs d'une croissance toujours soutenue de leurs débouchés internationaux.

On comprend à quel point une anémie durable de croissance des échanges mondiaux serait préoccupante pour l'avenir. Le risque que cette situation perdure est pourtant réel. A court terme, faible croissance économique sur fond de tensions géopolitiques internationales préfigurent probablement une accentuation de la tendance au repli des échanges constatée depuis le début de l'année. A plus long terme, c'est du côté chinois que se trouveront, ou non, les chances de voir s'inverser la trajectoire de ces derniers mois. Après avoir été le principal moteur de la mondialisation, le repli de la Chine sur elle-même explique, en effet, dans une large mesure la rupture des échanges internationaux depuis 2011... Dès lors, la réouverture, à terme, de l'économie chinoise aux importations mondiales semble-t-elle un préalable au retour d'un environnement plus porteur.

Véronique Riches-Flores

 

 

Contenu en importations de la production des pays émergents

 

 

Le Cercle des analystes indépendants est une association constituée entre une douzaine de bureaux indépendants à l'initiative de Valquant, la société d'analyse financière présidée par Eric Galiègue, pour promouvoir l'analyse indépendante.

Mes listes

valeur

dernier

var.

5536.48 -0.53%
0.92 +3.03%
8.8 -0.34%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.