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L'automobile européenne se déchire entre riches et pauvres

Reuters28/08/2012 à 23:08

L'AUTOMOBILE EUROPÉENNE SE DÉCHIRE ENTRE RICHES ET PAUVRES

par Andreas Cremer

BERLIN (Reuters) - Volkswagen ne s'est pas fait que des amis cet été parmi les autres constructeurs généralistes européens en augmentant sa production alors que le continent souffre d'une surcapacité patente. Mais le groupe allemand ne semble pas décidé à ralentir la cadence pour sauver ses concurrents.

La querelle a été portée sur la place publique le mois dernier, lorsque le patron de Fiat Sergio Marchionne a accusé Volkswagen de contribuer à un "massacre" en prenant prétexte de la crise de la dette européenne pour lancer une guerre des prix en Europe.

Volkswagen, leader en Europe avec 23,9% du marché, a répliqué en menaçant de quitter la principale fédération professionnelle européenne, l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea), si Marchionne en restait le président.

La dispute a provoqué une scission entre les constructeurs européens, partagés désormais en deux camps: ceux qui ont le vent en poupe, VW en tête, et les autres, tels Fiat, Peugeot-Citroën, Renault et Opel, filiale européenne de General Motors.

Il semble donc peu probable que ces derniers puissent convaincre VW de les appuyer lorsqu'ils sollicitent des autorités européennes qu'elles encouragent les mesures destinées à réduire les capacités, à fermer des sites et à supprimer des postes.

Volkswagen et les autres constructeurs qui arrivent très bien à surnager en se focalisant sur le haut de gamme disent de leur côté que les Etats manipulent les normes d'émission de CO2 pour pénaliser les marques de luxe et soutenir ainsi les entreprises les plus mal en point.

"La crise financière a dressé une barrière entre les producteurs européens suivant qu'ils sont riches ou pauvres", constate Stefan Bratzel, directeur du cercle de réflexion allemand Center of Automotive Management.

VENTE À PERTE

La tension risque de monter de plusieurs crans lorsque les patrons du secteur seront revenus de leurs vacances d'été, VW ayant maintenu tout l'été des équipes à temps plein pour alimenter la demande du 4x4 Tiguan, alors que Fiat prolongeait jusqu'au 31 août la fermeture d'un site près de Naples.

Et les divergences de vues entre constructeurs risquent de plomber l'ambiance au Mondial de l'automobile de Paris, fin septembre.

Pour Philippe Varin, le président du directoire de PSA, cette querelle a déjà eu pour effet d'empêcher toute approche concertée pour traiter le problème des surcapacités chroniques de l'Europe.

Les grands constructeurs du Vieux Continent sont par ailleurs confrontés, sur le segment des petits véhicules, à la concurrence féroce de groupes asiatiques tels que Toyota et Hyundai. Ils ont répliqué en proposant des ristournes qui, pour beaucoup, reviennent à vendre à perte.

Peugeot, qui écoule plus de la moitié de sa production sur un marché européen en constant déclin, a perdu en moyenne 789 euros par voiture vendue (avant intérêts et impôt) au premier semestre et Fiat 142 euros, selon les calculs du Center of Automotive Research (CAR) de l'Université de Duisburg-Essen.

Volkswagen, au contraire tire parti de son expansion à l'international, vers les Etats-Unis et la Chine en particulier: sa marque phare VW gagne 916 euros par véhicule, selon CAR, sa marque haut de gamme Audi 4.242 euros et sa marque de voitures de sports Porsche 16.826 euros.

Alors que certains constructeurs s'épuisent face à des surcapacités que les analystes évaluent à 20% dans l'ensemble de l'Europe, le taux d'utilisation des capacités atteint 90% chez VW.

Porsche va ajouter des équipes sur huit samedis jusqu'à la fin de l'année, pour satisfaire la demande de 911 de nouvelle génération et de Boxster, tandis que Daimler songe à transférer une partie de la production de sa Mercedes Classe-A sur un site finlandais afin de soulager son usine allemande de Rastatt, qui ne peut plus suivre.

SOUPÇONS SUR LE BONUS-MALUS

Chez Volkswagen, on rappelle que cette réussite est passée par des sacrifices: le groupe a supprimé des emplois par milliers en 2006 et rallongé la durée hebdomadaire du travail sans contrepartie salariale afin d'accroître sa compétitivité.

Il a aussi investi dans la modernisation de sa gamme, ce que Fiat, par exemple ne peut pas se permettre, de l'avis de Marchionne, dans le contexte économique actuel.

"VW et BMW n'ont pas sacrifié les dépenses de R&D durant les crises économiques précédentes, alors que Fiat et Peugeot ont gelé l'investissement et repoussé le lancement de modèles", note Ferdinand Dudenhöffer, directeur du CAR. "La réussite allemande n'est pas le fruit du hasard".

Les constructeurs allemands ont aussi leurs récriminations. Ils accusent en particulier la France de manipuler les règles de protection de l'environnement pour aider ses constructeurs.

Le gouvernement français a modifié en juillet le système du bonus-malus au profit des véhicules les moins polluants, favorisant ainsi les voitures de petite taille, segment que dominent encore Peugeot et Renault en dépit de ventes accusant des baisses à deux chiffres, au détriment des grosses cylindrées où dominent les Allemands.

La fédération allemande VDA enjoint le gouvernement français de supprimer ce dispositif, qui doit être adopté en conseil des ministres le 24 septembre, affirmant qu'il pourrait enfreindre le droit communautaire, en ostracisant les marques haut de gamme.

Le différend entre les constructeurs allemands et les autres ne s'arrête pas là. Il s'étend à l'ambition de l'Union européenne de ramener les émissions de CO2 par voiture à 95 grammes au kilomètre en 2020 contre 135,7 g/km en 2011.

La VDA estime que la formule retenue par la Commission européenne est biaisée au détriment des grosses cylindrées et, selon des sources européennes, l'Allemagne plaide pour une nouvelle répartition de la charge.

Avec Laurence Frost à Paris, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand


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