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Iran-La France à l'offensive après la décision de Trump
Reuters09/05/2018 à 16:10

    * Paris va "tout faire" avec ses alliés pour les entreprises
    * Contact prochain entre Le Maire et son homologue américain
    * Etat d'esprit "ouvert" de l'Iran ces dernières
semaines-Elysée

 (Actualisé avec précisions, autres déclarations, contexte)
    PARIS, 9 mai (Reuters) - La France prépare avec ses alliés
européens une offensive diplomatique et économique pour tenter
de contrer la décision de Donald Trump de se retirer de l'accord
nucléaire de 2015 avec l'Iran et de rétablir des sanctions
économiques contre Téhéran et les entreprises coopérant avec la
République islamique. 
    Bien qu'attendue, l'annonce mardi soir du président
américain est un coup dur pour Paris, Londres et Berlin, qui
avaient tenté ces derniers mois de convaincre Washington de
rester dans le cadre de cet accord âprement négocié.
    Le rétablissement des sanctions - immédiat pour les nouveaux
contrats et à l'issue de périodes transitoires de 90 à 180 jours
pour les groupes déjà présents - est également source
d'inquiétude pour les grands groupes européens, notamment Airbus
 AIR.PA , les constructeurs automobiles français PSA et Renault
 RENA.PA , le groupe pétrolier Total  TOTF.PA  et le
pharmaceutique Sanofi  SASY.PA .  
    "Nous allons évidemment tout faire, en lien avec nos
entreprises pour protéger leurs intérêts", a déclaré mercredi
une source à l'Elysée. "Nous allons en parler à nos entreprises,
entre Européens" et "nous allons le traiter au niveau de
l'ensemble de l'Union européenne avec les Etats-Unis". 
    La question sera notamment discutée en marge du sommet
UE-Balkans prévu les 16 et 17 mai à Sofia. Le ministre de
l'Economie et des Finances Bruno Le Maire aura pour sa part un
contact d'ici la fin de semaine avec le secrétaire d'Etat
américain au Trésor Steve Mnuchin. 
    Entretemps, le gouvernement rencontrera les entreprises
françaises présentes en Iran "pour essayer au maximum de les
préserver" des sanctions que les Etats-Unis vont rétablir, a
indiqué le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. 
    
    COMMERCER EN EUROS? 
    L'enjeu est de taille pour la France. Deuxième partenaire
commercial de l'Iran au sein de l'UE, derrière l'Italie et
l'Allemagne, l'Hexagone a vu ses échanges avec la République
islamique, qui avaient chuté pendant les sanctions
internationales, redécoller en 2016 sous l'effet de l'accord de
Vienne de juillet 2015. 
     Après avoir progressé de 28% à 722 millions d'euros en
2016, les exportations françaises ont plus que doublé en 2017
pour s'établir à 1,5 milliard d'euros, tirées par les livraisons
d'Airbus (+1.291% à 391 millions) et de pièces détachées
automobiles (+614% à 144 millions), selon les douanes. 
    Pour continuer sur cette lancée et parer d'éventuelles
nouvelles sanctions américaines face aux menaces brandies par
Donald Trump, le directeur de BpiFrance avait dit en février que
la France commencerait à proposer des crédits libellés en euros
aux acheteurs iraniens de ses biens d'ici la fin de l'année.  
    Interrogée sur la possibilité de commercer plus globalement
avec l'Iran en euros pour éviter des sanctions, l'Elysée estime
que cette question appartient "aux discussions que nous avons,
ce n'est pas forcément aussi simple".  
    Une source gouvernementale a elle aussi émis des doutes.
    "C'est clair que dans le contexte actuel il y a une vraie
question sur la pérennité et la pertinence d'un dispositif de ce
type", a-t-elle déclaré.
    La priorité pour l'heure est de voir "ce qui peut être fait
d'un point de vue très technique, (à savoir) est-ce qu'on prend
ce qu'on appelle des "clauses grand-père", si des accords qui
ont été déjà signés depuis longtemps vont continuer à
s'appliquer, si on peut envisager des exemptions", a dit Bruno
Le Maire mercredi sur France Culture. 
    La situation actuelle fait "des Etats-Unis le gendarme
économique de la planète et je considère que ça n'est pas une
situation qui est acceptable", a-t-il ajouté. 
     
    "CADRE GLOBAL"
    Au-delà de l'impact économique, la décision américaine met à
mal un accord qui avait permis d'encadrer l'activité nucléaire
de l'Iran. Premier dirigeant européen à s'exprimer après
l'allocution de Donald Trump, Emmanuel Macron entend rester au
centre du jeu sur ce dossier avec sa proposition d'accord "plus
large" à même selon Paris de répondre aux inquiétudes de
Washington et d'assurer la stabilité de la région. 
    Ce "nouvel accord" doit permettre d'englober quatre volets :
bloquer toute activité nucléaire iranienne jusqu'en 2025,
empêcher à plus long terme toute activité nucléaire, stopper les
activités balistiques de l'Iran et créer les conditions d'une
stabilité politique dans la région. 
    Cette proposition "est là aujourd'hui pour donner une
perspective pour éviter un vide stratégique", souligne-t-on à
l'Elysée, où l'on précise que la question iranienne sera abordée
lors du déplacement d'Emmanuel Macron fin mai à Moscou, autre
signataire de l'accord de 2015 avec Pékin. La Chine comme la
Russie ont réaffirmé ces dernières 24 heures leur engagement à
la mise en oeuvre de l'accord. 
    Reste à déterminer de quelle manière la France et ses alliés
européens vont pouvoir convaincre l'Iran et le président Hassan
Rohani - avec lequel Emmanuel Macron doit s'entretenir mercredi
au téléphone. A Paris, on se veut prudent mais optimiste. 
    "Officiellement l'Iran était dans une position très
défensive par rapport à cette proposition telle qu'elle a été
formulée à Washington, ce qui est assez logique et cohérent avec
ce qu'avait dit l'Iran avant et après l'adoption de l'accord de
2015 qui pouvait se résumer ainsi 'tout l'accord mais rien que
l'accord'", indique-t-on à l'Elysée. 
    "Néanmoins, on a constaté avant la décision américaine un
état d'esprit assez ouvert du président Rohani notamment lors de
discussions avec le président français pour échanger et mieux
comprendre" à partir du moment où il avait l'assurance que
"notre priorité était de préserver l'accord tel qu'il existe",
ajoute-t-on. 

 (Jean-Baptiste Vey, Marine Pennetier et Yann Le Guernigou,
édité par Yves Clarisse)
 

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