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Ipsen en baisse après l'échec d'un essai clinique
information fournie par AOF09/12/2022 à 15:55

(AOF) - Le laboratoire Ipsen affiche aujourd’hui une des plus fortes baisses du SBF120 avec un recul de 2,89% à 104 euros après avoir annoncé ce matin que son étude Contact-01 n’avait pas atteint son critère d’évaluation principal, à savoir la survie globale. L’étude en question est un essai clinique de Phase III évaluant le produit Cabometyx (cabozantinib) en association avec l’atézolizumab (Tecentriq) par rapport au docétaxel chez les patients atteints d’un cancer du poumon. Dans une étude consacrée au laboratoire, UBS reste Neutre sur la valeur avec un objectif de cours de 107 euros.

L'échec de l'essai clinique du Cabometyx " n'est pas une surprise pour nous " affirme UBS, estimant que "l'accent doit être mis sur l'expansion commerciale ".

" A moyen terme, Ipsen a besoin d'ajouter des actifs à son portefeuille de manière inorganique car la force de R&D organique de la société reste limitée " estime l'analyste, soulignant qu'en raison de sa taille réduite, le business model d'Ipsen est fondé sur un système de licence.

Pour UBS, cela confère une importance accrue à un certain nombre d'opportunités de croissance liées à des actifs acquis ou sous licence, parmi lesquelles la "relance" de l'actif oncologique Tazverik.

" Bien que les résultats de l'étude n'aient pas atteint le critère d'évaluation principal dans cette indication, nous restons confiants quant à l'efficacité clinique de cabozantinib seul et en association avec un autre traitement dans les indications existantes pour les cancers difficiles à traiter " déclare Howard Mayer, Vice-Président Exécutif et Directeur de la Recherche et du Développement.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- 3ème biopharmaceutique française spécialisée, focalisée sur l’innovation et la médecine de spécialités, créée en 1929 ;

- Chiffre d’affaires de 2,9 Mds€ réparti entre la médecine de spécialité pour 92 % (dont l’oncologie pour 75 %), les neurosciences pour 15 %, les maladies rares pour 2 % et le reste en santé familiale (Smecta, Forlax, Fortrans...), pôle cédé en 2022 ;

- Présence internationale majoritairement en Europe (50,2 %) et aux Etats-Unis (32 %) ;

- Vision : être une biopharmaceutique leader dans les médicaments en oncologie (Cabometyx, Décapeptyl, Onivyde, Somatuline), maladies rares (NutropinAct et Increlex) et neurosciences (Dysport) via la R&D et les partenariats scientifiques ;

- Capital contrôlé par les familles fondatrices Beaufour (54 % des actions et près de 70 % des droits de vote) et par la famille Swabe pour 4,34 %, Marc de Garidel présidant le conseil de 10 membres, David Loew étant directeur général ;

- Solidité du bilan avec, à fin juin, des capitaux propres de 3,1 Mds€, un effet de levier de la dette inférieur à 1 et une trésorerie de 1 Md€ qui sera renforcée par la cession du pôle santé familiale pour 350 M€, finançant l’acquisition d’Epizyme.

Enjeux

- Stratégie 2024 capitalisant sur la médecine de spécialité aux objectifs rehaussés : visant 4 à 6 % de croissance annuelle du chiffre d'affaires, réduction des frais administratifs et généraux et progression des efforts de R&D ;

- Stratégie d'innovation ouverte, soutenue par une R&D exercée dans 3 centres (Oxford, Cambridge, Saclay et Shangaï) et financée par 3 Mds€ d’investissements d’ici 2024 (14,9 % des revenus) :

- aboutissant à la création d'un portefeuille de 25 médicaments dont 3 enregistrés

- accélérée par des acquisitions (7 en 2021) ;

- Stratégie environnementale « Génération Ipsen » :

- en 2030, recul de 50 % (vs 2019) des émissions de CO2 par les infrastructures et la flotte automobile,

- point d’étape 2024 : baisse de 21 % des émissions de CO2, de 24 % de la consommation d’eau et hausse de 20 % du volume de déchets traités,

- intégration depuis 2019 des critères ESG dans les émissions obligataires ;

- Elargissement de la gamme contre les maladies rares (NutropinAct et Increlex) ;

- Renforcement dans les épigénétiques anti-cancéreux après la fusion avec l’américain Epizyme.

Défis

- Forte dépendance à 3 médicaments assurant près des 2/3 des ventes : le Dysport (challenger du Botox, commercialisé aux Etats-Unis), le Décapeptyl et la Somatuline ;

- Report par l’autorité américaine -FDA- de la réunion prévue le 31 octobre sur le palovarotène ;

- Décisions attendues : réglementaire avec Onivyde contre le cancer du poumon aux Etats-Unis et clinique pour le Cabometyx-atezolizumab contre le cancer du foie ;

- Retombées des partenariats avec Genfit autour du médicament Elifibranor, assorti d’une prise de participation de 8 % et avec Marengo Therapeutics ;

- Après une hausse de 9,5 % des ventes à fin septembre, objectifs confirmés d’une croissance des ventes de + 7 % et d’une marge opérationnelle de + 36 % ;

- Rachat d’actions.

En savoir plus sur le secteur "pharmacie"

Perte de vitesse de la recherche européenne

La recherche européenne perd du terrain face à la recherche américaine et chinoise. En vingt ans, la part de l'Europe a chuté de 41 % à 31 % dans la R&D mondiale. La part de la Chine a, elle, bondi de 1 % à 8 %. Quant aux Etats-Unis, qui ont supplanté l'Europe, en 2001 ils ne consacraient que 2 milliards d'euros par an de plus que l'Europe à la R&D, alors que désormais cet écart atteint 25 milliards ! Certains experts accusent les autorités européennes de ne pas avoir déployé des politiques efficaces. Il aurait ainsi fallu mieux cibler le financement de la recherche pharmaceutique via le programme " Horizon 2020 ". La France n'arrive qu'en dix-huitième position dans le financement européen en dépit de la qualité de sa recherche. A contrario les Etats-Unis concentrent les financements sur Boston et quelques centres d'excellence.

Valeurs associées

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 09/12/2022 à 15:55:00.

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