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INTERVIEW-Saft cherche la clé du marché de la voiture électrique

Reuters12/09/2018 à 15:30
    par Benjamin Mallet, Gilles Guillaume et Bate Felix
    PARIS, 12 septembre (Reuters) - Saft ambitionne de produire
à partir de 2020 de nouvelles générations de batteries
électriques à même de répondre aux besoins des constructeurs
automobiles, a déclaré à Reuters Jean-Baptiste Pernot, directeur
des opérations de la filiale de Total  TOTF.PA .
    Le fabricant de batteries, au sein d'une alliance avec les
allemands Siemens  SIEGn.DE  et Manz  M5ZG.DE  et le belge
Solvay  SOLB.BR  qu'il a formée en début d'année, veut ainsi
s'imposer comme le champion européen d'un secteur promis à une
forte croissance et prisé des acteurs asiatiques.
    "Les constructeurs automobiles réfléchissent en ce moment à
l'approvisionnement de leurs modèles qui vont sortir en
2022-2023, donc c'est encore le bon moment. Le marché va grossir
et il y a de la place pour de nouveaux entrants à condition de
s'y prendre suffisamment tôt", a dit Jean-Baptiste Pernot lors
d'un entretien accordé à Reuters.
    Aujourd'hui spécialisé dans les marchés de niche à forte
valeur ajoutée - ses batteries équipent des satellites, des
avions, des data centers ou encore des plates-formes pétrolières
-, Saft ferait ainsi son entrée dans un secteur automobile grand
public qu'il avait déjà tenté d'investir dans les années 2000.
    La société prévoit de consacrer 200 à 300 millions d'euros
en recherche et développement (R&D) à son projet de batteries de
nouvelle génération - un montant qui n'inclut pas la
contribution de ses partenaires, confidentielle - avant de
passer à la phase d'industrialisation.
    "Le montant pour devenir un champion de la batterie d'ici
2030 se compte en milliards d'euros, et plus près de la dizaine
de milliards d'euros que du milliard, tout compris", a souligné
Jean-Baptiste Pernot.
    Selon le dirigeant, qui pilote l'alliance formée par Saft,
le marché européen de la batterie pourrait atteindre environ 150
à 200 gigawattheures (GWh) à horizon 2025 et "probablement deux
fois plus en 2030".
    
    "DE LA PLACE POUR PLUSIEURS ACTEURS" EN EUROPE
    "La plus grosse usine dans le monde aujourd'hui fait autour
de 20 GWh (...), ça signifie qu'il y a de la place pour
plusieurs acteurs et que, pour qu'un acteur soit compétitif sur
les marchés de masse comme l'automobile, il aura besoin d'usines
dont la taille sera supérieure à 10 GWh."    
    Alors que l'écrasante majorité des batteries pour véhicules
électriques utilise actuellement le lithium-ion liquide, les
chercheurs de Saft veulent d'abord améliorer cette technologie
pour gagner en densité énergétique, avec deux nouveaux modèles
(dits de "génération 3A" et "3B") dont la production de masse
devrait démarrer au premier semestre 2020 et en 2022.
    Dans un second temps, la société passera à des batteries
"tout solide" ininflammables - contrairement aux composés
liquides - et très performantes en termes de capacité et de
tension, ce qui lui permettra de concevoir des produits plus
légers et plus denses, avec une durée de vie plus longue.
    La production de ces modèles de "génération 4A" est
programmée pour 2024 et les batteries les plus en rupture avec
les technologies actuelles ("génération 4B") devraient sortir
des usines fin 2025.
    "Quand on parle du marché de masse, qui est d'abord le
marché automobile, la génération 4B sera la plus adaptée. Mais
la génération 3B pourrait être aussi tout à fait compétitive
dans une phase intermédiaire et constituer pour nous un premier
pas dans le monde automobile", selon Jean-Baptiste Pernot.
    Les ambitions de Saft s'inscrivent dans la stratégie commune
de l'Union européenne en matière d'énergie et du projet, dévoilé
fin 2017, de doter l'Europe de sa propre filière technologique
pour le stockage d'électricité.
    
    SAFT N'EXCLUT PAS D'OUVRIR UNE USINE EN FRANCE
    La création d'un "Airbus des batteries" permettrait au
continent de retrouver une certaine indépendance face au
quasi-monopole de l'Asie, représentée notamment par les coréens
LG Chem et Samsung SDI, ou le chinois CATL.
    Outre l'alliance autour de Saft, le projet pilote de
Northvolt, en Suède, est la plus avancée des initiatives
encouragées par l'Europe. Alors qu'elle doit donner naissance à
la plus grosse usine européenne de batteries lithium-ion d'ici
2023, la start-up peinait toutefois avant l'été à réunir les
financements espérés en raison du risque qui entoure son projet.
    Jean-Baptiste Pernot a également souligné que le rachat de
Saft par Total pour près d'un milliard d'euros, en 2016, avait
donné un nouvel élan à la société, qui célèbre cette année ses
100 ans.
    "Le rachat par Total a rajouté un niveau d'ambitions et de
moyens que Saft n'avait pas (...) Saft seul ne pourrait pas
avoir la même crédibilité pour potentiellement se développer sur
le marché automobile." 
    Le fabricant de batteries pourrait préciser son futur
dispositif industriel au cours du premier trimestre 2019 et
n'exclut pas de produire en France ses modèles de nouvelle
génération, mais il discute pour le moment avec des
constructeurs automobiles afin d'évaluer leurs besoins.
    "Le moment voulu, on comparera toutes les options et ça
dépendra aussi des débouchés. Mais il peut y avoir une usine en
France qui serve les constructeurs français et allemands et puis
une usine en Allemagne qui serve les allemands et les français,
ou même ailleurs, c'est très ouvert", a précisé Jean-Baptiste
Pernot.
    "Il faut trouver un endroit où on puisse avoir des bonnes
conditions de compétitivité et de la main d'oeuvre très
qualifiée."

 (Edité par Jean-Michel Bélot)
 

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