Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

« Il faut peu à peu changer la structure des portefeuilles » par Valérie Gastaldy du Cercle des analystes indépendants

Boursorama27/03/2014 à 17:45

 

 

Pour Valérie Gastaldy, l'espérance de gain sur les actions européennes est mathématiquement nulle pour les deux à trois mois qui viennent.

 

Pour Valérie Gastaldy, stratégiste chez DayByDay, le potentiel de hausse est à peu près équivalent au potentiel de baisse sur les marchés actions européens. Dans ce contexte, il ne faut pas hésiter à prendre ses profits et changer la structure des portefeuilles.

Dans l'ensemble, les pays européens ont démarré l'année 2014 au plus haut depuis quatre ans, et ils y sont toujours. La reprise économique annoncée est pour le moment faible, les actions ont-elles déjà pris en compte trop de bonnes nouvelles ?

Les plans d'économies budgétaires drastiques mis en place dans différents pays européens ont eu un effet néfaste sur les taux de chômage, mais pas sur les cours de bourse. Début 2011, la croissance du PIB européen était de 2.7%, elle a chuté jusqu'en mars 2013 à -1.1% et elle redevient légèrement positive depuis le dernier trimestre de 2013. Les marchés financiers ont très rapidement intégré cette récession. Ils ont chuté violemment mi-2011, mais ils n'ont pas cessé de se reprendre depuis juin 2012, bien avant que les nouvelles économiques ne s'améliorent. Une fois encore, les indices boursiers ont été des indicateurs avancés. Le risque en ce début d'année est que les bonnes nouvelles soient déjà dans les cours...

La progression des actions européennes (reflétée par l'indice large Stoxx 600) semble très assurée, complètement déconnectée des difficultés de l'économie réelle. Les prix sont inscrits dans un canal haussier, le rythme est donc régulier. Depuis 2012, on ne relève que deux baisses, une de 14% en avril/mai 2012, puis une seconde de 12% en juin 2013. Techniquement, les actions européennes peuvent donc à tout moment revenir tester le bas de leur canal, entre 309 et 310 points, sans que la tendance haussière de fond ne soit remise en question.  A la hausse, le haut du canal correspond assez précisément pour les semaines qui viennent aux creux de 2007 à 349 points - qui ont déclenché le signal de vente technique quand ils ont été enfoncés. Cette zone interrompra la progression de l'indice pendant quelques mois, c'est le niveau idéal qui peut déclencher une nouvelle baisse de plus de 10%.

Il en ressort donc qu'aujourd'hui, le potentiel de hausse est à peu près équivalent au potentiel de baisse. Les investisseurs doivent donc être conscients que leur espérance de gain est mathématiquement nulle pour les deux à trois mois qui viennent. Ils ont 50% de chances que l'indice progresse de 18 points, et 50% de chances qu'il baisse de 21 points...

Pour profiter de ce type de situation, il faut être extrêmement tactique, acheter après des décalages baissiers de plus de 7% en deux semaines, et songer à revendre quand l'indice a repris 10%. Plus facile à dire qu'à faire... A chaque baisse, on redoute que les prix sortent du canal, et un jour, ceci arrivera. Théoriquement, cette sortie de canal doit être précédée de signaux de faiblesse. L'analyse graphique a pour principe que les changements de tendance sont annoncés par des figures de retournement, qui sont des phases de consolidation latérales. Avons-nous une phase de consolidation latérale déjà formée ?

Depuis janvier, le rythme de la hausse s'est nettement ralenti. Le sommet de mars 2013 n'est que 0.5% au-dessus de celui de janvier. L'indice a donc des sommets qui sont déjà plats. Les creux en revanche demeurent légèrement haussiers. Nous ne pouvons donc pas encore anticiper cette sortir de canal par le bas.

Le manque de dynamisme depuis janvier vient de la rotation sectorielle très forte qui a démarré à l'automne, voir avant pour certaines valeurs. Les banques anglaises et suisses ont baissé, les valeurs de l'alimentation se sont effritées, celles du luxe ont pâti du ralentissement de la Chine et des Emergents. Ce mouvement interne correspond à ce que l'on nomme une phase de distribution. Dans les derniers mois d'une hausse, la dispersion s'accroit, les corrélations s'affaiblissent. Le désordre semble régner, et le palmarès présente souvent de forts décalages surprenants.

Les choix sectoriels et le stock-picking sont donc importants. L'indice ayant une très forte probabilité de cesser de monter au contact de 349, il faut peu à peu changer la structure des portefeuilles.  Il est donc maintenant pertinent de prendre des profits dans les jours de hausse sur les secteurs comme l'auto, les banques, la construction. En revanche, on s'intéressera  dans les replis à des valeurs sûres comme la consommation non cyclique, Imperial Tobacco par exemple, Nestlé, Casino, ou encore Lagardère.

 

 

« Il faut peu à peu changer la structure des portefeuilles » par Valérie Gastaldy du Cercle des analystes indépendants

 

Valérie Gastaldy

 

Le Cercle des analystes indépendants est une association constituée entre une douzaine de bureaux indépendants à l'initiative de Valquant, la société d'analyse financière présidée par Eric Galiègue, pour promouvoir l'analyse indépendante.

Mes listes

valeur

dernier

var.

40.97 -1.92%
5584.31 +0.33%
0.929 +4.09%
15.045 +0.67%

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.