Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Huit ans après, la Grèce sort de sa mise sous tutelle

Reuters20/08/2018 à 06:00
 (RPT sans changement de cette dépêche transmise dimanche)
    par George Georgiopoulos et Lefteris Papadimas
    ATHENES, 20 août (Reuters) - Longtemps bannie du marché
obligataire et soumises à des années d'austérité, la Grèce sort
officiellement ce lundi de son troisième et dernier plan de
renflouement financier, d'un montant de 86 milliards d'euros,
avec l'espoir de pouvoir de nouveau se financer à terme sur les
marchés.
    La Grèce a reçu au total 260 milliards d'euros d'aide
financière depuis avril 2010 en contrepartie d'une politique
d'austérité drastique. Après l'Irlande en 2013, l'Espagne et le
Portugal en 2014, et Chypre en 2016, elle est le dernier des
pays membres de l'Union européenne à sortir de la tutelle des
mémorandums d'ajustement.
    Dans un entretien publié dimanche par le quotidien
Kathimerini, le gouverneur de la banque centrale, Yannis
Stournaras, met cependant en garde contre toute remise en cause
des engagements que le gouvernement d'Athènes a pris auprès de
ses créanciers.
    "Si nous revenons sur ce que nous avons accepté, maintenant
ou dans le futur, les marchés nous abandonneront et nous ne
serons plus en mesure de refinancer dans des conditions viables
les prêts arrivant à échéance", explique le gouverneur de la
Banque de Grèce.
    Athènes s'est notamment engagé à dégager un excédent
budgétaire primaire - hors service de la dette - de 3,5% du PIB
jusqu'en 2022 puis de 2,2% jusqu'en 2060.
    Pour faciliter son retour à l'autonomie, les ministres des
Finances de la zone euro sont parvenus fin juin à un accord
d'allègement de la dette grecque, prolongeant notamment les
échéances et accordant des délais d'un grâce sur un montant
total d'une centaine de milliards de dollars de dettes.
    
    SURVEILLANCE RENFORCÉE
    Ce plan d'allègement est assorti d'une injection massive de
liquidités, à hauteur de 15 milliards d'euros, qui dote le
Trésor grec d'une réserve de précaution de 24 milliards d'euros,
laissant Athènes libre de retourner sur les marchés ou de puiser
dans ce fonds pour faire face à ses échéances.
    Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait alors salué
un "accord historique". "C'est une nouvelle page pour le pays.
Cela ne signifie pas que nous devons renoncer à la voie prudente
de l'équilibre budgétaire et des réformes structurelles (...)
mais que nous pouvons renoncer à la voie épineuse des
mémorandums et de l'austérité extrême", ajoutait le quatrième
des chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis
l'éclatement de la crise.  
    Cette prolongation des échéances et la réserve de précaution
visent à rassurer les investisseurs sur le fait que la Grèce
peut assurer le service de sa dette sur la durée. Ce geste a été
considéré comme nécessaire dans un contexte de guerre
commerciale et de montée de l'euroscepticisme.
    "Le problème de la dette grecque est maintenant derrière
nous", avait alors déclaré le ministre français des Finances,
Bruno Le Maire.  
    Dans les colonnes du quotidien To Vima, il souligne ce
week-end que les programmes d'ajustement économique négociés
avec Athènes visaient précisément à permettre un retour à la
normalité, et que cette sortie de la tutelle est un "grand
succès". Mais lui aussi insiste sur la nécessité pour Athènes de
tenir ses engagements. "Je n'ai aucun doute qu'ils seront
respectés", ajoute le ministre français.
    Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité
(MES), a rappelé que la Grèce serait placée sous "surveillance
renforcée", conformément à une décision http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4381_fr.htm
 prise par la Commission européenne le 11 juillet dernier pour
s'assurer qu'Athènes ne revient pas en arrière sur les réformes
et sa trajectoire budgétaire.
    "La Grèce est un cas unique. Elle a reçu bien plus de prêts
de notre part que tout autre pays. Aucun autre pays sous
programme n'a reçu des sommes comparables. Par conséquent, la
surveillance sera plus serrée que dans les autres cas et prendra
la forme de ce que l'on nomme 'surveillance renforcée'", dit-il
dans une interview accordée au quotidien Ethnos.
    Ce cadre http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-18-4382_fr.htm
 prévoit notamment l'envoi à Athènes de missions d'évaluation
tous les trois mois "afin de recenser les risques à un stade
précoce".
    
    "JE NE VOIS PAS DE RAISON DE JUBILER"
    La Grèce a basculé dans la tourmente après les élections
législatives d'octobre 2009, quand le nouveau gouvernement,
socialiste, a révélé que le déficit budgétaire du pays était
trois fois plus élevé que les chiffres officiels avancés par le
précédent gouvernement conservateur.  
    Avec la crise, la Grèce a perdu un quart de sa richesse, le
chômage s'est envolé et les salaires et les retraites ont été
réduits d'environ 40%. Le poids de la dette représente
aujourd'hui 180% du PIB, le plus lourd de toute la zone euro.
    Mais quelques rayons de soleil commencent à percer à travers
les nuages: l'activité économique est en phase de reprise, à un
rythme annuel de 2,3%, le tourisme est en plein essor et le
chômage recule un peu, à 19,5% après avoir frappé au plus haut
près de 28% de la population active.
    Le scepticisme reste cependant de mise, y compris au Fonds
monétaire international (FMI) qui prévoit certes une croissance
de 2% cette année et de 2,4% en 2019 mais note que les "risques
extérieurs et intérieurs sont orientés vers le bas".
    Le FMI juge également qu'une révision "réaliste" des
objectifs d'excédents budgétaires primaires sera nécessaire.
    "Je ne vois pas de raison de jubiler à propos de la sortie
du mémorandum, parce qu'il est possible que nous allions de
Charybde en Scylla", prévient Thanos Veremis, professeur émérite
d'histoire à l'Université d'Athènes, pointant la faiblesse du
pouvoir d'achat des Grecs, soumis à une forte pression fiscale.

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
DOCUMENT Définition de la "surveillance renforcée" mise en place
par la Commission européenne    http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-18-4382_fr.htm
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Blandine Henault, Danielle Rouquié, Bertrand Boucey et
Henri-Pierre André pour le service français)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.