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Hollande cultive discrètement ses relations avec le patronat

Reuters18/04/2012 à 19:53

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - "Il ne faut pas rêver, il y a plus de patrons de droite que de patrons de gauche", concède un chef d'entreprise français, proche du Parti socialiste.

Dans la course aux soutiens patronaux, François Hollande refait son handicap face à Nicolas Sarkozy. Discret sur ses relations avec le monde des affaires, le candidat socialiste cultive ses relais et a conquis une audience auprès des patrons, à l'image des banquiers maintenant ouverts à une discussion sur son projet de séparer les dépôts des activités spéculatives.

"En 2007, il y avait dans le patronat français une vraie dynamique pour Nicolas Sarkozy", souligne, sous le couvert de l'anonymat, un dirigeant d'entreprise sympathisant socialiste et fin connaisseur du milieu patronal.

"Au sein du CAC 40, je crois qu'il n'y a eu en 2007 qu'un seul patron qui a voté à gauche. Aujourd'hui, je dirais qu'on est dans un rapport un tiers pour la gauche, deux tiers pour la droite", ajoute-t-il.

Même si la présidente du Medef, l'organisation patronale qui regroupe les grands groupes du pays, a officiellement pris position en faveur de Nicolas Sarkozy.

"Le Medef est trop clairement une organisation qui soutient Nicolas Sarkozy, et vous ne pouvez donc pas passer par le Medef pour avoir des débats de fond avec les socialistes", explique un responsable financier. "Les entreprises nouent des relations directes avec les socialistes. C'est un fait nouveau."

JOUYET ET MACRON, DEUX HOMMES-CLÉS

"Je n'ai jamais vu autant de chefs d'entreprise et de banquiers, même quand j'étais ministre de l'Economie et des Finances, que depuis trois mois", déclarait de son côté Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, lors d'un entretien accordé à Reuters la semaine dernière.

Les déçus du "sarkozysme" prêtent désormais une oreille attentive au député de Corrèze, d'autant qu'il s'est engagé à combattre les déficits publics s'il accède à l'Elysée.

"Les patrons ont d'abord respecté Nicolas Sarkozy pour son énergie", relève un patron. "Mais ils ont été déçus quand ils ont réalisé que, derrière cette énergie, se cachaient un manque de cohérence dans la stratégie mais aussi des processus de décision imprévisibles, très éloignés des règles de gouvernance élémentaires dans les grandes entreprises."

"A l'exception des plus sarkozystes, les patrons des grandes entreprises ne sont plus effrayés par le retour des socialistes", renchérit un observateur du milieu patronal.

"Je trouve qu'il y a chez François Hollande beaucoup de choses bien dites et réalistes, je crains cependant qu'il ait encore une connaissance insuffisante du monde de l'entreprise et de ses mécanismes", tempère toutefois un ancien patron.

Dans l'équipe de campagne socialiste, c'est André Martinez, un ancien dirigeant d'Accor, qui conseille le candidat sur les relations avec les entreprises.

DES HOMMES-CLÉS

Dans son entourage, François Hollande peut aussi s'appuyer sur deux hommes-clés : Jean-Pierre Jouyet, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et son "ami de 30 ans", et Emmanuel Macron, associé-gérant à la banque Rothschild.

S'y ajoute Jean-Jacques Augier, ancien patron des taxis G7, chargé du financement de la campagne.

"Jean-Pierre Jouyet a la confiance totale de François Hollande", explique un chef d'entreprise, soutien du candidat socialiste. "Il l'aide à comprendre les enjeux économiques et financiers et à entrer en contact avec des grands patrons."

François Hollande peut compter sur une kyrielle d'appuis sérieux et de relais dans le monde des affaires, notamment les partisans de l'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui a dû renoncer à briguer la présidentielle après l'affaire du Sofitel de New York.

Il devrait aussi disposer de relais importants dans plusieurs secteurs clés de l'économie. Des affinités de gauche sont prêtées à toute une série de personnalités qui dirigent ou ont dirigé de grands groupes, comme l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, Paul Hermelin, prochain PDG de Capgemini, Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France-KLM, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez ou encore François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP Paribas.

A ce jeu des devinettes reviennent aussi régulièrement les noms de Stéphane Fouks, coprésident d'EuroRSCG Worldwide, Stéphane Boujnah , patron de la banque Santander pour la France et le Benelux, Matthieu Pigasse, directeur-général délégué de la banque Lazard en France et copropriétaire du journal Le Monde, et Pierre Bergé, autre copropriétaire du Monde.

DES AMITIÉS

Reste le cas plus énigmatique de Xavier Niel, le PDG d'Iliad, maison mère de l'opérateur de téléphonie mobile Free.

"Oui, il joue un rôle, même s'il n'est pas exactement de gauche. C'est plus complexe que cela. C'est un libéral libertaire", confie un proche du PS à son propos.

On prête aussi à François Hollande des relations d'amitié avec des dirigeants comme Christophe de Margerie, PDG de Total, Henri de Castries, président d'Axa ou encore Jean-Bernard Lévy, PDG de Vivendi.

"La caractéristique de François Hollande est de fonctionner en étoile. Personne ne sait, sauf lui, qui le soutient. Il fait beaucoup de rencontres bilatérales et peu de consultations collectives", souligne un patron français. "C'est quelqu'un de méfiant, il ne donne pas sa confiance facilement."

Ses partisans rappellent que s'il s'en est pris directement à la "finance sans visage" pendant la campagne et a promis de taxer à 75% les revenus au-delà d'un million d'euros, il s'est gardé de stigmatiser les patrons.

"François Hollande essaie d'éviter la facilité de la démagogie 'anti-patron'", dit l'un de ses soutiens dans le milieu patronal.

"A la différence de Nicolas Sarkozy, François Hollande n'est pas fasciné par les grands patrons. Il les respecte mais ne les fantasme pas", souligne un autre dirigeant d'entreprise. "Il est parfaitement conscient que ce sont des acteurs importants pour la croissance économique du pays. Ni plus, ni moins."

Avec Elizabeth Pineau et Jean-Michel Belot


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