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Hausse prudente en vue en Europe, Powell tempère l'enthousiasme
information fournie par Reuters18/05/2022 à 08:42

HAUSSE PRUDENTE EN VUE EN EUROPE, POWELL TEMPÈRE L'ENTHOUSIASME

HAUSSE PRUDENTE EN VUE EN EUROPE, POWELL TEMPÈRE L'ENTHOUSIASME

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en légère hausse mercredi même si la prudence semble reprendre peu à peu le dessus après le soulagement provoqué la veille par l'amélioration de la situation sanitaire en Chine et la bonne santé apparente de l'économie américaine.

Les contrats à terme sur indices suggèrent une progression de 0,27% pour le CAC 40 à Paris, de 0,12% pour le Dax à Francfort, de 0,06% pour le FTSE 100 à Londres et de 0,13% pour l'EuroStoxx 50.

Le marché parisien a gagné 1,3% mardi et l'indice large européen Stoxx 600 1,22%, sa troisième hausse consécutive, après l'annonce de la levée progressive des restrictions sanitaires à Shanghaï et les chiffres bien accueillis des ventes au détail aux Etats-Unis.

Ces deux facteurs ont favorisé un regain d'intérêt pour les actifs risqués, avec à la clé une progression marquée des actions et un repli du dollar.

Mais ce mouvement reste fragile, notamment en raison des préoccupations persistantes liées à la hausse des prix et à la remontée rapide des taux d'intérêt des grandes banques centrales.

"Après le plongeon de la semaine dernière, les actions peuvent connaître un rebond de court terme", explique Shane Oliver, chef économiste et responsable de la stratégie d'investissement d'AMP Capital. "Mais les risques autour de l'inflation, du resserrement monétaire, de la guerre en Ukraine et de la croissance chinoise restent élevés et vont toujours dans le sens d'une poursuite de la baisse des marchés d'actions."

Mardi, c'est le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, qui s'est chargé de rappeler indirectement à l'ordre les investisseurs en déclarant que la banque centrale monterait les taux aussi haut que nécessaire pour enrayer l'inflation même si cela impliquait de freiner la croissance.

L'inflation est aussi à l'agenda du jour en Europe; au Royaume-Uni, elle ressort à 9% sur un an en avril, le chiffre le plus élevé depuis le début de la série statistique en 1989, et on attend à 09h00 GMT les chiffres définitifs de l'évolution des prix dans la zone euro le mois dernier.

En Asie, l'économie japonaise s'est contractée un peu moins qu'attendu au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) reculant de 0,2% alors que le consensus Reuters tablait sur -0,4%.

À WALL STREET

La Bourse de New York a fini en nette hausse mardi, portée par les valeurs à forte croissance comme Apple (+2,54%) et Tesla (+5,14%), les chiffres mensuels des ventes au détail aux Etats-Unis ayant apaisé les inquiétudes sur le ralentissement de la croissance économique.

L'indice Dow Jones a gagné 1,34% à 32.654,59 points, le Standard & Poor's 500 a pris 2,02% à 4.088,85 et le Nasdaq Composite a avancé de 2,76% à 11.984,52.

Dix des onze grands secteurs du S&P-500 ont progressé, au premier rang desquels la finance et les hautes technologies, en hausse de plus de 2%.

Les contrats à terme sur indices, qui progressaient légèrement en début de journée, suggèrent désormais une ouverture en légère baisse.

EN ASIE

À la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a terminé en hausse de 0,94% et au plus haut depuis le 6 mai, tiré par les grandes valeurs technologiques comme Tokyo Electron (+2,86%) dans le sillage du Nasdaq américain.

En Chine, le SSE Composite de Shanghai grappille 0,26% et le CSI 300 0,15% après avoir passé l'essentiel de la séance en territoire négatifs, certains investisseurs s'interrogeant sur la capacité des autorités à atteindre leurs objectifs économiques.

Morgan Stanley table ainsi désormais sur une croissance limitée à 5,2% cette année alors que Pékin vise 5,5%, en expliquant que l'impact de la stratégie "zéro COVID" n'est qu'en partie compensé par les mesures de relance.

CHANGES

Le dollar se stabilise après être tombé à son plus bas niveau depuis deux semaines face aux autres grandes devises (+0,01) tandis que l'euro (-0,13%) cède un peu de terrain après un bond de 1,1% mardi, sa plus forte hausse en pourcentage sur une séance depuis mars.

La monnaie unique européenne s'échange à 1,0533 dollar après un pic à 1,0563.

La livre sterling, elle, a atteint 1,2501 dollar après une hausse de 1,4% mardi, sa meilleure séance depuis fin 2020, avant de revenir à 1,2471 après les chiffres de l'inflation.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor à dix ans, à 2,986%, reste sur ses niveaux de clôture de mardi après les déclarations de Jerome Powell. Ceux-ci ont dopé le rendement à deux ans, le plus sensible aux anticipation de taux d'intérêt, qui a pris jusqu'à 14 points de base en séance.

En Europe, le dix ans allemand est pratiquement inchangé dans les premiers échanges à 1,059%.

PÉTROLE

Les prix du pétrole, qui avaient fini en baisse d'environ 2% mardi, sont repartis à la hausse grâce aux espoirs de reprise de la demande chinoise avec la levée progressive des restrictions sanitaires.

Le Brent gagne 0,65% à 112,66 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,09% à 113,62 dollars.

(Rédigé par Marc Angrand, avec Tom Westbrook à Singapour, édité par Matthieu Protard)

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