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Grèce : chute de 17% des recettes fiscales en janvier
information fournie par Boursorama09/03/2015 à 15:00

Malgré l'accord décidé récemment, la Grèce n'est pas sortie des difficultés financières.

Malgré l'accord décidé récemment, la Grèce n'est pas sortie des difficultés financières.

L’accord décroché par la Grèce auprès de ses créanciers il y a deux semaines pourrait se révéler difficile à appliquer tel quel. En cause : une chute plus élevée que prévu des rentrées fiscales, faisant resurgir un risque de manque de liquidités à court terme pour l’Etat grec.

La situation s’est dégradée plus vite que prévu sur le front des finances publiques grecques en début d’année. Selon un chiffre repris par nos confrères des Echos, les recettes fiscales auraient chuté de 17% en janvier, créant de potentielles difficultés dans l’échéancier des remboursements que doit suivre le pays. Le gouvernement grec est à la recherche d’une nouvelle solution auprès de ses partenaires.

Nouvelle solution à envisager

Les Echos expliquaient lundi matin que Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, devrait demander en cours de journée aux créanciers du pays de « débloquer des aides au plus vite, avant l’échéance prévue en mai, car le pays [semble] à court de trésorerie ».

Le week-end dernier, le Premier ministre Alexis Tsipras aurait également discuté avec Mario Draghi, président de la BCE, au sujet de la mise en place d’un nouveau plan pour le remboursement de la dette publique, de manière à subvenir aux besoins financiers du pays.

Six milliards à rembourser en mars

De fait, l’échéancier des paiements est tendu : la Grèce doit rembourser six milliards en mars après avoir remboursé 310 millions d’euros au FMI vendredi 6 mars, toujours selon les chiffres des Echos. La forte contraction des recettes publiques en janvier pourrait compliquer les choses.

Parmi les 6 milliards de dettes à rembourser, 4,3 milliards seraient constitués de dettes à court terme arrivant à échéance ce mois-ci. La solution envisagée pour éviter un problème de liquidités serait d’émettre de nouvelles dettes à court terme de manière à repousser l’échéance du véritable remboursement. C’est notamment à ce sujet qu’Alexis Tsipras se serait entretenu avec Mario Draghi il y a deux jours. Or, le président de la BCE serait peu favorable à cette solution « au nom de la défense de la crédibilité du système bancaire grec », expliquaient toujours Les Echos.

La communication entre les deux hommes aurait également porté sur l’acceptation d’un contrôle des finances publiques grecques de la part des « partenaires européens », nouveau nom de la « Troïka » dont le terme est désormais banni.

Chute des rentrées fiscales

La baisse de 17% des recettes publiques en janvier s’expliqueraient par les fortes incertitudes économiques qui ont agité le pays depuis décembre dernier, expliquaient succinctement Les Echos. « Le surplus primaire dégagé par l’ancien gouvernement fond comme neige au soleil », commentait le journal.

Pour rappel, le gouvernement grec a présenté il y a deux semaines un plan de lutte supplémentaire contre les cas de fraude fiscale, y ajoutant un nouveau barème de taxation des revenus les plus élevés. Les nouvelles recettes qui en découleront sont néanmoins prévues pour le courant de l’année 2015, ne permettant pas de compenser la baisse des recettes publiques à court terme.

X. Bargue

19 commentaires

  • 10 mars13:50

    Ca commence à sentir mauvais pour l'Euro. Combien de temps ce truc ruineux pour pas mal de pays va-t-il encore va-t-il encore tenir ??? Certains diront que pour la Grèce l'Euro n'est pas le principal problème mais pour beaucoup d'autres oui, surtout qu'il sont solidaires de ces pays gaspilleurs et payent pour eux.


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