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GRAPHES-Euro-dollar, fin de partie le 7 septembre ?
Reuters29/08/2017 à 14:45

    PARIS, 29 août (Reuters) - La vitesse et l'ampleur de 
l'appréciation de l'euro continuent de surprendre et la monnaie 
unique européenne a franchi mardi le seuil de 1,20 dollar en 
dépit d'un regain de tensions géopolitiques après le tir d'un 
missile nord-coréen vers le Japon qui n'est pas parvenu à faire 
monter le dollar.  
    L'euro s'est retourné à la hausse contre le dollar à la fin 
de l'année dernière et son mouvement d'appréciation s'est 
nettement accéléré avec l'affirmation de la reprise de 
l'économie de la zone euro, la dissipation du risque politique 
après le premier tour de l'élection présidentielle française le 
23 avril et l'orientation plus restrictive de la politique 
monétaire de la Banque centrale européenne.  
    Dans un contexte d'affirmation de la reprise économique au 
sein de la zone euro, le mouvement d'appréciation de la devise 
européenne a connu cinq phases d'accélération, dont trois liées 
aux déclarations du président de la Banque centrale européenne, 
Mario Draghi, sur les perspectives d'un resserrement graduel de 
la politique monétaire. 
     
     
    L'euro a aussi profité de la déception des attentes 
suscitées par l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis et de la 
faiblesse politique de ce dernier, empêtré dans les révélations 
sur ses liens présumés avec la Russie et ses déboires avec la 
majorité républicaine au Congrès.   
    Le mouvement a été d'autant plus spectaculaire que les 
investisseurs étaient positionnés depuis de nombreuses années 
dans la perspective d'un renforcement du dollar, rappellent les 
analystes de Deutsche Asset Management. 
    "Quand les fondamentaux de l'économie européenne se sont 
améliorés de façon inattendue tandis que les attentes aux 
Etats-Unis décevaient, le marché a été pris à revers. Un 
ajustement brutal s'est mis en place, conduisant le dollar à ses 
niveaux les plus faibles contre la devise européenne depuis 
début 2015", expliquent-ils, en relevant que le marché est 
aujourd'hui positionné pour un dollar plus faible pour la 
première fois depuis 2014.  
     
     
     
    UN EURO A $1,35 ?  
    Le taux de change au comptant de l'euro-dollar est 
d'ailleurs très en retard par rapport au positionnement de 
marché.  
    Pour Patrick Artus, économiste en chef de Natixis, au vu des 
positions nettes ouvertes sur le dollar et sur l'euro et du taux 
de change entre les deux devises, "dans le cas extrême de grand 
optimisme sur la zone euro et de grand pessimisme sur le dollar, 
on peut avoir un taux de change de l'euro à 1,35 dollar", un 
niveau qu'il n'a plus retrouvé depuis la fin juillet 2014. 
     
     
     
     
    Les économistes de TS Lombard estiment toutefois que les 
arguments en faveur d'une appréciation du dollar ne manquent 
pas, en particulier vis-à-vis des devises des autres pays 
développés. Ils citent notamment les inquiétudes manifestées par 
le conseil des gouverneurs de la BCE lors de leur réunion du 20 
juillet sur une éventuelle hausse excessive de 
l'euro. IS:nL8N1L33LT  
    L'absence de déclarations de représentants de la BCE et de 
son président en particulier, sur l'appréciation de l'euro est 
toutefois l'une des explications avancées pour expliquer sa 
nouvelle accélération à la hausse.   
    Les niveaux de valorisation en termes de taux de change 
effectif réel limitent les risques de forte dépréciation du 
dollar, estiment les analystes de TS Lombard. Ils notent aussi 
que l'excédent des comptes courants de la zone euro, tout en 
restant très important, a eu tendance à se réduire depuis un an. 
    Ils ajoutent que les surprises économiques ont été plutôt 
favorables aux Etats-Unis récemment mais que l'inverse est vrai 
pour la zone euro, ce que le taux de change ne reflète pas. 
     
     
     
    Jaco Rouw et Thomas Ippoliti, responsables de la gestion du 
change de NN Investment Partners, l'euro-dollar est "trop cher" 
par rapport à l'écart de rendement réel à 10 ans entre les 
Etats-Unis et la zone euro, qui constitue une force de rappel 
pour le taux de change.  
     
  
    
     
    FIN DE PARTIE LE 7 SEPTEMBRE ?  
    L'appréciation de l'euro pourrait d'ailleurs conduire la BCE 
à abaisser ses prévisions d'inflation le 7 septembre à 
l'occasion de la prochaine réunion de son conseil des 
gouverneurs, préviennent les économistes de TS Lombard, qui 
rappellent que les précédentes projections publiées en juin ont 
été établies sur la base d'un euro à 1,08-1,09 dollar. 
    Ils ajoutent que la perspective d'une révision à la hausse 
des prévisions de croissance et la tendance favorable de 
l'inflation sous-jacente ne devraient pas remettre en cause 
l'annonce d'un ralentissement des achats d'actifs par la BCE. 
    "La BCE fera en sorte d'éviter un renforcement du taux de 
change tel qu'il remettrait en cause les progrès réalisés dans 
l'assouplissement des conditions financières au sein de la zone 
euro", préviennent toutefois les équipes de TS Lombard.  
    Pour Ulrich Leuchtmann, analyste changes de la Commerzbank, 
le silence de Mario Draghi sur le niveau de l'euro à l'occasion 
du rendez-vous de fin d'été des banquiers centraux à Jackson 
Hole, aux Etats-Unis, vendredi dernier a favorisé la poussée 
haussière de ses derniers jours. 
    "La réaction du marché montre surtout qu'il (Draghi) détient 
la clé pour mettre fin à la tendance haussière de 
l'euro-dollar", estime-t-il.  
    "Draghi aura le temps et l'occasion de commenter les 
évolutions du taux de change le 7 septembre (...) et si je peux 
imaginer que la monnaie unique européenne continuera de 
s'apprécier d'ici là, le risque d'une position longue sur 
l'euro-dollar ce jour-là augmente considérablement." 
     
    Sources :  
    *Positions nettes ouvertes sur l'euro et sur le dollar : 
jusqu'où pourrait aller le taux de change $/, Flash Economie. 
Natixis. 28 août 1017. 
    *Eloquent silence in Jackson Hole; Daily Currency Briefing. 
Commerzbank. 28 août 2018.  
    *Further USD weakness seems limited. FX. Global Strategy. NN 
Investment Partners. 23 août 2017.  
    *Six reasons for a stronger dollar. US Watch. TS Lombard. 20 
août 2017.  
    *Après la hausse de l'euro, quelle suite ? Chart of the 
week. Deutsche Asset Management. 18 août 2017.  
    *ECB and the exchange rate. Europe Watch. TS Lombard. 4 août 
2017 
     
 
    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ 
EURDRAGHI1    http://reut.rs/2glcG6A 
EURDRAGHI2    http://reut.rs/2gnCQ8v 
EURDRAGHI3    http://reut.rs/2iCZlac 
EURDRAGHI5    http://reut.rs/2iEuFW6 
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    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^> 
 (Marc Joanny, édité par Marc Angrand) 
 

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