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"Gilets jaunes"-Macron s'exprimera la semaine prochaine

Reuters07/12/2018 à 12:48
    * Silence du chef de l'Etat depuis le 2 décembre
    * La date et le contenu de son message pas connu à ce stade
    * Macron s'est "bunkerisé" à l'Elysée-Besancenot

 (Actualisé avec réactions, précisions, contexte)
    PARIS, 7 décembre (Reuters) - Très discret depuis les
violences du 1er décembre, Emmanuel Macron a décidé de laisser
passer les prochaines manifestations prévues samedi avant de
prendre la parole sur la crise des "Gilets jaunes" qui a
contraint l'exécutif à opérer la première volte-face de son
quinquennat. 
    Le chef de l'Etat, qui enchaîne les réunions de travail
internes, s'exprimera en début de semaine prochaine, a dit
vendredi à Reuters le président (LaRem) de l'Assemblée nationale
et pilier de la "Macronie", Richard Ferrand. 
    Confirmant également une prise de parole du président "en
début de semaine", la ministre des Transports, Elisabeth Borne,
a estimé, sur Sud Radio, que ce que voulaient les Français
c'était qu'"on leur apporte des réponses". 
    "Je pense que le président (...) aura des messages à passer
aux Français sur le fait qu'il entend leur colère, que c'est une
colère qui vient de loin et qu'il faut évidemment qu'on trouve
maintenant des nouvelles solutions pour répondre aux besoins du
quotidien des gens qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de
mois", a-t-elle ajouté.    
    Interrogée sur la forme et la teneur de la prise de parole
d'Emmanuel Macron, une source à l'Elysée n'a pas souhaité "à ce
stade" donner plus de précisions.
    Depuis sa condamnation des violences du samedi 1er décembre
lors d'une conférence de presse à Buenos Aires à l'issue du G20,
le chef de l'Etat ne s'est pas exprimé publiquement. Il a laissé
son Premier ministre Edouard Philippe monter en première ligne,
le chargeant de mener des consultations politiques à Matignon
avant d'annoncer une série de mesures économiques et fiscales.
    
    "BUNKERISE A L'ELYSEE"
    Après s'être rendu - en silence - dimanche dernier sous
l'Arc de Triomphe, théâtre de violences et de dégradations sans
précédent, le président a déjeuné lundi dans une caserne de
Paris avec des CRS et des policiers. 
    Mardi soir, il a essuyé des huées lors d'une visite surprise
à la préfecture du Puy-en-Velay (Haute-Loire) qui avait été
incendiée le 1er décembre dernier en marge d'une manifestation.
    Sa seule expression - rapportée par le porte-parole du
gouvernement Benjamin Griveaux mercredi à l'issue du conseil des
ministres - a consisté à exhorter forces politiques et
partenaires sociaux à appeler au calme. 
    Le silence du chef de l'Etat, qui avant la crise avait
multiplié les interventions en novembre à l'occasion de son
"itinérance mémorielle", est pointé du doigt depuis dix jours
par l'opposition qui en a fait un nouvel angle d'attaque. 
    Après Laurent Wauquiez (Les Républicains) et Jean-Luc
Mélenchon (La France insoumise), Olivier Besancenot (NPA) a
estimé vendredi sur BFM TV qu'il s'était "bunkérisé à l'ELysée"
et qu'il demandait "aux autres partis, aux autres formations
politiques d'éteindre un incendie qu'il a lui-même créé." 
    
    CACOPHONIE
    Cinq mois après le séisme provoqué par l'"affaire Benalla",
le chef de l'Etat est confronté à la deuxième crise d'ampleur de
son quinquennat qui fait planer une menace sur la capacité de
l'exécutif à poursuivre son train de réformes et à respecter ses
engagements budgétaires européens  . 
    Malmené dans les sondages - il a atteint le niveau le plus
bas de popularité depuis son élection -, Emmanuel Macron est la
cible principale des "Gilets jaunes", qui protestaient
initialement contre la hausse de la taxe carbone avant d'élargir
leurs revendications à la question du pouvoir d'achat notamment.
    Sur le terrain comme sur les réseaux sociaux les appels à la
démission du chef de l'Etat se sont multipliés.
    A ce climat tendu sur le terrain s'est greffée cette semaine
une impression de cacophonie au sein du gouvernement sur les
réponses à apporter aux revendications des "Gilets jaunes",
ébranlant encore un peu plus un exécutif déjà fragilisé. 
    "Il y a évidemment des impatiences qui se sont fait jour et
des sensibilités différentes qui se sont exprimées à l'occasion
du mouvement des 'Gilets jaunes' mais aucune initiative n'a été
prise en discordance entre l'Elysée et Matignon", a assuré jeudi
une source à l'Elysée  .    
    Evoquée par certains médias, la question du maintien
d'Edouard Philippe dans ses fonctions a été balayée par le
Premier ministre jeudi soir sur TF1. 
    " Ma mission, c'est d'atteindre les objectifs qui ont été
fixés par le président de la République, je le fais avec le
soutien de la majorité (...) et avec la confiance du président
et c'est ce qui m'importe ", a-t-il dit. 

 (Marine Pennetier, avec Jean-Baptiste Vey, Emmanuel Jarry et
Gilles Guillaume, édité par Yves Clarisse)
 

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