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"Gilets jaunes"-L'exécutif muscle sa riposte aux violences
Reuters18/03/2019 à 20:30

    * Les manifestations sur les Champs-Elysées interdites
    * Le préfet de Paris limogé, la doctrine renforcée
    * L'opposition cible le ministre de l'Intérieur

 (Actualisé avec Edouard Philippe sur France 2 §§10-11)
    PARIS, 18 mars (Reuters) - L'exécutif a dévoilé lundi sa
riposte sécuritaire pour tenter d'endiguer la violence lors des
manifestations des "Gilets jaunes" qui menace de faire dérailler
l'issue "du grand débat national" conçu comme une réponse à
quatre mois de mobilisation.
    "Les évènements survenus à Paris samedi dernier sont
intolérables", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe à
la presse à Matignon. "Il ne s'agissait pas de manifestants mais
d'émeutiers dont l'unique intention était de piller,
d'incendier, de détruire, de blesser. Ces actes sont des actes
criminels, la réponse doit donc être forte." 
    Dès samedi prochain, les manifestations dans les quartiers
les plus touchés par les violences, comme les Champs-Elysées à
Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à
Toulouse, seront donc interdites si des éléments radicaux sont
présents. Les forces de l'ordre "procéderont à la dispersion
immédiate de tous les attroupements", a dit Edouard Philippe. 
    Le montant de la contravention encourue pour participation à
une manifestation interdite, 38 euros actuellement, sera quant à
lui "nettement augmenté". 
    Concernant la doctrine de maintien de l'ordre, qui avait
déjà été modifiée après les violences du 1er décembre sur les
Champs-Elysées, elle n'a "pas été correctement exécutée", a
reconnu Edouard Philippe, et sera donc renforcée. 
    "Pour obtenir l'efficacité sur le terrain que nous n'avons
pas obtenue samedi", le maintien de l'ordre va être "réorganisé
en accordant une plus grande autonomie aux forces sur le terrain
qui seront à Paris "placées sous un commandement unifié et
dotées d'une large capacité d'initiative", a-t-il précisé.
    Les détachements d'action rapide vont être transformés en
unités anticasseurs "dotées d'une capacité de dispersion et
d'interpellation" susceptible d'intervenir rapidement.
    
    DELPUECH LIMOGÉ
    Afin de procéder à davantage d'interpellations, des
officiers de police judiciaire vont être déployés "au plus près
du terrain" et des "moyens supplémentaires de transport" vont
être mis en place, a poursuivi Edouard Philippe, évoquant
également le recours aux drones et aux produits marquants.
    Le préfet de Paris Michel Delpuech, sur la sellette depuis
plusieurs mois en raison des manifestations, va être remplacé
pour par Didier Lallement, préfet de Nouvelle-Aquitaine. 
    "Nous avons constaté samedi soir que les consignes qui
relevaient de la stratégie que nous avions définie à la suite du
1er décembre n'avaient pas été correctement mises en oeuvre", a
expliqué Edouard Philippe au journal de 20h00 de France 2,
précisant, à la demande de la journaliste, que la démission du
ministre de l'Intérieur n'avait pas été envisagée.  
    "On va utiliser tous les moyens de droit et toute la
mobilité, tout le dynamisme dont nous pouvons faire preuve, pour
répondre à ceux qui viennent mettre en cause les forces de
l'ordre ou la propriété privée", a-t-il ajouté. 
    L'exécutif avait promis des "mesures fortes" face aux
critiques de l'opposition de droite fustigeant un "laxisme
sécuritaire" et de commerçants "exaspérés". 
    En quarante-huit heures, les réunions de crise se sont
multipliées - dimanche à Matignon, lundi matin à l'Elysée autour
d'Emmanuel Macron, rentré samedi soir de la station de ski de La
Mongie, en présence des ministre et secrétaire d'Etat à
l'Intérieur, Christophe Castaner et Laurent Nunez, et de la
garde des Sceaux Nicole Belloubet. 
    A Bercy, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le
Maire, a pour sa part reçu lundi les organisations
professionnelles pour évaluer les conséquences économiques du
mouvement, évaluées à 170 millions d'euros depuis le 17
novembre, sans compter samedi dernier.  
    "Trop de commerçants depuis mi-novembre ont vu leur outil de
travail saccagé", a déclaré Edouard Philippe, annonçant un
"renforcement" du plan de soutien déjà mis en place. 
    
    MOMENT DÉLICAT POUR L'EXÉCUTIF
    Les annonces du Premier ministre, notamment le limogeage du
préfet de Paris, ont été accueillies avec scepticisme par
l'opposition de droite.
    Pour Damien Abad, vice-président des Républicains, "celui
dont la responsabilité doit être engagée, c'est le ministre de
l'Intérieur, ce n'est pas le préfet de police de Paris, qui est
fusible idéal, un lampiste". 
    "Comme d'habitude, le gouvernement cherche à se défausser de
sa responsabilité ! Le préfet de police n'est qu'un fusible
censé couvrir l'incompétence flagrante de Castaner", a abondé
sur Twitter Jordan Bardella, tête de liste du  Rassemblement
national pour les élections européennes. 
    Ces violences arrivent à un moment délicat pour l'exécutif
qui, après avoir été pris de court le 17 novembre par l'éruption
du mouvement des "Gilets jaunes", espère pouvoir tourner
définitivement la page de la crise à la faveur du "grand débat
national" qui a pris fin vendredi. 
    Multipliant les débats sur le terrain avec des élus, le chef
de l'Etat a notamment repris des couleurs dans les sondages et
s'apprête, après une dernière phase de conférences régionales
citoyennes, à annoncer une série de mesures "disruptives" et
"précises" à partir du mois d'avr8il  .
    "Ce n'est pas un hasard si les casseurs se remobilisent
alors que le débat est un succès", a estimé Edouard Philippe.
"Ce qu'ils veulent ce n'est pas les dialogue, leur seule
revendication c'est la violence. Les manifestants pacifiques
doivent prendre leur distance." 

 (Marine Pennetier avec Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey,
édité par Yves Clarisse)
 

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