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France-Un rapport dénonce un accueil "indigne" des migrants à Menton
Reuters05/06/2018 à 10:01

    PARIS, 5 juin (Reuters) - La prise en charge des migrants
par la police aux frontières transalpines de Menton
(Alpes-Maritimes) se fait "dans des conditions indignes et
irrespectueuses de leurs droits", estime la Contrôleure générale
des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, dans un
rapport publié mardi.
    Dans le cadre du rétablissement des contrôles aux frontières
en vigueur depuis novembre 2015, notamment à Menton et dans
l'arrière-pays de la vallée de la Roya, la police de la ville
frontalière a refusé l'entrée sur le territoire à 31.025
personnes en 2016. Près de 115 personnes ont été interpellées
chaque jour en moyenne entre août et septembre 2017.
    "La majorité des interpellations a lieu à la gare de
Menton-Garavan, où la plupart des contrôles des voyageurs à bord
des trains sont effectués au faciès par les forces de sécurité",
note Adeline Hazan.
    Elle déplore des pratiques de refoulement indiscriminé par
des contrôleurs des trains, qui invitent des familles ou mineurs
isolés à reprendre le premier train vers l'Italie.
    En dehors des horaires d'ouverture du poste frontière de
Menton, la nuit, les personnes interpellées "sont maintenues
dans des locaux indignes", note le rapport issu d'une visite
inopinée de quatre contrôleurs du 4 au 8 septembre 2017. 
    Ces derniers disent avoir été témoins d'un acte de violence
du chef de poste à l'encontre d'un jeune migrant, signalé à la
justice.
    "Les conditions dans lesquelles les décisions de refus
d'entrée sont renseignées et notifiées aux personnes étrangères
les privent de toute possibilité d'exercer les droits afférents
à leur situation", note en outre Adeline Hazan.
    "Par ailleurs, les éventuelles demandes d'asile ne sont pas
prises en compte, alors que les personnes interpellées à la
frontière disposent du droit de déposer une demande de
protection", poursuit-elle.
    "L'objectif de réacheminement des migrants interpellés à la
frontière franco-italienne par la police aux frontières
s'apparente à une obligation de résultat : garantir l'étanchéité
de la frontière dans le déni des règles de droit", écrit-elle. 
    "Dans ce contexte de pression politique, les fonctionnaires
de police accomplissent leurs missions 'à la chaîne'", conclut
Adeline Hazan.

 (Julie Carriat, édité par Emmanuel Jarry)
 

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