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France-Macron n'exclut pas une loi glyphosate dans trois ans
Reuters31/05/2018 à 16:17

 (Actualisé avec déclarations de Macron et Hulot)
    PARIS, 31 mai (Reuters) - Le gouvernement aura recours à la
loi pour interdire le glyphosate dans trois ans mais seulement
en l'absence d'avancées de la part des professionnels, a annoncé
jeudi Emmanuel Macron.
    Le sujet, discuté mardi lors de l'examen du projet de loi
sur l'agriculture et l'alimentation à l'Assemblée nationale, a
créé des remous dans la majorité et au gouvernement, partagés
entre la ligne de Nicolas Hulot et celle de Stéphane Travert.
    Le ministre de la Transition écologique, relayé à
l'Assemblée par le député Matthieu Orphelin, voulait que la fin
du glyphosate, un herbicide soupçonné d'avoir des effets
néfastes sur la santé humaine, apparaisse dans le texte mais
c'est son alter ego à l'Agriculture qui a eu gain de cause. 
    "La bonne façon de le faire, ce n'est pas de mettre dans la
loi une interdiction pour tout le monde parce qu'on sait qu'il y
a 10, 15% des situations où ça n'est pas possible", a déclaré
Emmanuel Macron en marge d'une visite dans l'Ain.
    Mais, a-t-il poursuivi, "il y aura un point de rendez-vous
et si les choses n'avancent pas dans trois ans, on passera par
la loi".
    Le bannissement sous trois ans de l'herbicide, composant du
Roundup de Monsanto  MON.N , est une promesse présidentielle.
    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement,
Christophe Castaner, a pour sa part évoqué l'hypothèse d'une
proposition de loi qui pourrait être déposée par des députés de
La République en marche à un horizon plus proche.  
    "Si à l'échéance de 24 mois, de 18 mois, il n'y a pas
d'avancées supplémentaires, (...) je soutiendrai les députés de
La République en marche pour déposer une proposition de loi", a
déclaré le délégué général de LaRem sur BFM TV.
    Nicolas Hulot s'est réjoui de voir que l'objectif des trois
ans n'était pas remis en cause.
    "Je l'ai dit, j'aurais préféré que ce soit inscrit dans la
loi mais, moi, la seule chose qui compte, c'est qu'on le fasse",
a dit le ministre de la Transition écologique, répondant aux
questions d'Europe 1. 
    "La seule chose qui m'importe, et ça j'en suis le garant,
c'est qu'on va se mettre en situation, on met en place un plan
d'action", a-t-il ajouté. 

 (Simon Carraud et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
 

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