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France-Macron fustige les "pyromanes indignés" et vise Mélenchon
Reuters03/05/2018 à 15:16

    * Des élus "veulent rejouer la partie démocratique", dit
Macron
    * Jean-Luc Mélenchon estime que ses propos sont des
"attaques"
    * Renforcement de la sécurité samedi dit Benjamin Griveaux

 (Actualisé avec des précisions de Jean-Luc Melenchon §7 à §8)
    PARIS, 3 mai (Reuters) - Emmanuel Macron a fustigé jeudi
"les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation"
après les violences qui ont éclipsé la manifestation syndicale
du 1er-Mai à Paris, visant implicitement le dirigeant "insoumis"
Jean-Luc Mélenchon.
    "Les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation,
c'est leur faute", a déclaré le chef de l'Etat à la presse, au
moment de quitter l'Australie pour se rendre à Nouméa, en
Nouvelle-Calédonie, selon BFM TV. 
    Prié de dire s'il faisait allusion à La France insoumise qui
organise le 5 mai une "Fête à Macron" pour dénoncer sa
politique, il a répondu qu'il s'agissait de "ceux qui proposent
des manifestations ou des fêtes".  
    "Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui veulent rejouer la
partie démocratique. (...) Ils n'ont jamais accepté la défaite",
a-t-il ajouté en faisant allusion à Jean-Luc Mélenchon, vaincu
dès le premier tour de l'élection présidentielle.
    Il a salué la gestion de la situation par les forces de
l'ordre face à ces "pyromanes indignés", estimant que ces
dernières ont eu "un arbitrage à faire". "Qu'est ce que vous
m'auriez dit s'il y avait eu des blessés?", a-t-il déclaré.
    Jean-Luc Mélenchon, a immédiatement réagi sur Twitter en
qualifiant les propos du chef de l'Etat d'"attaques" qui sont
"indignes et mensongères". "Un président ne devrait pas parler
comme ça", a-t-il ajouté. 
    Plus tard, devant la presse, il a ajouté que la stratégie du
gouvernement était de "faire peur". "Depuis le 1er-Mai, leur
grande peur, c'est notre marche du 5 mai (...) parce que nous
voulons faire la démonstration que toute la société est capable
de se mobiliser", a-t-il dit sur BFMTV. 
    Il précise que ce mouvement "ne va pas s'arrêter". Il espère
que, "d'ici ce soir", une "date commune d'appel à une
démonstration de force" réunissant syndicats et organisations
politiques sera annoncée. 
    
    MANIFESTATIONS SURVEILLÉES SAMEDI
    Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, qui
craint de nouvelles violences samedi, a précisé sur France Inter
que les dispositifs de sécurité allaient être renforcés. 
    "Dans le langage populaire, 'faire la fête à quelqu'un' ça
peut avoir une double signification, il y a un côté sympathique
et festif et puis il y a un côté plus violent 'on va lui faire
sa fête'", a-t-il déclaré. 
    "Les forces de l'ordre travaillent avec les organisateurs
des événements qui se tiendront le 5 mai et j'ai bon espoir que
par ce travail avec les organisateurs, on puisse prévenir au
maximum les violences."
    Mardi, le Premier ministre, Edouard Philippe, avait fustigé
les "professionnels de la polémique" face aux violences dues à
quelque 1.200 militants "Black blocs", activistes vêtus de noirs
et masqués qui prennent pour cibles les "symboles de l'Etat et
du capitalisme".  
    Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a dénoncé
une "faillite de l'Etat régalien", tandis que la présidente du
Front national, Marine Le Pen, mettait en cause le "laxisme du
pouvoir", sa "mansuétude" et sa "complicité" à l'égard des
"milices d'extrême gauche". 
    La police a interpellé plus 283 individus à la suite des
évènements dont 109 qui ont été mis en garde à vue. Pour 43
personnes, dont cinq mineurs, la garde à vue a été prolongée
mercredi soir, selon le Parquet de Paris.  

 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse)
 

1 commentaire

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  • m1234592
    03 mai09:44

    Croyez vous que la mélanchouille soit crédible avec ses fausses indignations et déclarations trompétante : "1 tué par les flics à Tolbiac", "les black blocks sont menés par la droite" alors que le sigle Action Directe et le drapeaux de l'Anarchie flottent au dessus de leurs regroupement ? Ouvrez les yeux et les oreilles ! Il nous ment pour faire de l'audience !

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