1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

France-Macron et LaRem préparent leur offensive européenne

Reuters02/03/2018 à 18:31
    * Discours post-Sorbonne de Macron le 17 avril à Strasbourg 
    * Conventions citoyennes et "label Europe"
    * LaRem lance sa "Grande marche" à la fin du mois

 (Actualisé avec Castaner dans Sud-Ouest §§13-14)
    par Elizabeth Pineau
    PARIS, 2 mars (Reuters) - A 14 mois d'élections européennes
lourdes d'enjeux pour tout le continent, Emmanuel Macron et La
République en marche (LaRem) vont unir leurs forces pour tenter
de réveiller une opinion française aussi méfiante que celle de
ses voisins sur le sujet.  
    Dans un contexte de repli nationaliste généralisé, notamment
symbolisé par le "Brexit", la victoire du président français en
mai 2017 ne saurait masquer le score des candidats
eurosceptiques Marine Le Pen (Front national) et Jean-Luc
Mélenchon (La France insoumise), qui ont réuni à eux deux près
de 41% des suffrages au premier tour. 
    Pour tenter de renverser la vapeur, Emmanuel Macron, élu sur
un programme très pro-européen, prononcera le 17 avril prochain
au Parlement de Strasbourg un discours appelé à compléter celui,
fondateur, de septembre dernier à La Sorbonne.  
    Le même jour, le chef de l'Etat lancera lors d'un débat les
consultations citoyennes en France appelées à être menées dans
la quasi totalité des pays européens d'ici octobre pour préparer
la campagne des européennes de mai 2019.
    Selon l'Elysée, 26 des 27 pays européens hors Royaume-Uni
vont lancer ces consultations, seule la Hongrie ayant refusé. 
    "L'idée est d'ouvrir un moment de discussion", explique-t-on
à l'Elysée. "Essayons d'avoir un moment suffisamment loin des
élections pour qu'on ne soit pas directement dans la campagne
pour que les gens s'expriment sur ce que doit être une politique
agricole, une politique migratoire, une politique culturelle,
une politique climatique européenne". 
    Emmanuel Macron participera à des débats de ce type dans
d'autres pays de l'Union dans les mois qui suivront.     
    
    PREMIER GRAND TEST ÉLECTORAL  
    Parallèlement, entre cinq et dix millions d'euros seront
consacrés à la mise en place d'un label couronnant des
évènements organisés en France sur le thème de l'Europe à
l'initiative d'une association, d'un syndicat ou d'un simple
citoyen, a-t-on appris de source gouvernementale. 
    Il faudra en faire la demande auprès du ministère des
Affaires européennes dirigé par Nathalie Loiseau, qui
recueillera ensuite les synthèses des rencontres. 
    Egalement engagée sur ce thème fondateur, La République en
marche lancera le 24 mars sa "Grande marche" pour l'Europe en
vue des élections, sur le modèle de la mobilisation engagée à sa
naissance, en avril 2016, pour mener Emmanuel Macron au pouvoir.
    Meetings, porte-à-porte, tractage, formation : le parti
présidentiel veut engager ses forces - près de 400.000 adhérents
revendiqués - dans ce qui constituera son premier grand test
électoral national depuis son arrivée aux affaires.
    Samedi, le délégué général Christophe Castaner montrera
l'exemple en animant à Mont-de-Marsan (Landes) une "master
class" centrée sur quatre sujets liés à l'Europe : l'aménagement
des territoires, les transports, l'agriculture et la défense.
    "Avant d'aborder le sujet politique, on veut évoquer sa
pertinence et porter un regard critique. Deux exemples : s'il
faut instaurer une taxe carbone, la bonne échelle, c'est
l'Europe, pour le bien de la France ; même chose si on veut
lutter contre l'évasion fiscale", explique-t-il dans un
entretien à Sud-Ouest. 
    "Nous avions fait la même démarche avant la campagne
présidentielle en allant à la rencontre des Français.
Évidemment, c'est aussi un travail préparatoire en vue des
européennes", ajoute-t-il.
    Christophe Castaner se rendra d'ici l'été dans plusieurs
pays européens, où il s'entretiendra notamment avec d'autres
leaders de partis "progressistes", signale son entourage.
    
    FORCE CENTRALE
    Désigné fin 2017 à la tête de LaRem, le ministre des
Relations avec le Parlement veut créer des ponts entre
différentes personnalités, "de (l'ancien Premier ministre
conservateur) Alain Juppé à (l'écologiste franco-allemand)
Daniel Cohn-Bendit", ainsi qu'avec d'autres partis dans une
démarche transpartisane fondée, a-t-il dit, sur une "ambition
progressiste, exigeante, jamais béate, pour l'Europe".
    L'objectif avoué d'Emmanuel Macron est de bousculer la
domination des deux grands groupes politiques - socialistes et
démocrates-chrétiens - à Strasbourg pour faire émerger une force
centrale pro-européenne mêlant droite et gauche.
    L'entourage d'Emmanuel Macron évoque de possibles alliances
avec notamment le parti espagnol Ciudadanos et le Parti
démocrate italien.
    "On voit bien que les forces sont organisées d'une manière
qui ne correspond plus à la réalité des clivages",
explique-t-on. "On aura un groupe qu'on n'a pas aujourd'hui.
Après, on va regrouper du monde. On sera pas tout seul dans
notre coin au bout de l'hémicycle."
    Pour appuyer la démarche de l'exécutif, le Parlement
français a adopté le mois dernier le projet de loi instaurant le
retour aux listes nationales pour les élections européennes, à
la place des huit circonscriptions précédentes.  
    Emmanuel Macron y voit un moyen de renforcer la légitimité
et la représentativité du Parlement européen tout en combattant
l'abstention, traditionnellement élevée aux élections
européennes en France - 56% en 2014, plus de 59% en 2009.
    
    Voir aussi : ANALYSE-L'Italie fait renaître les craintes
pour la stabilité de l'UE  

 (Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)
 

1 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • JOG58
    03 mars14:01

    que desi lluminés ces LREM ça promet pour l'avenir du pays

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer