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France-Les salariés de GM&S font monter la tension
Reuters27/06/2017 à 18:52

    PARIS, 27 juin (Reuters) - La tension est montée de 
plusieurs crans mardi entre le gouvernement français et les 
salariés de l'équipementier GM&S Industry déçus par l'absence de 
progrès, selon eux, dans les négociations pour la reprise du 
site. 
    Un incendie a été allumé mais est pour l'instant cantonné à 
la zone de stockage de cartons, selon Yann Augras, délégué 
syndical CGT de l'usine de la Souterraine, dans la Creuse. 
    Une épaisse fumée noire était visible de l'extérieur selon 
des photos publiées sur les réseaux sociaux par France Bleu 
Creuse. La direction du service incendie de la Creuse n'avait 
pour l'instant par reçu de signalement.  
    Les représentants des salariés ont été reçus mardi au 
ministère de l'Economie pour discuter des avancées réalisées par 
la cellule de crise mise en place par le gouvernement.  
    Déçus par les négociations, ces derniers ont décidé 
d'occuper une salle du ministère et comptent y passer la nuit.  
    "On est à Bercy, ça se passe très mal. On ne bouge pas du 
ministère tant qu'on a pas de réponse pour notre futur et nos 
familles", a déclaré Patrick Brun, à Reuters.  
    Bruno Le Maire avait promis de faire pression sur les 
constructeurs automobiles, PSA et Renault, les deux principaux 
donneurs d'ordres, pour trouver une solution aux difficultés 
financières que connaît l'usine.   
    Les délégués syndicaux réclamaient surtout un soutien 
financier pour continuer à travailler en juillet et en août et 
des indemnités supra-légales pour les salariés exclus d'une 
reprise. 
    Le gouvernement n'aurait rien obtenu selon ces derniers.  
    Bruno Le Maire a pourtant réaffirmé mardi son engagement. 
"C'est un dossier difficile, il ne faut pas se le cacher (...) 
mais l'Etat met toute son énergie pour non seulement sauver les 
emplois mais surtout garantir une activité pérenne sur le site", 
a-t-il dit lors d'une intervention devant l'Assemblée permanente 
des chambres de métiers et de l'artisanat (APCMA), à Paris.  
    Le tribunal de commerce de Poitiers a accepté vendredi de 
repousser sa délibération à vendredi prochain sur une éventuelle 
liquidation, ce qui laissait une semaine au potentiel repreneur 
pour formuler une offre ferme. 
    Le seul repreneur ayant fait part de son intérêt est 
l'équipementier GMD qui propose de reprendre entre 110 et 120 
salariés sur les 277 que compte l'usine. 
    "110 salariés, c'est le temps de finir les productions sur 
un an ou deux ans et ensuite, c'est la clé sous la porte", a 
dénoncé Yann Augras.  
     Les salariés avaient déjà dit avoir piégé leur usine avec 
des bonbonnes de gaz et des bidons d'essence le 11 mai dernier, 
forçant le nouveau gouvernement à intervenir dans le dossier. 
  
 
 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse) 
 

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