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France-Le repreneur de GM&S ne réclame plus l'adhésion des salariés
Reuters27/07/2017 à 19:06

    PARIS, 27 juillet (Reuters) - Le candidat à la reprise de 
l'équipementier GM&S Industry s'est dit prêt jeudi à lever sa 
clause suspensive d'adhésion des salariés à son offre, ouvrant 
la voie à un accord.  
   L'adhésion du personnel au projet était la dernière des trois 
conditions que le groupe GMD avait imposées pour faire aboutir 
la reprise, avant que le tribunal de commerce de Poitiers ne se 
prononce sur le statut de l'usine lundi prochain.  
    "A priori je vais lever ma condition suspensive sur 
l'adhésion des salariés parce que je pense qu'ils sont 
troublés", a déclaré le dirigeant du groupe, Alain Martineau, à 
France Bleu Creuse, à l'issue d'une rencontre tendue avec les 
salariés de l'usine.  
    Il s'était rendu jeudi sur le site de La Souterraine pour 
convaincre les salariés d'accepter son offre de reprise de 120 
emplois sur 277.  
    "Ils ne l'ont pas donnée franchement (leur adhésion-NDLR), 
mais ça va venir, il faut les laisser réfléchir un petit peu à 
l'intérêt de la chose. Ceux qui vont rester seront bien contents 
de rester." 
    Plusieurs salariés ont en effet affiché leur scepticisme 
quant à la pérennité du projet. "On est partagés. Cela fait huit 
mois que le conflit dure et beaucoup de monde va rester sur le 
carreau", a déclaré à Reuters Marc Bery, qui travaille depuis 34 
ans dans l'usine.  
    Les délégués syndicaux précisent qu'ils continueront les 
négociations. "On va tout mettre à plat après le tribunal(...). 
On va lui faire la démonstration qu'à 120, ce n'est pas 
possible. L'usine ne peut pas tourner", a dit Patrick Brun, 
délégué CGT, sur CNews. 
    Les autres demandes du repreneur consistaient à pouvoir 
conclure un bail sur les bâtiments de GM&S et obtenir un 
investissement de 15 millions d'euros afin de moderniser le 
site. 
    Alain Martineau a annoncé mercredi qu'il achèterait lui-même 
les murs de l'usine pour un million d'euros, revenant sur sa 
demande.   
    Il a en revanche obtenu la garantie de la part du ministère 
de l'Economie de la mise à disposition de l'investissement 
prévu, après de nombreuses tractations avec les parties 
prenantes au dossier.   
 
 (Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse) 
 

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