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France-Le gouvernement veut que GE révise son plan social à Belfort
Reuters25/06/2019 à 16:42

    PARIS, 25 juin (Reuters) - Bruno Le Maire a appelé mardi le
groupe américain General Electric (GE)  GE.N  à revoir le plan
social programmé pour supprimer un millier d'emplois en France,
principalement dans ses activités de turbines à gaz implantées
dans le Territoire de Belfort.
    "Le plan social qui a été annoncé par GE ne convient pas et
il doit être révisé", a déclaré le ministre de l'Economie et des
Finances lors de la séance de questions au gouvernement à
l'Assemblée, en précisant qu'il aurait "l'occasion de le redire
dans les prochains jours au président de GE Larry Culp".
    Pour Bruno Le Maire, le plan social "doit toucher moins de
salariés" et "doit permettre de véritables reconversions de tous
les salariés".
    Il doit également "donner des garanties formelles et
absolues sur la pérennité des activités turbines à gaz de GE
Belfort et il doit enfin (...) prévoir une diversification,
notamment vers l'aéronautique", une initiative dans laquelle
"l'Etat est prêt à s'engager", a-t-il poursuivi. 
    Selon les syndicats, le plan social prévoit 792 suppressions
de postes sur 1.800 dans l'activité turbines à gaz à Belfort et
Bourogne (le Territoire de Belfort).
    Parallèlement, 252 postes seraient supprimés dans les
services administratifs hérités des activités énergie d'Alstom
rachetées il y a trois ans par General Electric.
    General Electric emploie 16.000 personnes en France dont
9.000 dans la branche énergie.
    En rachetant, en 2015, le pôle énergie d'Alstom  ALSO.PA 
pour 9,7 milliards d'euros, le conglomérat américain s'était
engagé à maintenir les emplois en France pendant au moins trois
ans.
    De ce fait, les sites français de GE ont été jusqu'ici
épargnés par les 12.000 suppressions d'emplois annoncées dans
son pôle énergie en décembre 2017, en raison d'un retournement
du marché mondial.
    Les suppressions de postes prévues dans le cadre de ce plan
ne concernent pas la branche énergie d'Alstom reprise en 2015 et
portent sur des activités qui sont la propriété de General
Electric depuis 1999, a insisté Bruno Le Maire.

 (Myriam Rivet, édité par Sophie Louet)
 

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