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France-Le climat des affaires reste morose en octobre

Reuters25/10/2016 à 11:13
    * Manque de dynamisme généralisé 
    * L'hôtellerie-restauration toujours à la peine 
    * Perspectives de retournement incertaines 
 
 (Actualisé avec précisions, commentaire d'économiste) 
    PARIS, 25 octobre (Reuters) - Le climat des affaires est 
resté stable en France en octobre, se maintenant à un niveau 
légèrement supérieur à sa moyenne de long terme, selon les 
données publiées mardi par l'Insee, qui ne laissent pas présager 
une accélération de l'activité.        
    L'indicateur global du climat des affaires, calculé à partir 
des réponses des chefs d'entreprise interrogés dans le cadre de 
cette enquête mensuelle, s'établit à 101, comme les deux mois 
précédents.  
    Le chiffre de septembre a cependant été revu en légère 
baisse, faisant passer son arrondi de 102 en première estimation 
à 101, précise l'Insee.     
    Cet indicateur, qui est repassé au-dessus de sa moyenne de 
long terme en août 2015 et a atteint en mai un niveau inédit 
depuis l'été 2011, a évolué ces derniers mois dans une 
fourchette étroite, dépassant de très peu sa moyenne de long 
terme. 
    "La situation conjoncturelle française se caractérise par 
une dynamique réduite et par un manque d'impulsion marquée", 
observe Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset 
Management, dans une note publiée sur son blog.  
    "On ne voit pas très bien ce qui dans les prochains mois 
pourrait provoquer une impulsion à la hausse de cette activité", 
d'autant plus qu'"on ne peut pas compter sur le reste du monde 
pour être la source des impulsions qui permettrait à l'économie 
française de changer de trajectoire", souligne-t-il.    
     
    ATONIE GÉNÉRALISÉE 
    Les différentes composantes de l'indicateur, pour la plupart 
à peine supérieures à leur moyenne de longue période, ne 
laissent pas présager une accélération de l'activité. 
    Par secteurs, l'indicateur de l'industrie manufacturière 
s'est inscrit à 102, perdant un point par rapport à septembre, 
alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient 
stable. 
    De la même façon, celui des services a également fléchi d'un 
point à 101 mais ces deux indicateurs restent légèrement 
au-dessus de leur niveau moyen de long terme, qui s'élève à 100. 
    L'indicateur du bâtiment est resté stable à 96, sa marque de 
septembre ayant été révisée en hausse d'un point tandis que 
celui du commerce de détail a reflué de deux points, à 97, pour 
s'éloigner de sa moyenne de long terme (100). 
    L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie 
reste dans la zone indiquant une conjoncture incertaine, 
souligne l'Insee. 
    Dans les services, le solde d'opinions relatif aux 
perspectives générales, qui reflète le point de vue des chefs 
d'entreprise sur l'ensemble de leur secteur, progresse de deux 
points.  
    Mais ils sont plus nombreux qu'en septembre à anticiper une 
baisse de l'activité et de la demande pour les prochains mois. 
     Au sein de ce secteur, l'hébergement-restauration reste à 
la peine, avec un indicateur du climat des affaires stable peu 
changé (97, en recul d'un point), en deçà de sa moyenne de long 
terme.   
    Le solde d'opinion des chefs d'entreprises sur les 
perspectives générales reste également bien inférieur à son 
niveau moyen dans cette branche pénalisée par les répercussions 
attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et de 
l'attaque du 14 juillet à Nice. 
    Dans l'industrie manufacturière, les chefs d'entreprise sont 
moins nombreux (- 3 points) qu'un mois plus tôt à porter un 
regard positif sur leur activité passée, même si le solde 
correspondant reste supérieur à sa moyenne de long terme, mais 
leurs perspectives personnelles de production restent stables.  
    Les opinions sur les carnets de commandes sont peu changées, 
en recul d'un point d'un mois sur l'autre.     
    Dans son enquête trimestrielle de conjoncture dans 
l'industrie publiée séparément, l'Insee fait état d'un 
relâchement des tensions sur l'appareil de production, avec un 
recul de 0,9 point du taux d'utilisation des capacités de 
production. 
    "Les capacités de production dans l'industrie manufacturière 
sont à nouveau moins utilisées qu'en moyenne sur la période 
1994-2007", souligne l'institut de statistiques. 
    Dans le bâtiment, les chefs d'entreprise sont nettement plus 
nombreux à signaler une hausse de leur activité passée, le solde 
correspondant repassant au-dessus de sa moyenne pour la première 
fois depuis le mois de mai. 
    Le solde d'opinion sur leur activité à venir fléchit 
légèrement mais reste nettement supérieur à sa moyenne de long 
terme, tandis qu'ils jugent toujours leurs carnets de commandes 
très peu garnis, avec un solde en baisse et toujours inférieur à 
son niveau de long terme.  
     
    Statistiques détaillées sur le site de l'Insee : 
    Climat des affaires: http://bit.ly/2eEeWRV 
    Industrie manufacturière: http://bit.ly/2dD1Bvj 
    Services: http://bit.ly/2f9stU0 
    Enquête trimestrielle dans l'industrie:  
    http://bit.ly/2eKAria 
     
 Les indicateurs français en temps réel           ECONFR  
 Les indicateurs de la zone euro en temps réel    ECONEZ  
 Le point sur la conjoncture française            ECO/FR  
  
 (Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 

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