1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

France-Le 24 avril devient jour de commémoration du génocide arménien
Reuters05/02/2019 à 23:45

    * Promesse de campagne du chef de l'Etat
    * Macron précise avoir informé Erdogan en amont
    * Se refuse à "rompre le fil du dialogue"

 (Actualisé avec déclarations, contexte)
    PARIS, 5 février (Reuters) - Conformément à sa promesse de
campagne, Emmanuel Macron a fixé mardi au 24 avril la journée
nationale de commémoration du génocide arménien, une source de
tensions diplomatiques régulières entre la Turquie et les pays
de l'Union européenne. 
    "La France c'est d'abord et avant tout ce pays qui sait
regarder l'Histoire en face, (...) qui dénonça parmi les
premiers la traque assassine du peuple arménien dans l'empire
Ottoman", a dit le chef de l'Etat français lors du dîner annuel
du Conseil de coordination des organisations arméniennes de
France (CCAF), à Paris. 
    Un pays "qui dès 1915 nomma le génocide pour ce qu'il était
: un crime contre l'humanité, contre la civilisation, qui en
2001, à l'issue d'un long combat, l'a reconnu dans la loi et 
qui, comme je m'y étais engagé, fera dans les prochaines
semaines du 24 avril une journée nationale de commémoration du
génocide arménien", a-t-il ajouté, sous les applaudissement des 
quelque 350 convives.  
    La France a reconnu officiellement en 2001 le génocide
arménien, commémoré officiellement chaque année le 24 avril en
Arménie et dans le Haut-Karabagh. Cette date correspond à la
rafle et la déportation de plusieurs centaines d'intellectuels
arméniens le 24 avril 1915 à Constantinople. 
    Selon Erevan, 1,5 million d'Arméniens ont été tués de
manière systématique à la fin de l'Empire ottoman entre 1915 et 
1917. 
    Ankara reconnaît qu'un grand nombre d'Arméniens ont été tués
par les Turcs durant cette période mais conteste l'idée qu'il y
ait eu une volonté systématique de les exterminer, rejetant de
ce fait le terme de "génocide".
    
    "INSULTE A LA MÉMOIRE DES MORTS"
    Pour Emmanuel Macron, qui a précisé avoir informé en amont
le président turc Recep Tayyip Erdogan de sa décision,
"l'histoire des Arméniens de France est une histoire française
et "le génocide arménien appartient à notre mémoire et doit être
commémoré par notre République". 
    "Comme vous, avec vous, je combattrai toujours de toutes mes
forces toutes les formes de négationnisme qui sont une insulte à
la mémoire des morts et à la dignité des vivants", a-t-il
ajouté, précisant qu'il se rendrait prochainement en visite
d'Etat en Arménie.
    Face aux critiques émises par des membres du CCAF au début
du dîner sur la présence de la Turquie au forum de la paix
organisé le 11 novembre dernier à Paris, le chef de l'Etat a
défendu son choix de ne pas "rompre le fil du dialogue" avec son
homologue turc. 
    "Aujoud'hui il y a un dirigeant qui n'est pas au rendez-vous
de l'Histoire" mais il faut "tendre la main, bâtir la paix,
construire des ponts pour dialoguer sans rien céder au discours
de vérité, à ce que l'Histoire dit, aux faits, à la réalité",
a-t-il estimé. 
    Avec le président turc, "nous avons des désaccords assumés
sur la défense des intérêts de nos alliés kurdes, dans la lutte
contre Daech, sur la question des droits de l'Homme et des
libertés fondamentales en Turquie, sur le génocide et le passé",
a-t-il poursuivi. 
    "Nous avons aussi des points importants de convergence qui
justifient pleinement ce dialogue, comme la nécessité de
transition politique en Syrie dans le cadre des Nations unies. A
ce titre, le dialogue avec la Turquie est indispensable".      
    Concernant le conflit gelé du Haut-Karabagh, une région
séparatiste d'Azerbaïdjan peuplée majoritairement d'Arméniens,
le chef de l'Etat a assuré que la France respectait
"scrupuleusement" ses obligations liées à l'embargo sur les
ventes d'armes.
     "Nous ne fournissons pas et ne fournirons pas d'armes
susceptibles d'être utilisées dans des opérations armées au
Haut-Karabagh", a-t-il déclaré, sous les applaudissements. 

 (Marine Pennetier, édité par Jean-Philippe Lefief)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer