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France : la fiscalité imprévisible plombe la croissance

Boursorama17/11/2014 à 18:26

L'investissement en France serait pénalisé par l'incertitude fiscale, au détriment de la croissance.

Le PIB français est ressorti en hausse de 0,3% au T3 2014 selon les chiffres publiés vendredi dernier. Une faible progression qui révèle surtout, à y regarder de près, une forte baisse de l'investissement privé, synonyme d'une méfiance envers le cadre économique et fiscal de court terme.

Quels enseignements peut-on tirer de la progression de 0,3% du PIB français au troisième trimestre ? La presse a jusqu'ici particulièrement souligné le « trompe-l'œil » de ce chiffre, surtout soutenu par la croissance des dépenses publiques de nature non-structurelle. Mais le véritable enseignement à en tirer concernerait la chute de l'investissement.

Dépenses publiques : l'astuce de calcul

Un premier décryptage s'impose vis-à-vis de la croissance due aux dépenses publiques. Certains se demanderont pourquoi le fait de dépenser plus d'argent du contribuable améliore statistiquement le PIB français. La réponse est simple : l'une des manières de calculer le PIB d'un pays est d'additionner la consommation des ménages et des entreprises (C), l'investissement (I), les dépenses gouvernementales (G) et l'excédent commercial (exportations - importations). C'est la fameuse équation : PIB=C+I+G+(X-M) de la théorie keynésienne.

Dépenser plus d'argent du contribuable permet donc de faire monter le niveau du PIB. L'explication logique est la suivante : une dépense de l'Etat se traduit par de l'injection de liquidités dans l'économie et entraine en conséquence davantage d'activité économique. D'où une augmentation du PIB.

Ainsi, avec une augmentation des dépenses publiques de 0,8% au cours du T3 2014 par rapport au T2, la France retrouve le chemin de la croissance au détriment de l'assainissement de ses finances. Les 0,3% de croissance globale s'expliquent ainsi en grande partie par l'augmentation de cette variable.

La fiscalité changeante provoque la chute des investissements

Mais pour les analystes, l'intérêt des chiffres publiés vendredi se trouve surtout dans la baisse des investissements. En effet, l'investissement des ménages et des entreprises a reculé de 0,6% au dernier trimestre et fait suite à une précédente baisse de 0,8% au T2.

L'investissement est toujours la variable la plus volatile du PIB à cause de sa réactivité face aux événements économiques de court terme. C'est aussi pour cette raison qu'elle est intéressante à analyser. La prudence qui ressort de ces baisses serait due à une méfiance vis-à-vis du cycle économique actuel, mais serait également attribuable à l'imprévisibilité de la fiscalité.

En effet, la France a pour caractéristique de modifier régulièrement ses règles fiscales, aussi bien en faveur qu'en défaveur de la relance économique désormais prônée par le gouvernement. Or, l'incertitude fiscale est un frein majeur pour l'investissement, aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers. Les récentes voltefaces du gouvernement vis-à-vis de la fiscalité de l'année 2015 devraient donc à leur tour créer la méfiance et donc impacter le niveau des investissements pour le dernier trimestre de l'année.

Solution : supprimer l'ISF ?

Le T4 risque donc de souffrir des mêmes maux que le T3. La croissance du T4 est attendue en hausse de 0,1% à 0,2%, un chiffre toujours aussi bas que les précédents.

Une solution radicale à ce problème est venue lundi matin de la bouche de Pierre Gattaz, président du Medef, qui a évoqué l'idée de supprimer l'ISF pour provoquer un regain de pouvoir d'achat des catégories sociales les plus aisées. Cet allègement fiscal provoquerait une hausse durable de l'investissement des ménages les plus aisés, susceptible de faire repartir à la hausse cette variable du PIB. Cette proposition suscite déjà de fortes réactions alors qu'une telle réforme semble particulièrement improbable à cause de ses implications politiques et sociales.

Xavier Bargue


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