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France-L'Elysée n'a pas protégé Benalla, assure Macron
Reuters25/04/2019 à 20:59

    PARIS, 25 avril (Reuters) - L'Elysée n'a pas "cherché à
protéger" Alexandre Benalla, au coeur d'une affaire judiciaire
éponyme qui empoisonne l'exécutif depuis neuf mois, a assuré
jeudi Emmanuel Macron, qui a indiqué ne pas "regretter" d'avoir
embauché son ancien chargé de mission. 
    "C'est trop facile de regretter", a estimé le chef de l'Etat
lors d'une conférence de presse à l'Elysée. "Est-ce que je pense
qu'au moment où j'ai été élu, connaissant ce jeune garçon, qui
avait vraiment du talent, qui s'était engagé dans ma campagne
(....), est-ce que je regrette de l'avoir embauché à l'Elysée ?
Non". 
    "Je pense que c'était extrêmement cohérent avec les valeurs
que je porte, c'est sans doute pour cela que je lui en veux
encore plus", a-t-il ajouté. "Il a fait des fautes très graves
(...) mais il a le droit à la présomption d'innocence". 
    "Quoique n'ayant jamais été protégé par l'Elysée, qui l'a
sanctionné, qui l'a ensuite licencié, qui n'a jamais cherché à
le protéger à l'égard de quelque service administratif (...), il
n'a pas donné une bonne image", a poursuivi Emmanuel Macron.
"Donc je le regrette pour cela mais je ne regrette pas les choix
qui ont été faits à d'autres moments, où je ne savais pas tout".
    "Quand vous décidez d'employer quelqu'un, il y a une part de
risque", a-t-il ajouté, estimant qu'"on en avait sans doute trop
fait" sur cette affaire. 
    L'affaire Benalla a éclaté en juillet dernier avec la
diffusion d'une vidéo dans laquelle l'ancien collaborateur
d'Emmanuel Macron apparaît en train de molester des manifestants
le 1er-mai 2018 à Paris. 
    Fin décembre, l'affaire, dont l'opposition s'est emparée, a
rebondi avec l'information selon laquelle Alexandre Benalla se
serait servi d'un de ses passeports diplomatiques, encore
valides, pour se rendre notamment au Tchad. 
    Fruit de six mois de travaux, un rapport de la commission
des lois du Sénat a pointé en février des "dysfonctionnements"
et des "défaillances" de l'Elysée, accusé par les sénateurs
d'avoir manqué de vigilance dans tous les volets de l'affaire. 
    Début avril, deux nouvelles enquêtes préliminaires dans
l'affaire ont été ouvertes par le parquet de Paris, dont une
pour "faux témoignages" visant notamment le directeur de cabinet
d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. 

 (Marine Pennetier, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves
Clarisse)
 

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