1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

France-Information judiciaire dans "l'affaire" Benalla
Reuters22/07/2018 à 12:46

    * Les cinq protagonistes présumés sous contrôle judiciaire
    * Alexandre Benalla interdit de fonction publique
    * Mutisme de l'exécutif

    PARIS, 22 juillet (Reuters) - Le parquet de Paris a annoncé
dimanche l'ouverture d'une information judiciaire sur les
violences qu'Alexandre Benalla, ex-collaborateur d'Emmanuel
Macron, est accusé d'avoir commises lors des manifestations du
1er-Mai.
    Le parquet précise qu'Alexandre Benalla et les quatre autres
personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de
La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous
contrôle judiciaire.
    Leurs gardes à vue avaient été levées samedi soir.
    L'information judiciaire, confiée à un juge d'instruction,
est ouverte des chefs, notamment, de "violences en réunion
n'ayant pas entraîné d'incapacité totale de travail", "immixtion
dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant des
actes réservés à l'autorité publique", "port et complicité de
port prohibé et sans droit d'insignes réglementés par l'autorité
publique".
    Ainsi que de "port prohibé d'armes de la catégorie B" (armes
à feu de poing notamment-NDLR), "violation et recel de violation
du secret professionnel", "détournement et complicité de
détournement d'images issues d'un système de vidéo protection".
    Alexandre Benalla et Vincent Crase, gendarme réserviste
salarié de LaRem, qui était aux côtés du premier le 1er mai, ont
pour interdiction d'exercer une fonction publique ou une mission
de service public, de détenir une arme, et d'entrer en contact.
    Les trois fonctionnaires de police, deux commissaires et un
contrôleur général de la préfecture de police de Paris
soupçonnés d'avoir transmis des images de vidéosurveillance à un
tiers, ont pour interdiction "d'exercer la fonction à l'occasion
de laquelle ils ont commis les infractions reprochées".
    
    IMAGES VIDÉO
    Placé en garde à vue vendredi, Alexandre Benalla, 26 ans,
ex-chargé de mission et ex-chef de cabinet adjoint à l'Elysée, a
été interrogé par la police durant près de 48 heures.
    Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire
jeudi au lendemain de révélations du journal Le Monde, qui a
identifié l'homme de confiance d'Emmanuel Macron sur une vidéo
amateur dans laquelle on peut le voir, coiffé d'un casque de
police et entouré de CRS, frapper un jeune homme et malmener une
jeune femme sur la place de la Contrescarpe, dans le Ve
arrondissement de Paris, en marge des manifestations du 1er-Mai.
    On le voit sur d'autres images portant un brassard de la
police alors qu'il avait intégré ce jour-là le dispositif des
forces de l'ordre à titre d'"observateur".
    Les deux manifestants, qui avaient alors été interpellés,
ont été identifiés et ont demandé à être entendus ultérieurement
par les enquêteurs, a-t-on appris samedi de source proche du
dossier.
    Vincent Crase avait été placé en garde à vue également
vendredi matin pour "violences en réunion par personne chargée
d'une mission de service public" et "usurpation de fonctions".
    Les trois fonctionnaires de police l'avaient été samedi
matin pour "détournement d'images d'un système de vidéo
protection" ainsi que "violation du secret professionnel".
    
    TOURMENTE POLITIQUE
    Suspendus depuis jeudi à titre conservatoire, ils sont
soupçonnés d'avoir extrait illégalement puis communiqué des
images de vidéosurveillance de la Ville de Paris montrant les
scènes de la Contrescarpe à "une tierce personne". Il s'agirait
d'Alexandre Benalla.
    Selon Le Journal du Dimanche, ce dernier aurait demandé et
obtenu ses images pour étayer sa défense auprès des enquêteurs,
à savoir qu'il en serait venu aux mains en vertu de l'article 73
du Code de procédure pénale qui autorise "dans le cadre de crime
flagrant ou de délit flagrant toute personne (...) à en
appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police
judiciaire le plus proche".
    L'affaire plonge l'exécutif dans une tourmente politique
sans précédent depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron,
qui a fait de l'exemplarité et de la transparence les
maîtres-mots de son mandat.
    La présidence de la République, qui avait mis à pied
Alexandre Benalla du 4 au 19 mai et suspendu son salaire après
avoir été informée le 2 mai de ses agissements, a engagé
vendredi une procédure de licenciement à son encontre.
    Elle défend un traitement "proportionné" de cette affaire,
dénoncée comme "un scandale d'Etat" par l'opposition de droite
et de gauche, qui fragilise Emmanuel Macron et paralyse les
travaux du Parlement.
    Le chef de l'Etat ne s'est pas exprimé publiquement pour
l'instant à ce sujet. Selon le JDD, il a parlé à Alexandre
Benalla au téléphone après les publications du Monde. 

 (Sophie Louet)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

5213.61 +0.34%
0.6455 -1.15%
12.99 -6.68%
47.88 -7.57%
4.57 +3.16%

Les Risques en Bourse

Fermer