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France-"En colère", Rugy dit n'avoir aucune raison de démissionner
Reuters12/07/2019 à 22:37

    * "Je ne lâcherai pas", dit le ministre
    * Il dit avoir le soutien d'Emmanuel Macron
    * Et menace de porter plainte contre certains médias
    * Selon lui, une "machine est lancée" contre lui
    * Son ex-directrice de cabinet sort de sa réserve

 (Actualisé avec nouvel article de Mediapart et réponse du
ministre, §3 à 6)
    PARIS, 12 juillet (Reuters) - François de Rugy a redit
vendredi sa détermination à conserver son poste de ministre de
la Transition écologique en dépit des révélations de la presse
sur son train de vie, contenant selon lui de nombreux
"mensonges" qui l'ont mis "très en colère".
    Le numéro deux du gouvernement, qui assure avoir reçu le
soutien sans équivoque d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe,
a par ailleurs menacé de porter plainte à l'avenir contre les
médias propageant des "dénonciations calomnieuses".
    Le site d'investigation Mediapart, qui égrène depuis
mercredi des informations défavorables à François de Rugy, a
publié vendredi soir un nouvel article dans lequel il est
expliqué qu'il n'a pas été imposable en 2015 pour ses revenus
déclarés de 2014.
    "Où s'arrêtera l'acharnement?", a répliqué le ministre sur
Twitter.
    "Une seule raison", affirme-t-il."Les dons de 1.200€ que je
faisais chaque mois au parti EELV (Europe Ecologie-Les Verts,
NDLR) en tant que député du groupe EELV, comme TOUS les autres
députés du groupe, et comme tous les autres parlementaires qui
financent ainsi leurs partis et la vie politique." 
    "Cette réalité est celle du financement des partis, de la
vie politique et des associations", a ajouté son entourage.
    Le ministre se voit de nouveau fragilisé, alors que son
ex-directrice de cabinet Nicole Klein, limogée mercredi après
que Mediapart eut rapporté qu'elle bénéficiait d'un logement
social à Paris, se montre très critique envers lui, estimant
dans Ouest France : "Il a voulu sauver sa tête en s'offrant la
mienne".
    Sur RTL, elle a déploré une "séquence très violente et très
injuste". "Je ne comprends pas bien comment on se sépare de sa
collaboratrice la plus proche dans un moment d'extrême
difficulté", a-t-elle souligné, ajoutant dans Ouest France avoir
"toujours soutenu  s es collaborateurs" dans l'adversité.
    L'ancienne préfète des Pays de la Loire, qui a refusé de
démissionner lors d'un entretien téléphonique de "cinq minutes"
mercredi avec François de Rugy, précise que la ministre de la
Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, l'a appelée "pour
dire qu'elle était désolée de la manière dont François de Rugy
 l' avait virée". Le prédécesseur de François de Rugy, Nicolas
Hulot, lui a également fait part de son soutien, dit-elle.
    "Je n'ai absolument pas de raison de démissionner", s'est
défendu vendredi matin l'ex-président de l'Assemblée nationale
sur BFM TV, la voix par moments voilée.
    "Je suis très en colère contre les mensonges", a déclaré
l'ex-député et militant écologiste, déstabilisé depuis mercredi
par une rafale de révélations de Mediapart sur des dîners
fastueux à l'Assemblée nationale ou des travaux réalisés dans le
logement de fonction de son ministère. 
    
    NEUF "MENSONGES"
    Il dit notamment avoir recensé neuf "mensonges" dans le
dernier article en date du site d'investigation, publié jeudi,
concernant un logement à vocation sociale qu'il louerait
indûment à Orvault, près de Nantes (Loire-Atlantique).
    Dans cette affaire précise, c'est lui la "victime d'une
tricherie" dont les responsables seraient l'agence immobilière
et peut-être la propriétaire du logement, coupables à ses yeux
de lui avoir loué ce bien sans le prévenir qu'il obéissait
normalement aux règles du dispositif Scellier.
    Il a également démenti avoir fait acheter, lorsqu'il
présidait l'Assemblée nationale, un sèche-cheveux doré à l'or
fin, d'une valeur de 500 euros, comme le rapporte Le Parisien
dans son édition de vendredi. "C'est n'importe quoi."
    "J'envisage de porter plainte pour dénonciation calomnieuse
contre maintenant dorénavant tous les articles" comportant des
informations infondées, a-t-il prévenu, visant en particulier le
site d'investigation Mediapart.
    "Le but c'est quoi ? C'est d'informer le public ou c'est de
mener en permanence contre le gouvernement ?", a-t-il demandé,
parlant d'un "fantasme des coupeurs de tête".
    
    "INTOLÉRANCE AUX CRUSTACÉS" 
    Dans son premier article, Mediapart décrit une dizaine de
dîners à l'hôtel de Lassay, résidence de fonction du président
de l'Assemblée nationale, organisés avec les moyens mis alors à
sa disposition alors même que "l'essentiel" des convives, selon
le site, appartenaient au cercle amical de l'élu et de son
épouse. Lors de l'une de ces réceptions, des homards ont été
servis aux invités, comme le prouve une photo publiée sur le
site qui a inspiré un flot de railleries sur les réseaux
sociaux.
     A sa décharge, François de Rugy a invoqué sur BFM TV son
"intolérance aux crustacés et aux fruits de mer" de même que son
peu de goût pour les grands vins ou le caviar.   
    Le site d'investigation a par la suite fait état de "travaux
de confort" réalisés dans son appartement au ministère de la
Transition écologique pour un montant total de 63.000 euros,
dont 17.000 euros dédiés à un dressing.
    Ces révélations en cascade ont fragilisé le ministre,
certaines personnalités politiques, comme l'ex-ministre de
l'Ecologie Delphine Batho, allant jusqu'à demander sa démission.
    Les responsables de la majorité n'ont pas non plus caché
leur embarras devant les informations mises au jour, à l'image
de l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux qui a
déploré sur France 2 l'"image terrible" donnée de la politique.
    Le Premier ministre, Edouard Philippe, l'a maintenu à son
poste jeudi tout en le sommant, lors d'un entretien convoqué en
urgence à Matignon, de s'expliquer sur ses dépenses à
l'Assemblée et au ministère de la Transition écologique. Les
vérifications demandées par le chef du gouvernement ont débuté
vendredi. 

 (Simon Carraud avec Sophie Louet)
 

2 commentaires

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  • nicog
    13 juillet08:06

    L'écologiste qui nous demande de faire des économies mais fait venir des homards géants du Canada par avion est le SEUL locataire en France qui ne sait pas qu'il loue un appart à vocation sociale.

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