1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

France-"Embrouillamini" du gouvernement sur le glyphosate
Reuters22/05/2018 à 17:15

    * Un amendement pour inscrire son interdiction dans la loi
    * Nicolas Hulot soutient cette initiative
    * Le ministère de l'Agriculture plus réservé
    * "Il n'y aura rien dans cette loi", dit le rapporteur

    par Simon Carraud
    PARIS, 22 mai (Reuters) - Le gouvernement français fait
entendre des approches dissonantes sur l'interdiction du
glyphosate, l'un des multiples points au programme des débats
organisés à partir de mardi à l'Assemblée, au risque de créer un
"embrouillamini" selon la FNSEA.
    Le bannissement de cet herbicide aux effets controversés sur
la santé ne figure pas à ce stade dans le projet de loi sur
l'agriculture et l'alimentation mais un député de la majorité a
mis le sujet à l'ordre du jour par le biais d'un amendement.
    Cette proposition, portée par Matthieu Orphelin, prévoit
d'inscrire dans le marbre l'engagement d'Emmanuel Macron
consistant à proscrire le glyphosate sous trois ans. 
    L'amendement de ce proche de Nicolas Hulot laisse la porte
ouverte à des dérogations pour, selon la formulation retenue,
"tenir compte de l'absence éventuelle d'alternatives pour
certains usages ou conditions particulières". 
    La position française, définie par le chef de l'Etat, est
plus ambitieuse que celle de l'Union européenne, qui a renouvelé
au mois de novembre l'autorisation du glyphosate pour cinq ans.
    Au ministère de l'Agriculture, on se refuse pour l'heure à
se prononcer pour ou contre l'amendement de Matthieu Orphelin,
tout en insistant sur une autre promesse d'Emmanuel Macron,
celle "d'éviter les sutranspositions" de normes européennes.
    "Le débat aura lieu au Parlement", a déclaré le ministre de
l'Agriculture, Stéphane Travert, dans une interview au Journal
du dimanche, sans donner clairement son opinion.
    Lors des débats en commission, le gouvernement avait donné
un avis défavorable à un amendement - finalement rejeté - qui
prévoyait une interdiction sèche à compter du 1er juillet 2021,
sans dérogation.
    Pour le rapporteur du texte à l'Assemblée nationale,
Jean-Baptiste Moreau (la République en marche), "il n'y aucune
ambiguïté : il n'y aura rien dans cette loi à ce sujet".
    "L'engagement présidentiel sera tenu, il n'est juste pas
nécessaire de l'afficher dans la loi", a-t-il justifié devant la
presse.
    
    "IL FAUT ÊTRE COHÉRENT"
    Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot,
plaide de côté pour que l'interdiction du glyphosate soit bien
inscrite dans la loi car, a-t-il dit vendredi sur BFM TV, "si on
ne se fixe pas ces points d'étape, je sais très, très bien qu'il
ne se passera rien".
    "Il faut être cohérent", a argué le ministre, qui promet de
faire au cours de l'été un bilan de son action au gouvernement,
prélude à une décision sur son avenir.  
    L'ex-animateur de télévision ne fait pas mystère de ses
divergences ponctuelles avec Stéphane Travert - parfois "ça
frotte un peu" a-t-il admis en janvier.  
    "On aura dans le débat parlementaire des échanges
nécessaires avec le ministre de l'Agriculture car l'amendement
est rédigé de façon très prudente", selon Matthieu Orphelin,
contacté par Reuters. "Cette traduction d'un engagement
présidentiel fort a sa place dans cette grande loi."
    Le glyphosate, principe actif du Roundup de Monsanto
 MON.N , est soupçonné de favoriser l'apparition de cancers mais
les différentes agences européennes et internationales ne
s'accordent pas sur le sujet.
    La FNSEA, premier syndicat agricole, qualifie
d'"embrouillamini" les déclarations successives du gouvernement,
et particulièrement celles de Stéphane Travert dans le JDD.
    "Sur le glyphosate, on veut des choses claires", a dit mardi
la présidente du syndicat, Christiane Lambert, lors d'une
rencontre avec des journalistes. "L'Europe a dit cinq ans, c'est
cinq ans."
    Une analyse partagée par le chef de file des députés Les
Républicains, Christian Jacob : "Aucune norme nationale ne doit
être plus contraignante que la norme européenne", juge-t-il.
    Globalement, le projet de loi "pour l'équilibre des
relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire
et une alimentation saine et durable" poursuit des objectifs a
priori consensuels, à commencer par la garantie d'une meilleure
rémunération des agriculteurs.  
    Mais il contient de nombreuses mesures hétéroclites faisant
l'objet d'âpres débats, sur le bien-être animal, les menus dans
les cantines ou l'usage des produits phytosanitaires.   

 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)
 

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer