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France-Des représentants des harkis en grève de la faim
Reuters20/09/2017 à 14:11

    BORDEAUX, 20 septembre (Reuters) - Boaza Gasmi, président du 
Comité national de liaison des harkis (CNLH), a entamé une grève 
de la faim en compagnie d'un représentant d'association sur le 
site de l'ancien camp harki de Bias (Lot-et-Garonne) pour 
rappeler à Emmanuel Macron ses engagements de candidat et 
obtenir un rendez-vous. 
    Boaza Gasmi était déjà resté 19 jours sans s'alimenter en 
2013 et avait obtenu de François Hollande en septembre 2016 la 
reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans 
l'abandon des harkis, les massacres de ceux qui étaient restés 
en Algérie après l'indépendance en 1962 et les conditions 
d'accueil inhumaines des rapatriés en France. 
    Il a entamé sa grève de la faim vendredi dernier dans une 
tente en face de la stèle commémorative de l'ancien camp de 
Bias, où 10.000 à 12.000 familles vécurent parfois plusieurs 
années dans des conditions extrêmement difficiles. 
    Il demande au président de la République de tenir les 
promesses qu'il avait formulées lors de la campagne électorale à 
l'occasion d'une rencontre le 19 avril avec une délégation du 
CNLH, qui avait choisi de le soutenir. 
    "Il avait promis que s'il était élu, il formerait un groupe 
de travail avec le CNHL pour aborder la problématique des harkis 
et la réparation des préjudices de la communauté", a dit à 
Reuters Boaza Gasmi. "Il nous avait promis que tout serait réglé 
en six mois, ça fait quatre mois qu'il est élu et rien n'a été 
fait. Ça fait 55 ans qu'on attend une réparation." 
    Le gréviste de la faim dit avoir écrit deux fois à l'Elysée, 
téléphoné aux ministères de la Défense et de l'Intérieur mais 
n'avoir jamais reçu de réponse. 
     Il revendique des réparations pour les harkis abandonnés en 
Algérie, pour les enfants de harkis, "une génération sacrifiée" 
qui est souvent née dans les camps, un travail de mémoire et de 
justice, une reconnaissance du préjudice subi par "cette 
communauté qui a chèrement payé son adhésion à la nationalité 
française et à la République française". 
    "Je suis déterminé", a dit Boaza Gasmi. "Monsieur le 
président de la République, soit vous me recevez soit je vais au 
cimetière!" 
     Le président du CNLH entend saisir l'occasion de la Journée 
nationale d'hommage aux harkis le 25 septembre pour "montrer au 
peuple français la souffrance et la détresse que vivent encore 
de nos jours les anciens soldats harkis et leur famille". 
     Les historiens estiment que 60.000 à 80.000 harkis sont 
morts en Algérie. Dans la communauté harkie, on évoque le 
chiffre de 150.000 voire 250.000. 
 
 (Claude Canellas, édité par Sophie Louet) 
 

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