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France-Balkany jure au tribunal avoir "toujours payé ses impôts"
Reuters15/05/2019 à 19:40

    * Balkany se défend d'être un "mauvais payeur"
    * Il dit son patrimoine et ses revenus surévalués par le
fisc

    par Emmanuel Jarry
    PARIS, 15 mai (Reuters) - Le maire de Levallois-Perret
(Hauts-de-Seine), Patrick Balkany, jugé à Paris avec son épouse
Isabelle pour fraude fiscale, a accusé mercredi le fisc de
"négligences" au troisième jour de son procès, et juré avoir
"toujours payé ses impôts".
    "Si tous les mauvais payeurs avaient payé autant que moi, on
n'aurait plus de problème en France", a dit l'élu Les
Républicains (LR), ami de l'ex-président Nicolas Sarkozy. "J'ai
toujours payé mes impôts, d'ailleurs je suis pour le prélèvement
à la source."
    Patrick et Isabelle Balkany, 70 et 71 ans, sont accusés
d'avoir soustrait au fisc 4,339 millions d'euros entre 2009 et
2015, en minorant leurs revenus et leur patrimoine.
    Un patrimoine acquis grâce aux biens et à l'argent hérités
de leurs parents respectifs, dont une partie était en Suisse, a
expliqué le maire de Levallois-Perret en l'absence de son épouse
hospitalisée depuis une tentative de suicide, le 1er mai.
    Il a admis qu'ils avaient continué à faire des déclarations
chacun de leur côté après une brève séparation en 1995-96, mais
en a rejeté la faute sur son conseiller fiscal et le fisc.
    "Je pense que c'est une négligence des services fiscaux et
une erreur du conseiller qui faisait nos déclarations. Mais il
n'y avait pas de malice", a-t-il assuré.
    Il a également expliqué qu'ils avaient vécu sur les espèces
et les lingots d'or retrouvés dans les coffres de leur père
respectif - le sien avait commencé à faire fortune en revendant
des surplus militaires américains à son retour de déportation.
    "C'était une autre époque", a-t-il fait valoir. "Les lingots
c'est anonyme (...). J'aurais pu, c'est vrai, les déclarer
(...). Mais je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de Français qui
déclarent ce qu'il y a sous les matelas."
    "J'en suis désolé mais j'espère que ce n'est pas le procès
de ce qui se passait au siècle dernier que vous voulez me
faire", a-t-il ajouté à l'adresse du président du tribunal. 
    "Les espèces, il faut bien les utiliser", a-t-il souligné
notamment à propos de voyages payés en liquide. 
    
    UN DEUXIÈME PROCÈS À VENIR
    Il a cependant contesté les témoignages selon lui "orientés"
d'ex-employées de maison faisant état de sommes importantes en
espèces à leur domicile de Giverny (Eure) et de salaires payés
en liquide - "Si elles voulaient nous porter tort parce qu'elles
avaient été licenciées, elles ont certainement réussi."
    Il a également contesté l'évaluation de son patrimoine et de
celui de sa femme par l'administration fiscale - entre 13,4 et
16,5 millions d'euros dans les années 2010-2013.
    La "Villa Pamplemousse", acquise par sa femme à Saint-Martin
avec sa part de la vente de l'entreprise paternelle et revendue,
n'était qu'un ensemble de bungalows difficile à louer parce que
loin de la mer, a soutenu Patrick Balkany, selon qui elle
coûtait plus cher à entretenir qu'elle ne rapportait.
    Le reste de cet argent transféré à Saint-Martin a été
"mangé" par les honoraires de la société suisse chargée de le
gérer et de ses partenaires locaux, a-t-il soutenu. 
    Quant à la propriété de Giverny, cernée par les touristes
japonais qui viennent visiter la maison de Monet, elle n'a plus
connu de gros travaux depuis son acquisition, le tennis est en
friche et la piscine "à refaire", a-t-il ajouté.
    Reste la villa de Marrakech, dont il a de nouveau nié être
le propriétaire tout en refusant d'en dire plus sous prétexte
que ce sera un des objets d'un second procès à partir du 20 mai.
    Ce deuxième procès devant le même tribunal pour corruption
et blanchiment de fraude fiscale aggravé, dans lequel
comparaîtra également leur fils Alexandre, peut leur valoir
jusqu'à dix ans de prison et 750.000 euros d'amende.
    "Je n'ai jamais été corrompu par personne, j'ai horreur de
la corruption", s'est défendu Patrick Balkany à la barre. "Ce
n'est pas ma mentalité. On a toujours très bien vécu sans avoir
besoin de mettre les mains dans le cambouis. Ce que nous avons
dépensé, c'est notre argent et pas de l'argent qui tombait de je
ne sais où."    

 (Edité par Sophie Louet)
 

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