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FRANCE 2017-PORTRAIT-"Marine" sous le poids de l'héritage lepéniste

Reuters04/05/2017 à 15:23
    * La candidate au second tour de l'élection présidentielle 
    * Son père battu il y a quinze ans au même stade 
    * Depuis, elle s'est efforcée de lisser l'image du parti 
    * Quitte à en exclure son cofondateur 
    * Mais elle n'a pas totalement dissipé son parfum sulfureux 
 
    par Simon Carraud 
    PARIS, 4 mai (Reuters) - De son héritage, Marine Le Pen a 
voulu tout effacer, jusqu'à son nom de famille, mais elle 
pourrait bien revivre dimanche le destin du père réprouvé, sur 
qui les portes du pouvoir ont claqué voici quinze ans presque 
jour pour jour. 
    La fille de l'ancien para d'Algérie, devenu patriarche de 
l'extrême droite française puis paria parmi les siens, s'est 
qualifiée comme lui au second tour d'une élection 
présidentielle, dernier sas avant l'Elysée. 
    Peut-être le plus difficile à franchir. Surtout lorsqu'on 
charrie avec soi l'histoire d'une lignée tourmentée, le parfum 
de soufre de sa famille politique et, de surcroît, celui des 
affaires judiciaires.  
    Pour réussir là où Jean-Marie Le Pen a chuté, l'eurodéputée 
a remanié le Front national à sa convenance, quitte à susciter 
une violente crise politico-familiale, sans avoir encore 
parachevé son oeuvre de "dédiabolisation", mise en musique 
depuis son intronisation à la tête du parti, en 2011. 
    Le succès de cette entreprise pourra se mesurer à l'ampleur 
de son résultat dimanche prochain. 
    Ou elle franchit les 40%, voire l'emporte face à Emmanuel 
Macron, et valide ainsi sa stratégie face aux dubitatifs de son 
propre camp. Ou elle échoue sous cette barre et démontre à ses 
dépens la solidité du plafond de verre auquel son parti 
continuerait à se heurter, élection après élection. 
    Pour elle, le scrutin relève du "choix de civilisation", 
selon un leitmotiv de sa campagne.  
    Mais il a aussi valeur de test pour la "fille de", élevée 
dans le sud de Paris puis dans le parc de Montretout, sur les 
hauteurs de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), toujours à l'ombre de 
Jean-Marie Le Pen, dont elle hérite le nom, mais aussi l'aplomb, 
la carrure et l'art de tenir un auditoire en haleine. 
    Marine Le Pen, née Marion, prend pour la première fois 
conscience du statut particulier de son père à l'âge de huit 
ans, lorsqu'elle se réveille, une nuit de novembre, au milieu 
des décombres de l'immeuble où vit la famille, plastiqué par des 
poseurs de bombe dont l'identité ne sera jamais connue. 
     
    "CARACTÈRE PLUS COMBATIF" 
    Ce sentiment d'avancer en milieu hostile, toujours cernée 
par les ennemis, ne la quittera plus.  
    "Nous avons été confrontées, en qualité de filles de 
Jean-Marie Le Pen, à un grand nombre d'obstacles dans notre vie 
et peut-être cela nous a forgé un caractère plus combatif et 
nous a donné une expérience certaine du sens des choses", 
raconte-t-elle dans un portrait que lui consacre France 3, en 
1993.  
    Des trois filles, c'est elle, la benjamine, l'avocate de 
formation, la plus ambitieuse, qui s'impose comme la dépositaire 
de la marque Le Pen, la plus douée, celle qui ne tremble pas au 
moment de la partition du FN, en 1998-1999, entre légitimistes 
et dissidents partis dans le sillage de Bruno Mégret.     
    Elle entame en 1993, à l'âge de 24 ans, son cursus en 
politique par une candidature aux législatives à Paris, son 
premier point de chute électoral avant Hénin-Beaumont 
(Pas-de-Calais), entre au service juridique du parti en 1998 et 
met fin la même année à sa brève carrière au barreau. 
    A cette époque où sa chevelure blonde lui descend encore 
dans le dos, elle suit le sillon paternel.  
    "Désespérément, j'essaie de trouver des sujets où je ne suis 
pas d'accord avec lui. Mais je n'arrive pas à en trouver. Je 
vais bien réussir quand même", confie-t-elle à France 2, 
prémonitoire, durant les législatives de 2002. 
    La campagne présidentielle, cette année-là, lui offre 
l'occasion de prendre la lumière des plateaux de télévision et 
de roder sa verve, plus efficace que le ton parfois cérémonieux 
de Bruno Gollnisch, universitaire aux lunettes rondes, 
apparatchik déjà quinquagénaire et jusque-là successeur désigné. 
    Il faut voir sa jubilation, le soir du 21 avril 2002, 
lorsqu'elle apprend la qualification de son père au second tour, 
un événement inouï à l'échelle de la Ve République : "C'est la 
naissance de quelque chose", juge-t-elle. 
    C'est vrai surtout pour elle, qui prend dès cet instant une 
place grandissante au sein du FN, en devient vice-présidente en 
2003 puis présidente en janvier 2011, adoubée par le cofondateur 
et les militants frontistes. 
     
    "MARINISTES" 
    Elle entend alors rompre avec une tradition de dirigeants 
d'extrême droite qui ont pratiqué la politique en aventuriers 
plutôt qu'en conquérants, en tribuns plutôt qu'en hommes d'Etat. 
Elle portera son parti tout en haut, se jure-t-elle. 
    L'animal politique finit d'éclore, son ambition aussi. 
    "J'ai fait un certain nombre de campagnes présidentielles 
pour faire élire quelqu'un d'autre. Par conséquent, à la 
différence de beaucoup, je ne viendrai pas vous dire qu'à cinq 
ans, je buvais mon biberon en espérant être présidente de la 
République", a-t-elle dit cette semaine à Reuters. 
    "Mais à un moment donné, je me suis retrouvée en situation 
d'être la personne la mieux placée pour défendre cette vision de 
la France. (...) Je n'allais pas reculer devant l'obstacle." 
    Pour parvenir à ses fins et ne pas rééditer l'échec de 2002, 
celle que ses proches appellent seulement "Marine", même en 
public, reprend à son compte une tactique déjà éprouvée dans 
l'histoire du FN, consistant à lui donner autant que possible 
les atours de la respectabilité et l'image d'un parti taillé 
pour l'exercice du pouvoir.  
    A quelques exceptions près, elle remise donc le glossaire 
encombrant de Vichy, mise sur les scrutins locaux pour se 
constituer un réseau d'élus et promeut autour d'elle un carré de 
fidèles, certains revenus en grâce après la parenthèse 
mégrétiste, d'autres purs "marinistes", comme Florian Philippot. 
    Rieuse, éruptive et travailleuse, Marine Le Pen police par 
ailleurs son image, en jouant sur sa singularité de femme et de 
mère en politique et en adoptant un tailleur tout en sobriété, 
le plus souvent bleu marine ou noir. 
     
    "FÉLONIE" 
    En 2015, elle finit par exclure Jean-Marie Le Pen, qui n'a 
jamais renié ses déclarations sur l'usage des chambres à gaz, 
"point de détail" de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale 
selon lui, et continue à tenir des propos incompatibles avec un 
parti en quête de "dédiabolisation". 
    Dans une famille où on pratique tour à tour la cooptation et 
l'excommunication, la rupture prend les proportions d'une 
tragédie grecque.  
    "J'ai honte que la présidente du Front national porte mon 
nom. Et je souhaiterais d'ailleurs qu'elle le perde le plus 
rapidement possible", réplique alors, sur Europe 1, le 
co-fondateur du FN, qui taxe au passage sa fille de "félonie" 
après sa suspension du bureau exécutif. 
    Aggiornamento ou simple ravalement de façade, la stratégie 
de Marine Le Pen porte ses fruits à partir de 2012 : 17,90% au 
premier tour de la présidentielle, près de 25% des voix aux 
européennes de 2014, quasiment 28% aux régionales de 2015. 
    Et, le 23 avril dernier, elle se qualifie pour le second 
tour de la présidentielle en battant tous les records de 
suffrages du FN - près de 7,7 millions - sans soulever, dans 
l'opinion publique, d'émoi similaire à celui que la France a 
connu durant l'entre-deux-tours, quinze ans plus tôt. 
    Au contraire, le parti d'extrême droite se trouve pour la 
première fois un allié en la personne de Nicolas Dupont-Aignan, 
venu de la droite classique mais désormais installé à son 
compte, avec lequel Marine Le Pen scelle un accord.  
    Sur ses affiches de campagne, l'eurodéputée, persuadée de 
devoir estomper sa filiation et jouer une forme de connivence 
avec le "peuple" dont elle se veut la porte-parole, l'égérie 
providentielle, apparaît sous son seul prénom, sans trace du FN. 
    Mais son rêve d'une campagne sans heurt menée sous le signe 
de la "France apaisée" se déchire au fil des semaines et des 
révélations dans la presse. 
    Même si elles n'ont eu apparemment aucun effet immédiat sur 
la courbe des sondages, plusieurs affaires mettent en lumière 
les procédés du FN, soupçonné notamment d'avoir indûment 
rémunéré certains de ses collaborateurs avec des fonds publics 
normalement alloués au travail du Parlement européen. 
     
    GANTS DE BOXE 
    Ce dossier place Marine Le Pen, âgée de 48 ans, sous la 
menace d'une mise en examen, qui ne peut cependant être 
prononcée dans la mesure où elle refuse de se rendre aux 
convocations des enquêteurs le temps de la campagne. 
    Ces démêlés, preuves selon le FN d'une instrumentalisation 
de la justice, ont également attiré l'attention sur un cercle de 
proches de la candidate, dont Frédéric Chatillon et Axel 
Loustau, passés dans leur jeunesse par le groupe d'extrême 
droite radicale GUD (Groupe union défense). 
    "Marine Le Pen n'est pas libre, elle est tenue par ces gens. 
Si elle arrive au pouvoir, ces gens seront le pouvoir", affirme 
l'ancien dirigeant frontiste Aymeric Chauprade dans un 
documentaire diffusé sur France 2 durant la campagne. 
    Sans le vouloir, le "clone absolu" de Jean-Marie Le Pen, 
selon sa mère Pierrette, réveille elle-même le souvenir de son 
père au détour d'une interview en déniant toute responsabilité 
de la France dans la rafle du Vél d'Hiv. 
    Les accusations de négationnisme remontent encore à la 
surface à la fin du mois d'avril, lorsque la candidate place 
provisoirement à la tête du parti Jean-François Jalkh, un 
frontiste de la première heure, à qui sont prêtées des 
déclarations embarrassantes sur les chambres à gaz.  
    Ces controverses viennent alors rappeler que la mue n'est 
pas entièrement accomplie pour Marine Le Pen, qui s'installe le 
3 mai sur le plateau du débat d'entre-deux-tours, face à 
Emmanuel Macron, comme on monte sur un ring, rappelant 
subliminalement l'époque où un animateur de France 2 proposait 
des gants de boxe à son père pour traiter avec Bernard Tapie. 
    L'ex-ministre de l'Economie la qualifie d'"héritière, non 
seulement d'un nom mais d'un parti" et la renvoie à sa jeunesse 
dans un "château" - allusion à la demeure de Montretout. 
    Dimanche, le face-à-face se jouera dans les urnes, qui 
décideront de l'avenir de Marine Le Pen pour les cinq prochaines 
années, et peut-être au-delà. 
    Pour l'instant, la conseillère régionale des Hauts-de-France 
tient son parti mais, au cours des cinq dernières années, a 
émergé un nouvel espoir dans la généalogie lepéniste, sa nièce 
Marion Maréchal-Le Pen.        
    "Je ne sais pas si je ferai de la politique toute ma vie, 
mais je défendrai mon pays toute ma vie", a dit la tante à 
Reuters. 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 

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